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Papyrus de la Sorbonne. (P.Sorb. III n° 70-144), avec 1 CD-ROM
Cadell Hélène ; Clarysse Willy ; Robic Kennokka ;
SUP
100,00 €
Épuisé
EAN :9782840507260
Ce volume III des Papyrus de la Sorbonne fait suite au P. Sorbonne I (numéros 1 à 68) publiés par Hélène Cadell aux Presses universitaires de France en 1966 et au P. Sorbonne II 69 publié par Jean Gascou aux Scholars Press en 1994. II présente l'édition de trois dossiers ou lots d'archives, tous du IIIe siècle av. J.-C., les deux premiers issus des cartonnages de momie trouvés jadis à Ghôran par Pierre Jouguet, le troisième provenant d'un achat mais issu également de cartonnages de momie trouvés dans le Fayoum, au total soixante quinze documents, en grande partie inédits. Ces trois ensembles sont présentés dans l'ordre chronologique. Le dossier du lochage Zènodôros (numéros 70-74), édité par Hélène Cadell, directeur de recherche au CNRS, est le plus ancien de ceux qui sont conservés à l'institut de papyrologie de la Sorbonne. Datant des années 270, il est important en particulier pour les problèmes de chronologie qu'il soulève. Le deuxième dossier, celui des archives du nomarque Aristarchos (numéros 75-102), édité par Willy Clarysse, professeur à la Katholieke Universiteit Leuven, est bilingue, grec et démotique, et il reste central pour notre connaissance de l'administration du Fayoum au milieu du IIIe siècle (petites nomarchies). Le troisième ensemble, qui est aussi le plus gros (numéros 102-144), les archives de l'épistate Dèmètrios (dites aussi papyrus de Mouchis), édité par Kennokka Robic, jeune docteur de l'université Paris-Sorbonne, et constitué, pour la moitié la plus importante, par des enteuxeis, est un complément utile à celles que rassembla Octave Guéraud en 1931: ces documents sont par ailleurs d'un grand intérêt dans le domaine du calendrier et de l'administration dans le dernier quart du IIIe siècle.
Quel meilleur langage que le sexe, lorsqu?on est un extraterrestre, pour apprendre à connaître la race humaine ? Cela peut poser quelques problèmes si l?on prend la forme d?une fleur. Pourtant, les relations inter-espèces ne font pas peur à cette plante vivace qui, de la tendre Mélanie, à qui elle a été offerte par son papa jardinier, va ramper de conquête en conquête?
Résumé : En quoi le cinéma est-il de la philosophie ? A cette question, le grand philosophe Stanley Cavell répond en étudiant sept films qui, tous sortis dans les années 1930-1940, inventent un genre nouveau : celui de la "comédie du remariage". Il ne s'agit plus, comme dans la comédie classique, d'unir un jeune homme et une jeune fille et de les conduire au bonheur malgré des difficultés extérieures, mais de ré-unir deux personnes après une séparation, dans la recherche d'un bonheur nouveau et différent, en dépit d'obstacles intérieurs. Cavell examine les raisons et les conséquences philosophiques de ce schéma du remariage au cinéma : la naissance d'une femme nouvelle (idéalement incarnée par des actrices comme Katharine Hepburn, Rosalind Russell, Irene Dunne, Barbara Stanwyck ou Claudette Colbert), la réflexion sur les relations de couple, sur l'égalité des sexes, sur la nécessité en amour d'une mort et d'une renaissance. Entre philosophie et cinéma, mêlant Kant et Frank Capra, Emerson et Cary Grant, Nietzsche et Leo McCarey, Shakespeare, Ibsen, Freud et Howard Hawks, Cavell nous donne un regard différent sur ces films et leur descendance. Se dessine alors le véritable sujet du cinéma hollywoodien, à la fois culture populaire et oeuvre de pensée.
Cavell Stanley ; Ferron Nathalie ; Girel Mathias ;
Résumé : Le livre que vous avez entre les mains s'inspire d'un cycle de cours que Stanley Cavell dispensa à l'université de Harvard : les mardis étaient consacrés aux grands textes de la philosophie morale, les jeudis aux chefs-d'oeuvre de l'âge d'or du cinéma hollywoodien. La composition de ce livre qui fait alterner un chapitre sur un philosophe avec un chapitre sur un film, reflète à la fois les circonstances de son élaboration et son ambition : nous replonger dans la salle de cours, nous faire redécouvrir et la philosophie et le cinéma. La plupart des histoires de la philosophie moderne relèguent au second plan sa vocation morale ; en ouvrant ce livre avec le philosophe américain Emerson et en le refermant avec Platon, Stanley Cavell nous invite au contraire à refuser l'éclatement de la philosophie en domaines séparés et à restituer à la philosophie morale toute sa place. Le cinéma ne tient pas lieu ici d'"illustration" philosophique : il ouvre au spectateur-lecteur une voie nouvelle, loin de tout conformisme, en faisant naître des questions que certaines théories philosophiques (voir les chapitres sur Kant, Mill ou Rawls, par exemple) n'ont parfois pas su formuler. Ces films magiques (New York-Miami, La Dame du vendredi, Indiscrétions, Cette sacrée vérité...) parlent du corps, du mariage, de l'aspiration à une vie et à un moi meilleurs, de l'éducation, des femmes, de la politique. Ils incarnent le perfectionnisme à travers l'une de ses caractéristiques constantes : la conversation. C'est peut-être cette dernière qui fournit l'instrument le plus efficace pour lutter contre la mélancolie, le cynisme ou le snobisme qui empêchent parfois de "désirer le monde et de désirer qu'il change".
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.