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Revue Française de Psychanalyse Tome 87 N° 5, décembre 2023 : Affect, théorie...
Kapsambelis Vassilis
PUF
32,00 €
Épuisé
EAN :9782130843894
Amer, doux ou fort ! Voilà comment neuf français sur dix caractérisent le goût du café. Quel contraste avec les centaines d'arômes que peut exprimer une – bonne – tasse de café. Alors, à chacun sa perception. Vraiment ? Quelle image mentale avons-nous réellement du goût " café " ? Est-ce un goût délicat, une sensation sucrée et délicieusement persistante en bouche, différente à chaque tasse ? Une boisson chaude et puissante, aux atouts stimulants mais à légère permanence brûlée et amère ? L'offre quasi hégémonique des cafés industriels nous ferme les portes, dès le plus jeune âge, de l'éveil délicat des sens et de l'appréciation joyeuse du goût véritable d'une bonne tasse de café. A tel point que nous ne sommes même plus capables, malgré notre plaisir à le consommer, de reconnaître le bon grain de l'ivraie (ou le bon du mauvais). Cet ouvrage a pour objectif de mettre à jour ce qu'est un café de qualité, les étapes nécessaires à son existence et ses signes distinctifs, d'un point de vue théorique et sensoriel, afin d'être en mesure, enfin, d'apprécier toutes les nuances du bon. Comprendre pour mieux goûter. Finalement, se défaire des idées reçues, et profiter pleinement des plaisirs que procure la dégustation d'un café de spécialité
Résumé : Dans quelle mesure la psychiatrie est-elle au carrefour du biologique, du psychique et du social ? En quoi les neurosciences, la psychanalyse mais aussi la phénoménologie, la psychiatrie communautaire et la législation ont-elles influencé la psychiatrie clinique d'aujourd'hui ? Comment combiner traitements biologiques, psychologiques, institutionnels et mesures de réhabilitation et d'assistance psychosociale ? Pensé et rédigé à partir de la pratique clinique des professionnels de terrain ? psychiatres, psychologues, psycho-thérapeutes ?, ce manuel associe une approche clinique et empirique issue d'une tradition très riche, notamment en France, et une approche plus mondialisée et standardisée issue des grandes classifications internationales (DSM, CIM) et des connaissances en recherche biomédicale. Il présente de très nombreuses illustrations cliniques, pro-pose des descriptions sémiologiques qui approfondissent les observations de l'exercice quotidien des professionnels et fournit les éléments nécessaires pour faire le lien entre cette pratique clinique et les théories psychopathologiques, psychanalytiques ou cognitives. Issu de la tradition psychiatrique française, il montre l'évolution historique des notions utilisées et rend compte de toutes les influences que doit intégrer une psychiatrie"centrée sur la personne", des neurosciences aux sciences humaines.
Gorge serrée, estomac noué, sensation d'oppression, difficulté à respirer, sueurs froides, troubles du sommeil, etc.: ces symptômes sont connus de tous car l'expérience de l'angoisse est partagée par tous. L'angoisse n est pas « une » pour autant. Ce terme recouvre des situations, des vécus qui vont d'une angoisse passagère à des troubles anxieux, véritables traits de personnalité permanents chez certains.En présentant les apports des approches psychiatriques, psychanalytiques, cognitivistes, neurologiques ou encore philosophiques sur l'anxiété, cet ouvrage montre que de la compréhension des angoisses découle le choix du traitement.
Ce thème est inspiré du film éponyme d'Ingmar Bergman. Synopsis : trois soeurs et une servante sont réunies dans le manoir familial. Agnès se meurt d'un cancer de l'utérus. Ses cris de douleur sans nom et ses chuchotements d'agonie figurent la terreur de la souffrance et de la mort. Mourante, Agnès est hantée par l'énigme de leur mère disparue, femme fantasque aux brusques accès mélancoliques. Ses deux soeurs, Karin et Maria sont à son chevet. Karin, la soeur aînée, est traversée par l'envie et la haine de soi et de son sexe qu'elle mutile, en quête d'excitations de survie. Maria, la benjamine, tente de ranimer les chuchotements du désir et du plaisir sexuel, afin de lutter contre l'enfermement mortifère de ce claustrum familial, immergé dans la Suède protestante rigoriste. Anna, la servante de la famille, se dévoue corps et âme pour apaiser l'agonie d'Agnès, au plus près de son corps souffrant. Du père, on ne saura rien. Quant aux autres hommes – mari, médecin, amant ou pasteur –, ils sont fascinés autant que terrifiés face au corps féminin et au-delà, face à la finitude. Le manoir familial, isolé dans la campagne, est tapissé de velours rouge et de draps blancs, telle la métonymie de la matrice ensanglantée d'Agnès. Le thème des trois soeurs rappelle combien sont nombreuses les triades de soeurs dans la mythologie et les oeuvres d'art, à commencer par les figures mythiques des Erinyes, qu'un travail de culture transformera en Bienveillantes. Le film de Bergman en décline une version contemporaine et nous interroge sur les enjeux des complexes sororaux. Comment se tissent-ils ? Comment le féminin se transmet-il de mère en fille, de père en fille, mais aussi de soeur en soeur ?
Comme l'amour, l'idée de la liberté suscite des élans et des passions par son pouvoir d'attraction psychique en profondeur. Objet d'idéal ou de terreur, elle est marquée dans notre culture, au croisement des mouvements psychiques individuels et des aspirations des peuples luttant pour leur affranchissement des pouvoirs autoritaires, par le sceau d'une séduction incontestable. Comme l'amour, la liberté serait toujours à conquérir. Mais qu'en est-il alors de ces courants contraires qui poussent à la sacrifier dans le plaisir, l'hédonisme ou le devoir ? La liberté ne porte-t-elle pas aussi d'emblée l'idée d'un rapport à soi ou aux autres ? Comment la concevoir hors du registre de la conscience et de celui d'une altérité représentable ? C'est dire ici que la liberté n'est pas en tout ou rien, ni un absolu, mais au contraire qu'elle ne se conçoit pas sans médiations et sans degrés, car elle n'existe que dans son lien dialectique à son autre, la nécessité. Si la psychanalyse est porteuse d'une conquête de la liberté du sujet, elle ne peut toutefois se passer d'un contexte sociopolitique et culturel qui la reconnaît, la définit et indique ses limites, garants de l'altérité. La liberté avec ses limites serait-elle alors au service d'une altérité porteuse de la conflictualité comme de la fécondité de la pensée ?
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein