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Revues modernistes, revues engagées (1900-1939)
Aji Hélène ; Mansanti Céline ; Tadié Benoît
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753512948
Revues modernistes ou revues d'avant-garde ? On oppose souvent les termes " modernisme " et " avant-garde " : le " modernisme " serait une révolution essentiellement littéraire et artistique, sans efficace au-dehors des murs de l'atelier ou de l'univers restreint des littérateurs ; à l'inverse, l'" avant-garde " constituerait un modernisme politisé, qui s'attaque à l'institution de l'art et vise à transformer ses rapports avec la vie et la société. Le terme d'avant-garde est employé surtout à propos de groupes dont l'agitation a été bruyante ou a su, un temps, se greffer sur des partis révolutionnaires : futurismes en Italie et en Russie, dada et surréalisme en France. Le terme de modernisme, en revanche, est plutôt employé dans l'univers anglo-américain pour désigner des auteurs canoniques et élitistes (Joyce, Eliot, Pound et quelques autres), sous l'influence d'une tradition critique (le new criticism) qui a longtemps cherché à gommer le caractère collectif et la puissance contestataire de cette production littéraire. Guide international des revues modernistes et réflexion sur cet enjeu central de la critique contemporaine, cet ouvrage dépasse l'opposition entre avant-garde et modernisme, pour montrer des hommes et des femmes, à l'oeuvre dans un monde dont ils perçoivent les difficultés autant que les beautés. Champ d'expérimentation et champ de bataille, les revues modernistes sont ouvertes à toutes les polémiques.
Ténor du modernisme, William Carlos Williams est de ceux qui ont placé la poésie américaine à l'avant-garde esthétique : préoccupé de créer un canon qui ne soit ni dogmatique, ni conformiste, il montre que le poème est l'instrument d'un projet, outil d'exploration, action plus qu'acte poétique. Effaçant les limites conventionnelles des genres, l'?uvre interroge de manière radicale les potentialités et les limites du langage. Pour lui, le poème est cet objet total : " Un petit univers complet ".
Expérience apocalyptique de la fin des temps et exploration du chaos d'un monde ravagé, les poèmes de Trilogy sont un cri d'espoir improbable qui s'élève de la poussière, du fracas, des cadavres du Blitz londonien et de la Shoah. Au-delà du désastre, il faut un nouveau monde, humaniste, intègre, sacré, pour que l'individu et la communauté survivent. Anagramme du présent, le futur sera celui de la femme et de l'enfant, garants de la salvation et de la guérison pour soi et pour autrui. Dans la vision mystique d'H.D., l'histoire d'un siècle en perdition pourrait alors peut-être se réécrire - au-delà du miroir déroutant des poèmes. La collection bilingue "Intercalaires : Agrégation d'anglais" s'adresse aux candidats préparant le concours, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent aux sujets inscrits au programme. Elle propose un complément aux cours qui se veut une ouverture sur les questions abordées par la recherche contemporaine.
Aji Hélène ; Félix Brigitte ; Larson Anthony ; Lec
Le but de l'écriture, c'est de porter la vie à l'état d'une puissance non personnelle ", nous dit Gilles Deleuze. En définissant ainsi la littérature, Deleuze nous demande de ne plus la penser en termes thématiques, ni même génériques, mais plutôt en termes d'activité et de créativité. De sa définition, entre esthétique et esquisse d'une théorie de la réception, de l' " impersonnel " du texte littéraire comme " flux qui conjugue avec d'autres flux ", naissent de nombreuses questions : l'impersonnel peut-il nous aider à mieux penser le texte et, inversement, aider le texte à se penser soi-même ? Comment le texte et l'écriture amènent-ils l'écrivain à dépasser le seuil de sa propre vie, son propre contexte, sa propre histoire pour toucher quelque chose en dehors de la vie ? Qu'arrive-t-il au lecteur d'un tel texte ? Qu'advient-il dans cette rencontre entre lecteur et texte impersonnel ? Ouvert à toutes les littératures d'Europe et d'Amérique, cet ouvrage est la réponse de chercheurs, de philosophes et de poètes à cette notion problématique. Par-delà la définition deleuzienne, il s'agit d'établir un dialogue entre l'impersonnel et les concepts connexes d'impersonnalité, de dépersonnalisation et de voix collective en littérature. Pour que l'impersonnel ne soit pas simplement le négatif d'une personnalisation valorisée.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.