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NIETZSCHE. Cahiers posthumes III
Colli Giorgio
ECLAT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782841620395
Giorgio Colli est mort le 6 janvier 1979, laissant une oeuvre philosophique étroitement liée à son activité éditoriale et universitaire, comme éditeur, entre autres, des oeuvres complètes de Nietzsche (avec Mazzino Montinari) et professeur de philosophie antique à l'Université de Pise. Ce troisième volume des Carnets posthumes rapporte l'ensemble des fragments sur Nietzsche. Ils viennent en contre-point des préfaces qu'il a données aux différentes éditions de Nietzsche en Italie, rassemblées sous le titre Ecrits sur Nietzsche (1980), et de son Après Nietzsche (1974). Et se fait jour ici, sous forme de notes rapides, acérées, énigmatiques, la relation privilégiée d'un homme avec une oeuvre sans équivalent dans la littérature philosophique de ces derniers siècles. Si "Nietzsche a tout dit et le contraire de tout", peu importe alors de le comprendre ou de l'interpréter. Le "comprendre" véritablement, c'est "faire quelque chose" dans sa direction. Se succèdent alors, au jour le jour, les différents moments de cette "action Nietzsche", qui confirment que sur le plan de l'honnêteté philosophique, nous ne sommes pas encore allés "après Colli".
Giorgio Colli est mort le 6 janvier 1979, laissant une ?uvre philosophique étroitement liée à son activité éditoriale et universitaire, comme éditeur, entre autres, des ?uvres complètes de Nietzsche (avec Mazzino Montinari) et professeur de philosophie antique à l'Université de Pise. Ce deuxième volume des " Cahiers posthumes " rassemble différents fragments antérieurs à l'écriture de " Philosophie de l'expression " et constitue le laboratoire de cette ?uvre importante, dont Colli dira lui-même qu'elle fut sa " plus grande émotion ". Le contact grandit à l'ombre du fragment d'Héraclite. " Contacts : les totalités et les non-totalités, le convergent et le divergent, le consonant et le dissonant. " Il est " l'indication d'un rien représentatif, d'un interstice métaphysique, qui est pourtant un certain rien, puisque ce qu'il n'est pas... Lui confère une détermination expressive ". La prodigieuse plongée dans ce " rien qui est " laisse apparaître un monde, au seuil duquel Colli s'arrête. La terre promise d'une pensée du contact a encore les contours flous d'une ?uvre posthume. Elle attend une nouvelle génération de pionniers du concept. Qui tarde.
La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l'histoire des mathématiques, mais également une bouffée d'air pur pour les partisans d'une "vérité sans les dogmes". Par ce "non" augmentatif, elle affirmait l'existence d'un en-dehors de l'Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l'espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C'est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu'est consacré l'essai d'Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements.
Résumé : Les Chatons des Sagesses des Prophètes (Fusûs al-Hikam) est le livre le plus célèbre d'ibn 'Arabi (1165-1240), qui dit l'avoir reçu de la main du prophète dans une vision en songe. Il y décrit les nombreuses 'semblantes' qui reconduisent à l'unité divine, où viennent s'enchasser les dires les grands prophètes, depuis Adam jusqu'à Muhammad, en passant par Idris et Abraham, Ismael et Jacob, Ezra et Jésus, Job et Jean, Moïse et Khâlid, embrassant dans un même geste 27 prophéties issues des trois monothéismes et se concluant par un hymne au féminin d'une étonnante modernité. Plusieurs fois publié, les Chatons des sagesses paraît ici non seulement dans une version intégrale, mais traduit sur la base d'un manuscrit autographe du plus proche disciple d'ibn 'Arabi, Sadr al-clin Qunawi, signé de la main de l'auteur. Le texte introduit à une pensée parmi les plus riches de l'islam spirituel, dont "l'influence fut d'une portée considérable" comme l'a écrit Henry Corbin, même si le soufisme d'ibn 'Arabi, qui privilégie l'imaginaire sur les intelligences, et considère que la divinité est trop vaste et trop sublime pour être enfermée dans un seul dogme, suscita autant d'enthousiasmes que d'anathèmes au sein de l'orthodoxie musulmane.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.
Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels: L'Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux édifions de l'éclat en 2000.