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Revue de Métaphysique et de Morale N° 2, avril-juin 2021
Kambouchner Denis
PUF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782130828389
Avec ce numéro, la Revue de métaphysique et de morale change d'allure, sans trahir son esprit. Sous une nouvelle couverture plus informative, elle offre, pour ce numéro, une série d'études d'histoire de la philosophie sur des auteurs dont certains sont d'accès difficile ou trop peu étudiés : le stoïcien Chrysippe et le problème de l'éternel retour ; Joseph-Adrien Lelarge de Lignac (1697-1762) et le sentiment du corps, David Hume (1711-1776) et sa métaéthique, Jules Lachelier (1832-1918) et sa théorie de l'espace, Charles Sanders Peirce (1839-1914), lecteur et critique d'Auguste Comte ; Edmund Husserl (1859-1938) et sa conception de la chair. Un important texte de Thomas Reid (1710-1796) sur la théorie des sentiments moraux d'Adam Smith, inédit en français, traduit et présenté par Laurent Jaffro, complète cet ensemble à la fois varié et cohérent dans ses thèmes. Cet inédit préfigure les discussions critiques que la Revue souhaite développer dans ses colonnes, et dont une première livraison figure dans ce numéro, axée sur les théories des émotions. Dans ce numéro également, une Chronique de philosophie contemporaine dont la formule a été étoffée.
Le "dualisme cartésien" , aujourd'hui combattu par le matérialisme des sciences cognitives, est devenu un mythe de la pensée moderne. On ne saurait pourtant comprendre la distinction que Descartes établit entre l'âme et le corps sans avoir examiné l'état de sa pensée sur leur union, et en particulier sa dernière oeuvre, le Traité des passions de l'âme. L'analyse minutieuse de ce texte difficile que Denis Kambouchner, professeur de philosophie à l'université de Clermont-Ferrand, a menée ne comble pas seulement une lacune de la tradition critique. En faisant surgir du Traité des paysages thématiques ignorés, elle rend au dualisme cartésien toute sa subtilité. La distinction de l'âme et du corps n'est pas un acte de fermeture dogmatique : elle s'inscrit dans le projet d'une réforme de l'entendement à partir de laquelle peuvent se déployer toute une science de l'homme et toute une éthique, dont les passions fournissent l'ultime articulation. Inversant la perspective habituelle sur l'oeuvre de Descartes, l'ouvrage de Denis Kambouchner rend à la pensée du "cavalier français" sa complexité et sa force intactes. En même temps qu'il témoigne du dynamisme des études cartésiennes, il est exemplaire d'une manière nouvelle d'aborder les textes classiques.
PRÉSENTATION / Denis Kambouchner L'IDÉE D'UNIVERS / Paul Clavier NATURE ET LOI DANS LA PHILOSOPHIE MODERNE / Catherine Chevalley LE VIVANT / Anne Fagot-Largeault LE GENRE HUMAIN / Max Marcuzzi LE LANGAGE / Jean-Claude Pariente L'INTELLIGENCE / Jean-Louis Labarrière LE CONSCIENT ET L'INCONSCIENT / Renaud Barbaras
Le "dualisme cartésien" , aujourd'hui combattu par le matérialisme des sciences cognitives, est devenu un mythe de la pensée moderne. On ne saurait pourtant comprendre la distinction que Descartes établit entre l'âme et le corps sans avoir examiné l'état de sa pensée sur leur union, et en particulier sa dernière oeuvre, le Traité des passions de l'âme. L'analyse minutieuse de ce texte difficile que Denis Kambouchner, professeur de philosophie à l'université de Clermont-Ferrand, a menée ne comble pas seulement une lacune de la tradition critique. En faisant surgir du Traité des paysages thématiques ignorés, elle rend au dualisme cartésien toute sa subtilité. La distinction de l'âme et du corps n'est pas un acte de fermeture dogmatique : elle s'inscrit dans le projet d'une réforme de l'entendement à partir de laquelle peuvent se déployer toute une science de l'homme et toute une éthique, dont les passions fournissent l'ultime articulation. Inversant la perspective habituelle sur l'oeuvre de Descartes, l'ouvrage de Denis Kambouchner rend à la pensée du "cavalier français" sa complexité et sa force intactes. En même temps qu'il témoigne du dynamisme des études cartésiennes, il est exemplaire d'une manière nouvelle d'aborder les textes classiques.
Des six méditations, la première est la plus brève, mais aussi, selon l'auteur, celle qui exigera la plus longue application d'esprit. Vivante comme peut-être aucun texte de pure philosophie ne l'avait été depuis les dialogues de Platon, elle" parlera "au lecteur le moins averti. Mais on a pas eu tort d'y voir le" cheval de Troie "d'où les démonstrations cartésiennes" s'élancent pour enlever d'assaut toutes espèce de défense ": elle offre en tout cas -ou oppose- à l'analyse de singulières difficultés, qui se meurent au caractère inouï de son projet." Publiées en latin en 1641 et en français en 1647, avec plusieurs séries d'Objections et Réponses, les Méditations métaphysiques de Descartes constituent, sous une forme littéraire fascinante, une des ?uvres phares de toute l'histoire de la philosophie. L'ouvrage dont voici le premier volume soumet chacun des moments du texte cartésien à une étude nouvellement méthodique, tout en s'attachant à définir sur chaque point les acquis de la tradition critique et les problèmes restés ouverts. A la fois guide, somme et essai, il offre ainsi un instrument de travail sans équivalent, doublé d'une réflexion persévérante sur la manière dont le "sujet cartésien" a su s'installer dans son propre monde.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.