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Paris vaut bien une messe !. 1610 : Hommage des Médicis à Henri IV, roi de France
Mironneau Paul ; Bietti Monica ; Fiorelli Malesci
RMN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782711857227
Dès que fut connue à Florence la tragique nouvelle de la mort d'Henri IV, assassiné par Ravaillac au coeur de Paris le 14 mai 1610, le tout jeune Cosme II décida de préparer des funérailles in effigie pour le Roi Très Chrétien. Celles-ci se déroulèrent en septembre suivant, en la basilique San Lorenzo, pour répondre à la solidité de l'alliance nouée avec la maison de France depuis le mariage de Marie de Médicis avec Henri IV en 1600. Cette pompe funèbre réserve un important programme iconographique constitué de vingt-six grandes toiles peintes en grisaille retraçant la vie d'Henri IV. Pour l'exécution de ce travail collectif, on fit appel au talent éprouvé d'un groupe d'artistes toscans gravitant dans l'orbite des Médicis. Dix-neuf de ces tableaux appartenant aux collections italiennes ont été retrouvés et restaurés. Complétés par quelques oeuvres signifiantes par leur caractère historique et précieux, ils font l'objet de cet ouvrage et de l'exposition commémorative qui lui est associée en deux étapes : au château de Pau, dans les Pyrénées, où naquit le futur roi de France et de Navarre, puis à Florence, aux Chapelles Médicis, somptueux symbole de la magnificence médicéenne.
Mironneau Paul ; Pébay-Clottes Isabelle ; Menges-M
Le château de Pau doit d'abord sa célébrité à la naissance en ses murs, le 13 décembre 1553, du futur roi de France et de Navarre Henri IV. Cet événement marque durablement le lieu, son histoire et les collections qui s'y trouvent réunies, révélant un personnage de premier plan, auquel ce guide redonne toute sa place. D'autres grandes figures y sont évoquées : Gaston Fébus, le Comte Soleil, Henri d'Albret, roi de Navarre, et Marguerite d'Angoulême, soeur de François le roi de France, ou encore Louis-Philippe, qui, chacun en son temps, transformèrent l'ancien château fort, mais aussi Abd el-Kader, qui, en 1848, y fut retenu et dont le souvenir reste bien vivant. L'évolution du monument et de son architecture invite à la découverte des décors sculptés comme à celle des jardins, de la Renaissance à l'âge romantique, de la terrasse qui s'ouvre à la vue majestueuse sur les Pyrénées au portique d'entrée néo-Renaissance construit côté ville sous Napoléon III. La description des collections, sous des aspects variés, offre au visiteur et au lecteur un aperçu du riche apparat décoratif, ainsi que de nombreuses facettes de la représentation du roi Henri IV, un héros étonnamment populaire qui n'a cessé d'inspirer les artistes.
Quand il accède au trône de France, Henri IV est frappé d'excommunication parle pape : le monarque est protestant, et la majorité catholique de la population française n'accepte pas l'idée d'un souverain hérétique. Dès 1593, le roi se présente donc à Saint-Denis pour faire profession de foi catholique. L'absolution lui est concédée deux ans plus tard par Clément VIII. Quelles sont les conséquences diplomatiques et artistiques de cette réconciliation entre le Saint-Siège et le roi Très Chrétien ? Henri IV étendit son influence au point d'accomplir un renversement d'alliances au détriment du parti espagnol. Il renforça le lien unissant la couronne de France aux souverains pontifes, favorisant le retour de la paix en Europe. Ces négociations furent représentées dans des oeuvres de premier plan : c'est ainsi que furent élevées la colonne commémorant la conversion d'Henri IV (basilique Sainte-Marie-Majeure) et la statue du roi par Nicolas Cordier (basilique Saint-Jean-de-Latran). En retraçant la commande et l'exécution d'oeuvres d'arts graphiques ou de sculptures liées aux relations entre Henri IV et Rome, ce catalogue met en lumière une riche production artistique. Ces oeuvres, suscitées par un parti francophile actif dans les rangs du clergé et par la propagande des Bourbons, répondent à diverses modalités stylistiques et interprétatives : elles font un merveilleux écho aux nuances qui animaient le paysage de la Rome baroque du début du XVIIe siècle.
Henri IV, ce prince amoureux et vaillant continue d'attirer la sympathie. Non content d'inspirer la littérature et les arts (nous lui devons des monuments comme la statue du Pont-Neuf, à la pointe de l'île de la Cité, ou la Henriade de Voltaire), il parle à l'imagination populaire et lui représente des images hautes en couleur. Le personnage historique, lui, naît au château de Pau en 1553, et meurt en plein Paris en 1610, assassiné. S'il passe au martyrologe des grandes propagandes, les historiens sont plus partagés. Le mari gascon de la reine Margot, le rusé roi de Navarre a dû conquérir le trône reçu en héritage en 1589. Il triomphe avec panache en 1590 à Ivry, reçoit l'onction du sacre, entre joyeusement dans Paris en 1594, et noue, par ses secondes noces, une alliance utile avec les Médicis, se faisant le fondateur d'une royauté revivifiée. Converti au catholicisme en 1593, puis rentré en grâce auprès du Saint-Siège, il n'accorde aux protestants qu'une tolérance partielle, l'édit de Nantes (1598), pourtant mal accepté par une grande partie de ses sujets... Les paradoxes de cette figure n'ont pas épuisé la curiosité des générations, à tort ou à raison, la mémoire collective porte à son crédit un souffle de tolérance et d'humanité, et ces valeurs plus actuelles que jamais méritent bien un détour du côté du Vert Galant et de la France de son temps.
Résumé : L'aube du XVIIIe siècle, Venise brille de tous ses feux. La singularité de la cité des doges, son faste, son carnaval, ses réceptions grandioses, ses coutumes inédites ainsi que le renom de ses artistes attirent de nombreux visiteurs. On vient de toute l'Europe y écouter les opéras de Vivaldi ou de Hasse, interprétés par le castrat Farinelli ou Faustina Bordoni, assister aux spectacles qui se donnent dans la rue comme au théâtre, s'adonner au jeu, admirer les palais décorés par les plus grands peintres et sculpteurs... Forts de leur notoriété, les artistes vénitiens exportent leurs talents dans les cours d'Europe où ils reçoivent de prestigieuses commandes : Canaletto diffuse en Angleterre le goût des vedute ; les Tiepolo peignent d'immenses fresques qui décorent demeures et églises dans les Etats germaniques et à Madrid ; Pellegrini et Rosalba Carriera sont accueillis dans le Paris de la Régence. Mais peu à peu, la santé économique de celle qui fut la Dominante s'essouffle, et la Sérénissime, tout en continuant à séduire, décline lentement. En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à la République. C'est alors que naît le mythe de Venise, une Venise éblouissante jusqu'à son dernier souffle.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.