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H.D.'s Trilogy and Beyond
Aji Hélène ; Cazé Antoine ; Derail-Imbert Agnès ;
PARIS OUEST
12,00 €
Épuisé
EAN :9782840161936
Expérience apocalyptique de la fin des temps et exploration du chaos d'un monde ravagé, les poèmes de Trilogy sont un cri d'espoir improbable qui s'élève de la poussière, du fracas, des cadavres du Blitz londonien et de la Shoah. Au-delà du désastre, il faut un nouveau monde, humaniste, intègre, sacré, pour que l'individu et la communauté survivent. Anagramme du présent, le futur sera celui de la femme et de l'enfant, garants de la salvation et de la guérison pour soi et pour autrui. Dans la vision mystique d'H.D., l'histoire d'un siècle en perdition pourrait alors peut-être se réécrire - au-delà du miroir déroutant des poèmes. La collection bilingue "Intercalaires : Agrégation d'anglais" s'adresse aux candidats préparant le concours, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent aux sujets inscrits au programme. Elle propose un complément aux cours qui se veut une ouverture sur les questions abordées par la recherche contemporaine.
Revues modernistes ou revues d'avant-garde ? On oppose souvent les termes " modernisme " et " avant-garde " : le " modernisme " serait une révolution essentiellement littéraire et artistique, sans efficace au-dehors des murs de l'atelier ou de l'univers restreint des littérateurs ; à l'inverse, l'" avant-garde " constituerait un modernisme politisé, qui s'attaque à l'institution de l'art et vise à transformer ses rapports avec la vie et la société. Le terme d'avant-garde est employé surtout à propos de groupes dont l'agitation a été bruyante ou a su, un temps, se greffer sur des partis révolutionnaires : futurismes en Italie et en Russie, dada et surréalisme en France. Le terme de modernisme, en revanche, est plutôt employé dans l'univers anglo-américain pour désigner des auteurs canoniques et élitistes (Joyce, Eliot, Pound et quelques autres), sous l'influence d'une tradition critique (le new criticism) qui a longtemps cherché à gommer le caractère collectif et la puissance contestataire de cette production littéraire. Guide international des revues modernistes et réflexion sur cet enjeu central de la critique contemporaine, cet ouvrage dépasse l'opposition entre avant-garde et modernisme, pour montrer des hommes et des femmes, à l'oeuvre dans un monde dont ils perçoivent les difficultés autant que les beautés. Champ d'expérimentation et champ de bataille, les revues modernistes sont ouvertes à toutes les polémiques.
Rassemblant les meilleurs chercheurs en poésie moderniste américaine, l'ouvrage met en perspective les problèmes posés par l'?uvre tentaculaire d'Ezra Pound, notamment les rapports entre texte poétique et référent extratextuel. Par ce biais, les liens entre la poésie et les autres 'arts sont repensés, de même que les enjeux de l'inscription de l'histoire, de l'économie et de la politique dans le poème. Au c?ur des grands débats esthétiques et éthiques, le texte poétique de Pound nous parle dé nous, lecteurs, de projet pour l'humanité et des risques qu'encourt l'artiste quand les stratégies référentielles deviennent violence au monde.
Résumé : Longtemps relégué dans l'ombre, le rire est aujourd'hui à la mode. Mais on s'intéresse presque toujours au rire pour d'autres raisons que le rire lui-même. On veut démontrer ses significations philosophiques, exalter ses vertus esthétiques, comme s'il fallait toujours s'excuser de rire et de faire rire. A rebours, L'Esthétique du rire veut s'en tenir au rire. D'abord, en rappelant son irréductible unité, malgré toutes les variantes ou sous-catégories qu'il est loisible d'énumérer (l'ironie, le burlesque, la satire, la blague, la parodie, la farce, etc.). Ensuite, en affirmant avec force que, s'il existe bien un art du rire, il n'est rien d'autre que l'art de faire rire, avec le plus de force et de plénitude possible. Pour saisir cette dynamique du rire, il fallait un dialogue entre les spécialistes du Moyen Age, des siècles classiques et de la modernité post-révolutionnaire. Mais l'histoire ne doit pas faire oublier l'essentiel: la nature anthropologique du rire. Le mécanisme comique plonge dans les zones les plus mystérieuses de l'homme: dans l'inconscient que refoule le moi sérieux; dans les mondes merveilleux de l'enfance; plus généralement, dans un stade archaïque et primitif de l'homme. L'art du rire opère la mystérieuse transfiguration des ténèbres opaques de l'intimité humaine en bruyant feu d'artifice. Et ce sont les extases d'imagination induites par cette inversion miraculeuse qui fait du rire un phénomène d'ordre esthétique.
Jibokji Joséphine ; Maître Barbara le ; Pernac Nat
Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd'hui investi d'une attractivité touristique et d'une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s'y monnaye est-il cette "monnaie de l'absolu" dont André Malraux célébra l'universalité? L'interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean-Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l'oeuvre d'art et notre regard sur le patrimoine. A travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l'art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s'y transmettent, s'y échangent, s'y révisent et s'y réinventent.
Nous vivons immergés dans la publicité: publicité dans nos journaux, publicité quand nous ouvrons la radio, publicité à la télévision, parfois tellement envahissante qu'elle coupe, ne devrait-on pas dire, parfois, pollue, les émissions que nous suivons. Depuis un peu plus de dix ans et les progrès d'Internet, elle a trouvé et conquis un nouveau support, et l'on ne peut pas aller sur la toile sans être invité à acheter le meilleur parfum, le dernier modèle de la meilleure marque d'automobiles ou une place sur la croisière qui vous mènera au Soleil de Minuit. Ce livre n'est ni une justification ni une dénonciation de la publicité. C'est un livre d'histoire qui cherche à observer, comprendre et expliquer comment elle a conquis, dans notre pays, la place qu'elle occupe aujourd'hui. Car cette histoire, l'histoire de ses progrès, des difficultés, des obstacles et des oppositions qui les ont entravés, est à peine entreprise, à la différence de l'Angleterre et plus encore des Etats-Unis. Cet ouvrage réuni un ensemble d'articles, parus depuis une quinzaine d'années, qui sont parmi les premiers à avoir été consacrés à l'histoire de la publicité en France.
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.