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Le "Populisme du FN" un dangereux contresens
Collovald Annie
CROQUANT
12,00 €
Épuisé
EAN :9782914968065
Le populisme a conquis, dans le milieu des années 1980, une place prédominante dans les commentaires politiques pour désigner des phénomènes qui, à l'instar du FN, étaient jusqu'alors pensés comme relevant de l'extrême droite. Cette interprétation actuellement dominante dans différents secteurs du commentaire politique (histoire, analyse électorale, sondages, journalisme) voit dans le FN le premier parti ouvrier de France. Des analyses empiriques désignent les groupes populaires comme les principaux soutiens du parti de Jean-Marie Le Pen. Classes populaires, hier classes dangereuses, aujourd'hui classes autoritaires par ressentiment, aveuglement, inclinaison atavique, mauvaise éducation ou anomie sociale et politique? Des analyses mal fondées, doublées de déformations interprétatives, imposent la figure fantasmatique d'un peuple menaçant pour la stabilité de la démocratie, et dénient une fois de plus ce qu'est la réalité sociale et morale des comportements politiques des groupes populaires. On manque du même coup une véritable analyse des raisons du succès du FN, de la particularité de son déloyalisme politique et de la nature du danger qu'il incarne pour la démocratie. On évite aussi de se poser une question importante pour comprendre comment peut tenir une telle interprétation, si imprégnée de racisme social et si éloignée de toute réalité: à qui et à quoi sert l'autoritarisme prêté au peuple?
Comment Jacques Chirac est-il devenu l'héritier politique du gaullisme? L'entreprise fait encore débat. De ce problème delégitimité, cet ouvrage s'attache à révéler les ressorts collectifs. Ce livre est une biographie politique: il s'attache à suivre pas à pas le déroulement d'une vie politique bien plus imprévisible que ne le laisse deviner la trajectoire accomplie. Uneautre histoire du gaullisme et de la Ve République se révèle, toute entière hantée par le charisme d'un de Gaulle idéalisé.
Ce livre est la réédition d'un ouvrage paru en 2004 à la BPI du Centre Pompidou. A partir d'une analyse secondaire des grandes enquêtes menées sur les pratiques culturelles des Français par le ministère de la Culture et d'une quarantaine d'entretiens approfondis avec des lecteurs assidus (ces "fans de polars" qui en lisent plusieurs par mois), Annie Collovald et Erik Neveu tentent de comprendre les raisons de l'engouement pour les romans policiers. De Simenon à Cornwell, de Daeninckx, Jonquet ou Vargas à Menkell, Pears ou Camillieri, rares sont en effet, les lecteurs qui n'ont jamais fréquenté ces récits (qui représentent un quart des livres achetés et lus). Quelle est aujourd'hui l'offre de récits policiers ? Comment se familiarise-t-on à ce genre littéraire ? Quelles justifications, quels plaisirs les lecteurs invoquent-ils ? Quelle évasion peut bien offrir une littérature qui évoque le sang, la menace, souvent les frontières noires du monde social ? Et comment rendre compte des troublantes coïncidences entre les ruptures biographiques (mobilité sociale, drames personnels) vécues par bien des lecteurs et leur prédilection pour le polar ? En rendant visible la capacité des genres policiers à cumuler les attraits des littératures de distraction, de savoir et de salut, cette recherche, qui accompagne au plus près la biographie et les pratiques des lecteurs, aide aussi à comprendre les raisons d'un succès et les cohérences d'un public pourtant bigarré.
Résumé : Terrorisme, guérillas, milices armées, montée des intégrismes et des nationalismes, retour des extrêmes droites, émeutes, violences urbaines on pourrait allonger la liste de phénomènes manifestant une radicalisation de la lutte sociale et politique qui, en occupant très largement la une des quotidiens et les débats politiques, créent une impression de démocraties assiégées et agressées par des extrémismes. Pour expliquer les raisons du surgissement de ces nouvelles menaces, les commentaires privilégient les causes exceptionnelles, extérieures au fonctionnement démocratique : fanatisme, repli communautariste, choc des civilisations, explosion des délinquances, crispation raciste, etc. Les sciences sociales ont des arguments à opposer à de telles représentations qui tracent une frontière claire et étanche entre le " normal " de la modération démocratique et le " pathologique " de la radicalité. Les contributions rassemblées ici, issues de travaux d'historiens, de juristes, de sociologues et de politistes, montrent que la radicalité n'est pas la cause, mais bien une des issues possibles de processus de radicalisation dont la dynamique s'inscrit dans le jeu politique ordinaire, dans des basculements invisibles dont les conséquences se dessinent après coup. Si ce ne sont pas toujours les révolutionnaires qui font les révolutions, il reste à comprendre comment les jeux de surenchère. de compromis, de concurrence et d'alliance qui caractérisent la vie démocratique ordinaire peuvent produire des radicalités qui en minent les fondements.
En juin prochain, les citoyens seront appelés aux urnes pour élire les députés européens dans chacun des États membres de l'Union européenne. À cette occasion, observateurs et acteurs de l'Europe ne manqueront pas de rappeler l'importance pour la démocratie européenne de cette élection au suffrage universel direct. Ils célébreront cette " Europe des citoyens " dont les élections de 1979 ont constitué une première étape. Ils rappelleront les " progrès " effectués depuis : élargissement géographique du corps électoral, extension des droits électoraux, accroissement des pouvoirs du Parlement, seule institution directement élue. Par cette " pédagogie ", ils tenteront de mobiliser les électeurs et d'empêcher qu'ils ne cèdent à la tentation de l'abstention ou de la protestation. Parviendront-ils à rallier les électeurs et à dissiper le souvenir des résultats négatifs des référendums sur les traités européens ? On peut en douter alors même que le peuple et son assentiment au projet européen sont un souci constant au niveau européen. On ne compte plus les réflexions menées pour mieux informer les citoyens, aller à leur rencontre, s'ouvrir à eux, leur permettre de participer. Un service entier de la Commission européenne scrute " l'opinion publique européenne " et ses évolutions. Des organisations paneuropéennes, non sans concurrence avec les élus, se posent en porte-parole de la " société civile " et rivalisent d'ingéniosité pour élaborer des modes de figuration et de participation du peuple européen. Mais ces efforts pour appréhender le peuple européen n'empêchent pas les malentendus, comme si ces formes de connaissance produisaient de la méconnaissance. N'est-ce pas là une des clefs de compréhension du hiatus grandissant entre les gouvernants et les gouvernés européens ? Le dossier du prochain numéro de savoir/ agir tentera de comprendre comment ceux qui voulaient " rapprocher l'Europe des citoyens " se sont finalement éloignés du peuple européen. Il explorera différents instruments de connaissance du peuple, des dispositifs de participation et les mesures de ses opinions. Il montrera combien le demos européen reste pour les élites un peuple européen abstrait de ses conditions économiques et sociales.
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l