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L'art de l'ivresse
Collet Hervé ; Cheng Wing Fun
ALBIN MICHEL
10,00 €
Épuisé
EAN :9782226258373
Pour le poète chinois de jadis, le vin est aussi important que l'encre ou le pinceau. L'ivresse qu'il procure permet de s'accorder au cours naturel des choses, d'entrer en communion avec les circonstances, d'être en phase avec le flux de l'instant éternellement présent - hic et nunc, comme dit le latin avec un sens évident de l'onomatopée. On dit souvent que le vin permet d'oublier. Il permet en effet d'oublier le passé, l'avenir, et de se consacrer entièrement au présent, dans une merveilleuse contemplation du monde. Dans la lignée de L'Art de vivre du tao et de L'Art de la sieste Hervé Collet et Cheng Wing fun ont rassemblé ici les plus enivrants poèmes de cette tradition, de Tao Yuan-ming (365-427), grand poète et philosophe amoureux du vin, à Lu Yu (1125-1210), "le vieil homme qui n'en fait qu'à sa guise", en passant par Li Po "buvant seul sous la lune".
La tradition taoïste, qui célèbre la vie pleinement vécue et la jouissance de l'instant présent, a donné à la Chine ses meilleurs poètes. Ce sont eux qui ont su rendre le mieux l'atmosphère si particulière du tao et du zen, faite de contemplation et d'ivresse certes, mais avant tout de liberté philosophique et existentielle. Cheng Wing fun et Hervé Collet ont traduit nombre de ces poèmes qui esquissent les contours d'un ordinaire merveilleux, et les ont réunis dans cette anthologie organisée en sept thématiques: la cabane, la cuisine, le vin et l'ivresse, le thé, les livres, la musique et la visite à un maître.
Qu'elle célèbre les joies de l'amitié, de l'ivresse, de la solitude, de la contemplation ou encore le simple bonheur de vivre, la poésie chinoise est une authentique expérience de vie. Sagesse au plein sens du terme, elle nous apprend à être réellement présents au monde, à voir dans chaque atome l'infini, et dans chaque instant l'enivrante éternité.Hervé Collet et Cheng Wing Fun ont choisi et traduit 365 ces poèmes de sagesse chinoise, illustrés du texte original calligraphié, couvrant près de quinze siècles, pour nous accompagner, chaque jour, au fil des saisons.Notes Biographiques : Hervé Collet et Cheng Wing fun sont deux traducteurs de poésie chinoise et japonaise. Ils ont publié, aux éditions Moundarren (dont ils sont les fondateurs), de nombreux poètes tels que Tu Fu, Han Shan, Wang Wei, Su Tung Po, Ryokan, Santoka, Hosai... en éditions bilingues et calligraphiées qui ont reçu l'approbation enthousiaste des spécialistes du domaine. Cheng Wing fun et Hervé Collet sont deux traducteurs de poésie chinoise et japonaise. Ils ont publié, aux éditions Moundarren (dont ils sont les fondateurs), de nombreux poètes tels que Tu Fu, Han Shan, Wang Wei, Su Tung Po, Ryokan, Santoka, Hosai... en éditions bilingues et calligraphiées qui ont reçu l'approbation enthousiaste des spécialistes du domaine.
L?expérience joue un rôle fondamental dans la pensée existentielle chinoise. Le vieil âge attire l?admiration respectueuse. Le plus vieux membre de la famille en représente, sans contestationpossible, l?autorité. Le sage est donc nécessairement un « vieux sage », ce qui est la traduction littérale du nom de Lao-tseu, l?auteur légendaire du Classique du tao et de ses vertus, le Tao Te Jing.Plus on vieillit, plus l?expérience s?enrichit, s?approfondit, plus la poésie implicite du monde s?explicite, plus on goûte sa saveur. C?est cette expérience du vieil âge, des années crépusculaires, que nous font partager sept poètes chinois, qui vécurent entre les IVe et XVIIIe siècles, dans les poèmes rassemblés dans ce recueil.
Li Po (ou Li Bai, 701-762) est, avec Tu Fu, l'un des deux plus grands poètes chinois de tous les temps. Son imaginaire taoïste débridé, associé à son amour immodéré pour l'alcool et à sa vie errante, font de lui une figure iconoclaste et universelle. Autour de ses poèmes, calligraphiés et traduits par leurs soins, Cheng Wing fun et Hervé Collet ont articulé une passionnante biographie de ce sage incongru. Ils parviennent à nous restituer simultanément l'atmosphère historique de la Chine des Tang et la magie discrète et enivrante de la nature éternelle.Un ouvrage passionnant qui intègre les poèmes dans une narration biographique.Édition entièrement refondue du livre Li Po, buvant seul sous la lune: portrait et poèmes paru aux Éditions Moundarren en 1985.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin