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Revue Française d'Etudes Américaines N° 151, 2e trimestre 2017 : Chantiers d'Amérique. Textes en fra
Crémieux Anne ; Broqua Vincent ; Bonzom Mathieu
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782410009910
La Revue Française d'Etudes Américaines ainsi que la revue Transatlantica contribuent à élaborer le chantier exploratoire que sont les études américaines, à témoigner de ses figures et reconfigurations et à proposer les questionnements qui nous animent en tant qu'enseignant.e.s chercheur.se.s dans ce domaine. Ce volume s'inscrit dans cet effort et cherche à s'interroger sur la redéfinition en cours des études américanistes, sur l'évolution des champs déjà constitués et l'émergence de nouveaux domaines, ainsi que sur les outils de la recherche et de la pédagogie universitaire. Les études américaines se situent au carrefour de multiples disciplines (dont l'histoire, la littérature, la philosophie, les sciences sociales, l'histoire de l'art), elles se nourrissent des recherches venues des Etats-Unis tout en prenant appui sur l'apport spécifique des penseur.se.s français.e.s, y compris parfois pour résister à ce qui peut apparaître comme des emballements théoriques états-uniens. Ces "Chantiers d'Amérique" regroupent des articles sur le métier et le rôle des enseignant.e.s chercheur.se.s et les pratiques de la recherche collective, sur plusieurs champs émergents ou qui ont émergé récemment (fiction visuelle, roman graphique, séries télévisées, jeux de rôles). Il est structuré par trois entretiens avec Michael Denning sur les working groups, Johanna Drucker sur les humanités numériques, la poésie visuelle et les pratiques d'écriture à l'ère des technologies numériques, et Rachel Greenwald Smith sur l'Affect theory. C'est la multiplicité d'approches constitutive des études américaines que ce volume espère exposer, de façon parfois expérimentale.
Dans une période particulièrement féconde en grands essais, 1931 est une année elle-mêmeremarquable par l?abondance et la qualité des ouvrages qui paraissent. Est-ce, comme denombreux auteurs l?affirment, pour célébrer la « fin de l?après-guerre »? A la volonté d?analyser et de comprendre la période, Benjamin Crémieux ajoute celle de prévoir. Quelles seront les conséquences littéraires, mais aussi, et on serait tenté de dire donc- morales, psychologiques, politiques, de ce courant d?inquiétude qui a traversé les générations depuis la guerre? Crémieux, avec son optimisme naturel parie sur une reconstruction brillante et pour cela dresse, comme à son habitude, un panorama des mouvements, des tendances, des auteurs qui contribuent à donner son identité et sa couleur à la période. Sans trancher, il propose des hypothèses, parie sur des possibles, dégage des probabilités. Ainsi, tout ce qui a pu sembler excessif, caricatural, désespéré, voire nihiliste dans la production de l?après-guerre est pour lui, dans le même temps, le terreau d?une grande littérature future, d?un humanisme nouveau, peut-être d?un classicisme refondé. En 1931, ne pouvait-on pas en effet, croire à la fin de l?après-guerre et, sans faire preuve d?aveuglement parier sur l?unité plutôt que sur la discorde, sur l?Europe et sur la paix plutôt que sur la destruction et sur le triomphe des nationalismes? Ce n?est pas sur la littérature que Crémieux se trompe, c?est sur son pouvoir, elle sera en effet impuissante à empêcher que cette après-guerre rapidement ne se transforme en avant-guerre. Les écrivains quand à eux devront prendre parti, se classer, choisir. Viendra le temps de l?engagement. Cet engagement, Crémieux, l?homme des livres, le méridional prudent et sceptique ne s?y dérobe d?ailleurs pas, il meurt en déportation en avril 1944. Il nous laisse trop peu de livres et le témoignage d?un intellectuel exemplaire de cette période qui est devenue l?entre-deux-guerres.
Résumé : Pourquoi les gouvernements semblent-ils toujours reproduire les mêmes erreurs lorsqu'ils sont confrontés à une crise sanitaire ? Comment faire face à des situations imprévisibles ? Pourquoi sommes-nous plus vulnérables aux pandémies aujourd'hui qu'hier ? A travers 30 questions, la scientifique Anne-Claude Crémieux nous donne les clés pour comprendre les crises sanitaires du xxie siècle. Sa proposition est simple : mettre à la disposition du public les connaissances scientifiques qui évoluent sans cesse, pour qu'il puisse mieux comprendre ce qui lui arrive et y faire face. "Je savais, pour avoir vécu des crises sanitaires, que l'information du public est essentielle. Mais ce que j'ai appris pendant ces deux dernières années, c'est ce que m'ont dit les personnes qui m'arrêtaient dans la rue : "Même quand vous nous annonciez des mauvaises nouvelles, vous nous rassuriez. " La vérité rassure, même quand elle est inquiétante. Mon objectif est d'éclairer le public sur ce qu'il a vécu ; ce qui a été bien fait comme les erreurs. Expliquer ce que nous savons mais aussi ce que nous ne savons pas. Jamais la vie quotidienne des citoyens n'a été autant bouleversée par une crise sanitaire. Ils ont le droit de savoir". Anne-Claude Crémieux est l'une des infectiologues les plus sollicitées par les médias depuis l'émergence du Covid-19 et l'une des 50 Françaises les plus influentes de 2020 selon Vanity Fair. Membre correspondant de l'Académie nationale de médecine et membre de l'Académie des technologies, elle est professeure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis-Université Paris Cité. Normalien, docteur en science politique, Pierre Haroche est chercheur en sécurité européenne à l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM).
Résumé : L'homosexualité en Afrique est un sujet tabou. Ce serait une pratique importée d'Europe, étrangère aux cultures autochtones. Si l'homosexualité et la transgression de genre se vivent différemment d'un pays africain à l'autre, cet argument est commun à tous. Cependant, partout les opinions évoluent, les militants s'organisent. Le silence, la violence, la peur d'être découvert(e) cachent nombre d'individus qui rêvent d'une autre vie, un oeil tourné vers le reste du monde, l'autre rivé sur les terres qu'ils aiment et dont ils veulent être aimés en retour. En ce début de 21e siècle, le mariage et les unions civiles entre personnes de même sexe font régulièrement l'actualité. De nombreux pays d'Europe, d'Amérique du Sud ou du Nord l'adoptent. Dans le même temps, de nombreux pays d'Afrique durcissent l'application de lois pénalisant l'homosexualité. Des crimes homophobes défrayent la chronique, comme le récent meurtre d'Eric Lembembe au Cameroun en juillet 2013. Ce schéma bien trop rapide dénonce une attitude qui n'est aucunement propre à la culture africaine, comme le remarquent de nombreux contributeurs à ce numéro élaboré en France pendant les "manifs pour tous" contre l'ouverture du mariage aux couples de même sexe. La parole est ici donnée à des militants qui analysent leur situation et ont le courage de dénoncer les injustices, à des émigrés qui racontent leur histoire et expliquent l'homophobie à l'échelle individuelle et familiale, à des critiques qui analysent et valorisent les expressions littéraires et artistiques fondamentales à l'évolution des mentalités, et enfin à des chercheurs qui présentent à ceux qui en douteraient les preuves historiques et sociologiques d'expressions homosexuelles africaines.
Ce guide comprend des recommandations générales sur l'utilisation des antibiotiques en traitement curatif et en prévention. Avec des conseils sur l'antibiothérapie, de première intention dans les situations cliniques les plus fréquemment rencontrées en milieu hospitalier. Des fiches fournissent la liste complète des contre-indications, des effets secondaires et des adaptations de posologie.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.