Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sur la piste des Sioux
Lafont-Couturier Hélène ; Lesec Cédric ; Comte Dav
SNOECK
15,00 €
Épuisé
EAN :9789461617002
Le musée des Confluences présentera du 15 octobre 2021 au 28 août 2022 une exposition consacrée à l'image de l'Indien d'Amérique du Nord, intitulée "Sur la piste des Sioux" . A partir des premiers témoignages sur les différentes nations indiennes, rapportés par exemple par Théodore de Bry ou George Catlin, la figure de l'Indien fascine et nourrit un vaste imaginaire. Entre 1882 et 1912, William F. Cody, dit Buffalo Bill, figure mythique de "l'Ouest américain" , marque un tournant dans l'élaboration de cette figure avec la création d'une des premières tournées d'ampleur internationale, le Buffalo Bill's Wild West. Spectacle étonnant pour l'époque, William F. Cody et sa troupe composée d'Indiens Lakotas recréent des scènes de la vie des pionniers telles que la chasse au bison, l'attaque d'une diligence ou d'une cabane par les Indiens, ... Cette attraction populaire qui a sillonné toute l'Amérique du Nord et l'Europe de l'Est, fige ainsi pour près d'un siècle une image réductrice et "spectaculaire" du nord-amérindien. Cette vision de l'Indien "sauvage" , souvent barbare, est nourrie par une iconographie stéréotypée, diffusée en Europe mais également reprise par le cinéma et les studios d'Hollywood. Avec le temps, un nouveau regard sur les populations amérindiennes se pose et à partir des années 1970, on assiste à une inversion des valeurs. L'Indien incarne une forme d'humanité perdue, en phase avec son environnement. Ces visions fantasmées des populations amérindiennes, construites sur quelques clichés, sont explorées et interrogées dans cette exposition, elles se confrontent à l'histoire réelle de ces peuples sur le continent américain. L'exposition s'appuie sur une collection de costumes amérindiens exceptionnels, datant de la fin du 19e - début du 20e siècle, portés par les Indiens Lakotas qui accompagnaient Buffalo Bill dans ses tournées mondiales. Des peintures et des photographies d'Edward Sheriff Curtis, George Catlin, Karl Bodmer, Gertrude Käsebier, etc. seront présentées comme les premiers témoignages artistiques qui circulèrent en Europe. Une part importante de l'exposition sera également consacrée au cinéma, les westerns ayant largement contribués à diffuser et ancrer la représentation actuelle de l'Indien. Des coupures de presse, des chromolithographies et des jouets viendront aussi illustrer comment l'image de l'Indien s'est diffusée et popularisée. Enfin, quelques oeuvres amérindiennes contemporaines seront exposées proposant une réflexion sur cette image caricaturale véhiculée au fil du temps.
Lafont-Couturier Hélène ; Pignard Jean-Jacques ; P
Présentation de l'éditeur Chef d'entreprise, collectionneur, homme de lettres et de théâtre, Emile Guimet (1836-1918) compte parmi ces personnalités éprises de curiosité et d'horizons lointains que le XIXe siècle a façonnées. De 1860 à sa mort, en 1918, l'homme assure la présidence de la compagnie chimique familiale - future Péchiney -, tout en multipliant des recherches académiques à connotation ethnographique et archéologique comme des activités plus créatives. À ce titre, il est l'auteur de deux oratorios, d'un ballet et surtout d'un opéra, Taï-Tsoung, créé à Marseille en 1894. Voyageur infatigable, en Egypte une première fois en 1865, il parcourt le monde de 1876 à 1877, traversant les Etats-Unis pour gagner le Japon, la Chine puis l'Inde. Ce périple lui permet de mener des études sur les religions afin qu'à son retour sa collection personnelle soit transformée en musée et, dès lors, vouée à l'étude scientifique et à l'éducation. "Il y a des savants qui se cachent, qui se tiennent à l'écart. Ils se choisissent, se comptent, se retirent dans le saint des saints et ferment le rideau derrière eux. Eh bien moi, je fais des trous aux rideaux ! Je veux voir et je veux que tout le monde voie." Telle est ici résumée, à l'occasion du jubilé du musée Guimet en 1904, l'ambition philanthropique de son fondateur. À l'exemple des musées de Copenhague, qu'il visite en 1874, Emile Guimet acquiert la conviction que les objets collectionnés doivent être soigneusement documentés, car à défaut ils "n'apprennent rien". Selon lui, le musée ne doit pas être élitiste mais rester à la disposition de tous, et il s'adresse en priorité à l'intelligence de ses visiteurs par les rapprochements qu'il produit, du fait des formes et des contenus qu'il suggère. Les notions de transmission de la connaissance et d'instruction des masses transparaissent ainsi nettement dans les notes et conférences qu'il rédige. Au sein de son entreprise comme auprès des collectionneurs de l'époque, Guimet s'emploie à susciter l'intérêt pour son musée et invente de nouvelles formes pédagogiques, tant dans le rapport visuel du texte à l'image que de la mise en scène muséographique ; autant d'aspects que le catalogue coédité par le musée des Confluences et Actes Sud aborderont à son ouverture au public en décembre 2014.
Depuis le XIXe siècle, le Japon fascine l'Occident. Missions scientifiques et voyages de découverte explorent sa culture complexe, nourrie par un syncrétisme et une nature impétueuse. Perpétuant cette quête de découverte et d'ouverture à tous les horizons, le musée des Confluences de Lyon propose une rencontre inédite, entre sa collection japonaise et les photographies de Charles Fréger. En dialoguant, le Japon d'hier et celui d'aujourd'hui rendent sensibles les liens entretenus entre monde des hommes et monde des esprits.
Le 6 mai 1931, la France inaugure l'Exposition coloniale internationale. Il s'agit de présenter aux métropolitains l'Empire dans toute sa diversité et toute sa grandeur. Mais à l'heure où la France exalte son Empire et sa mission civilisatrice ", la présence sourde mais massive de 3 millions d'étrangers sur le territoire métropolitain en fait l'un des premiers pays d'immigration au monde. Derrière les images et les représentations d'une France impériale à l'apogée de sa puissance, se cache une autre France, terre d'émigration, traversée par de nombreuses tensions en un moment où la crise économique frappe le pays de plein fouet: chômage, xénophobie, antisémitisme, racisme, mises en cause du droit d'asile, expulsions mais également prémices d'une contestation de l'ordre colonial. Au travers de différents thèmes - le spectacle de l'Exposition coloniale de 1931, les conséquences de la crise sur l'immigration étrangère et coloniale, l'engagement politique, les questions de statuts et de contrôle policier, mais également la relation aux autres. et la participation des immigrants à la vie culturelle - cet ouvrage interroge les mémoires croisées de la colonisation et de l'immigration en France, et évoque les traces laissées par ces deux histoire dans la France d'aujourd'hui. Illustré de près de 200 documents, il réunit des textes de référence avec les contributions de plus de vingt auteurs"
Gillemon Danièle ; Draguet Michel ; Sojcher Jacque
Cet ouvrage propose de revisiter l'univers surréel du maître belge au gré de la collection particulière Pierre et Nicole Ghêne, articulée autour de six thèmes clefs abordés tout au long de sa carrière : la féminité - le mystère - le rêve - la théâtralité - l'évasion - le recueillement et la solitude. Huit auteurs - historiens d'art, philosophe, conservateur, professeurs d'université, critique - livrent leur interprétation personnelle des thèmes ciblés et offrent un cheminement libre et sensible à travers les sentiers insatiablement riches et étonnants de l'oeuvre de Paul Delvaux. Non-conformiste et original, ce livre vous invite à une redécouverte des voies oniriques et énigmatiques de l'art de Paul Delvaux et à apprécier la densité et la force poétique d'une oeuvre résolument magistrale.
Le nom Borinage a travaillé l'imaginaire de Georges Buschini et l'a amené sur nos terres. Il entame un lent processus de découverte de la région, il prend le temps de capter la vie des habitants ; il en rencontre énormément, discute plus longuement avec certains, immortalise des scènes naturelles, cerne des paysages. Il opte pour la patience, suit le cycle des jours et de la lumière.