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Philosophie du contact. Cahiers posthumes II
Colli Giorgio ; Colli Enrico
ECLAT
23,00 €
Épuisé
EAN :9782841620449
Giorgio Colli est mort le 6 janvier 1979, laissant une ?uvre philosophique étroitement liée à son activité éditoriale et universitaire, comme éditeur, entre autres, des ?uvres complètes de Nietzsche (avec Mazzino Montinari) et professeur de philosophie antique à l'Université de Pise. Ce deuxième volume des " Cahiers posthumes " rassemble différents fragments antérieurs à l'écriture de " Philosophie de l'expression " et constitue le laboratoire de cette ?uvre importante, dont Colli dira lui-même qu'elle fut sa " plus grande émotion ". Le contact grandit à l'ombre du fragment d'Héraclite. " Contacts : les totalités et les non-totalités, le convergent et le divergent, le consonant et le dissonant. " Il est " l'indication d'un rien représentatif, d'un interstice métaphysique, qui est pourtant un certain rien, puisque ce qu'il n'est pas... Lui confère une détermination expressive ". La prodigieuse plongée dans ce " rien qui est " laisse apparaître un monde, au seuil duquel Colli s'arrête. La terre promise d'une pensée du contact a encore les contours flous d'une ?uvre posthume. Elle attend une nouvelle génération de pionniers du concept. Qui tarde.
En vérité, Nietzsche n'a aucunement besoin d'être interprété parce que son action sur la vie est directe", écrivait paradoxalement Giorgio Colli (1917-1979) dans la présentation de l'édition critique des oeuvres complètes de Nietzsche, qui a permis de lire des milliers de pages inédites et de mettre au jour une fois pour toutes les falsifications opérées sur les textes. De La Naissance de la Tragédie aux ultimes notes de 1888, signées "Dionysos crucifié", ce livre rassemble les préfaces de Giorgio Colli aux volumes parus en Italie entre 1959 et 1978. Vingt années passées à "serrer, presser, épuiser, tourmenter, mettre en pièces et remettre ensemble" une oeuvre sujette, plus que toute autre, aux malversations et aux méprises. Vingt années d'une existence placée sous le double signe de l'action éditoriale et de l'investigation philosophique, au cours desquelles Colli publia quelques rares ouvrages déterminants, dont Philosophie de l'expression (1969), Après Nietzsche (1974), La naissance de la philosophie (1975), ou les trois volumes de la Sagesse grecque (1977-1980), publiés en français aux éditions de l'éclat.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.