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Spirale N° 113 : L'art de prendre soin des tout-petits : le dialogue fertile de Pikler et Pistoia
Ben Soussan Patrick ; Latuillière Marion
ERES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782749284606
Sur la colline des roses de Budapest, pendant presque trente-trois ans, de 1946 à 1978, Emmi Pikler, pédiatre, dirigea une " pouponnière-institut de recherche et de formation ", l'institut Lóczy, selon des conceptions alors totalement insolites et absolument novatrices du développement du bébé et de son accueil en collectivité. Immanquablement ses propositions comme la motricité libre, le statut primordial de la référence, le rôle capital des soins corporels, l'importance d'un environnement stable, fiable et prévisible, vous sont connus si vous exercez dans le milieu de la petite enfance. En Italie, dans les années 1960-1970, de Pistoia à Reggio Emilia, de Modène à Bologne, une véritable révolution pédagogique s'est mise en place avec la création de structures éducatives (écoles maternelles, créches puis aereebambini, qui pourraient correspondre à nos LAEP), gérées par les municipalités, dans un dialogue constant avec les familles, accueillies et impliquées, et porteuses d'une affinité sensible avec les ressources culturelles locales. A Pistoia, petite commune de Toscane, qui porte encore aujourd'hui bien haut cette pédagogie " del buon gusto ", tout est pensé et construit pour soutenir la socialisation et le parcours développemental du petit enfant. Spirale fait dialoguer dans ce numéro ces deux pédagogies-philosophies qui ont, depuis plus d'un demi-siècle, changé regard et pratiques des professionnels des structures d'accueil de la petite enfance qui s'en inspirent. Avec les contributions de : Bernard Golse, Marie-Hélène Hurtig, Marion Latuillière, Miriam Rasse, Sylvie Rayna, Véronique Sztark, Federica Taddei et l'équipe de la crèche à la Friche.
Quelques simples conseils aux parents pour rater leur job de super parents pour le plus grand profit de leur super bébé. Cet antimanuel de parentalité appliquée se demande s'il est vraiment raisonnable aujourd'hui de fabriquer du bébé ? N'est-ce pas pour tout dire un mauvais calcul, les bénéfices n'étant pas garantis ? Mme Dolto parlait autrefois de " désirs un instant confondus qui se font chair en devenir ", de choses un peu folles témoignant de la vie et de l'amour. Et aujourd'hui ? S'agirait-il strictement de reproduire du biologique performant grâce aux savoirs des experts et à une technologie de pointe ?
Il arrive parfois qu'un jour, ce jour qui devait être le plus beau de leur vie, le jour de la naissance de leur enfant, mais parfois même avant, pendant la grossesse, ou encore après, des mois après, parents et enfant soient précipités, avec une violence inconcevable, dans un monde inconnu de souffrance et de douleur. Souvent quelques regards, quelques mots, de trop lourds silences ont suffi... Et de ce jour, meurtris, vacillants, commence pour eux une nouvelle vie à laquelle rien ni personne ne les avait préparés. Comment penser alors accueil, accompagnement, équilibre, tenir bon, résister, revivre ? Comment aider ces parents à vivre ces moments si difficiles, à les dépasser et à continuer leur vie, avec cet enfant différent ? Comment aider ces enfants, contraints dans leur corps et leur psychisme par d'irréductibles entraves ? Comment aider ces professionnels - sommés par les familles, le monde médical, le monde social, peut-être aussi par leur seule vocation à soigner - dans leurs pratiques et tous ces mouvements affectifs si forts qu'ils ne manqueront pas de connaître ? Comment créer, tous ensemble, les conditions d'une rencontre, d'une reconnaissance, et faire que la vie ne soit pas, pour ces parents et cet enfant, "un infracassable noyau de nuit" ? Comment donner aux lendemains toutes leurs chances ? Seront ici questionnés révélation du handicap et accompagnement de ce sujet porteur de handicap et de ses proches. La clinique de l'annonce sera interrogée, en ses composantes socioculturelles, historiques et anthropologiques. Que dévoile et recouvre le discours médical ? A quelles annonces fétiches sommes-nous encore référés ? Quel mode de désignation et de nomination sous-tendent les paroles dites, entendues ou pressenties ? Comment leur attribuer une fonction d'ouverture, vitale, là où souvent elles ne sont que rupture, enfermement, incarnation du monstrueux, de l'échec et de la honte coupable ?
Le cancer de l'adulte - et non pas tant les cancers, dans leur réalité médico-clinique, que la représentation commune de cette maladie - est ici questionné. Disons plutôt que ceux qui le côtoient au quotidien, dans des services hospitaliers, des laboratoires de recherche, sous leurs microscopes, mais parfois aussi du dedans même de leur chair, viennent ici partager leur interrogations quant à ce " fléau absolu ". Qui n'en finit pas de solliciter toute notre science, nos techniques, des budgets considérables, des priorités politiques, des engagements conséquents, de tous, mais qui toujours semble résister, opiniâtrement, à tous nos efforts de mise en sens et de compréhension. Qu'est-ce donc que le cancer ? Mais surtout comment le penser ? Car nous avons choisi ici de privilégier son approche psychodynamique. C'est-à-dire de faire le tour, par autant de voies que possible et qui s'imposèrent à nous, des répercussions de la maladie dans la vie personnelle, familiale, sociale du patient, en portant tout particulièrement attention à sa dynamique intrapsychique et à la constellation de toutes les représentations qui gravitent autour d'elle. Car le cancer nous pousse à unir et à coordonner nos énergies, à conjuguer les forces de la pensée avec celles de l'action. II nous oblige à élargir le champ de notre réflexion, à croiser les regards des acteurs du monde médical avec ceux du monde universitaire et de la recherche, de la psychologie, de la philosophie, de l'anthropologie, de l'économie, de la religion. Le cancer nous rappelle à notre humanité, aux grandes interrogations concernant la maladie : comment est-elle vécue ? Comment les soins sont-ils prodigués ? Comment la vie est-elle perturbée ? Et dans les cas où elle survient, comment la mort est-elle accompagnée, en particulier à partir des soins palliatifs qui s'organisent et se développent à travers notre pays ? En toile de fond, se dessine un enjeu de première importance, auquel nous devons nous attacher infatigablement : comment permettre aux patients d'aujourd'hui et à ceux qui le seront demain, de traverser cette maladie, sans inégalités - de statut social ou régional pour évoquer les plus criantes -, sans séismes psychiques, sans exclusion sociale et sans stigmatisation délétère ? La dynamique évoquée en titre de cet ouvrage s'y engage.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.