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A la recherche du bonheur Hollywood et la comédie du remariage
Cavell
VRIN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782711627691
En quoi le cinéma est-il de la philosophie ? A cette question, le grand philosophe Stanley Cavell répond en étudiant sept films qui, tous sortis dans les années 1930-1940, inventent un genre nouveau : celui de la "comédie du remariage". Il ne s'agit plus, comme dans la comédie classique, d'unir un jeune homme et une jeune fille et de les conduire au bonheur malgré des difficultés extérieures, mais de ré-unir deux personnes après une séparation, dans la recherche d'un bonheur nouveau et différent, en dépit d'obstacles intérieurs. Cavell examine les raisons et les conséquences philosophiques de ce schéma du remariage au cinéma : la naissance d'une femme nouvelle (idéalement incarnée par des actrices comme Katharine Hepburn, Rosalind Russell, Irene Dunne, Barbara Stanwyck ou Claudette Colbert), la réflexion sur les relations de couple, sur l'égalité des sexes, sur la nécessité en amour d'une mort et d'une renaissance. Entre philosophie et cinéma, mêlant Kant et Frank Capra, Emerson et Cary Grant, Nietzsche et Leo McCarey, Shakespeare, Ibsen, Freud et Howard Hawks, Cavell nous donne un regard différent sur ces films et leur descendance. Se dessine alors le véritable sujet du cinéma hollywoodien, à la fois culture populaire et oeuvre de pensée.
Cavell Stanley ; Fournier Christian ; Laugier Sand
Qu'est-ce que la philosophie américaine? La philosophie analytique, fondée sur la logique et l'analyse du langage et se revendiquant de l'héritage de Wittgenstein, et le libertarianisme d'autre part, répondra-t-on. Stanley Cavell préfère reformuler la question à nouveaux frais: Y a-t-il même une philosophie américaine? Question provocatrice? Malentendu, assure Cavell. Car comment entendre et recevoir Wittgenstein, si l'Amérique s'est déjà montrée incapable de faire place à un héritage proprement américain: la voix originelle et philosophique d'Emerson - et à sa suite de Thoreau -, qui annonce pourtant à sa manière Wittgenstein. Nietzsche, lui, ne s'y est pas trompé qui était grand lecteur d'Emerson, antiesclavagiste notoire, défenseur de l'homme sans condition, de la réalité apparemment triviale, mais théoricien du perfectionnement moral. Biographie de l'auteur Stanley Cavell, né en 1926, est professeur à Harvard. Il est une des grandes voix véritables de la philosophie américaine.
« Ma position a toujours été celle de l?ignorance attentive », écrit Stanley Cavell dans ses mémoires. Dans Philosophie. Le jour d?après demain, il tisse ensemble, sans doute pour la première fois et comme un testament pour après-demain, tous les fils de cette pensée hésitante et jubilatoire qui fait son originalité. Héritier de la philosophie analytique, du scepticisme, de Wittgenstein et d?Austin, Stanley Cavell fait de l?Amérique elle-même un objet philosophique. Il fait se répondre Nietzsche et Emerson, ou Thoreau et Heidegger, et mêle intimement la relecture des penseurs déterminants à ses yeux avec celle des ?uvres littéraires, des opéras ou des films, de Shakespeare à Fred Astaire. Cet ouvrage regroupe dix courts essais dans lesquels le talent de Cavell pour lire les ?uvres d?art qui nous entourent, sa capacité d?émerveillement et son sens de l?éloge au quotidien transparaissent à chaque page. « Qu?est ce qui arrive à la philosophie? » Né en 1926 à Atlanta, aux États-Unis, Stanley Cavell a enseigné la philosophie à Harvard pendant toute sa carrière. Auteur notamment de Dire et vouloir dire (Éditions du Cerf, 2009) et de Qu?est-ce que la philosophie américaine? (Gallimard, coll. « Folio Essais », 2009), il est l?un des penseurs contemporains les plus étudiés des deux côtés de l?Atlantique. Traduit de l?anglais (américain) par Nathalie Ferron
La projection du monde est un grand classique de la réflexion cinématographique, le premier livre consacré au cinéma par un philosophe reconnu. Auteur d'une oeuvre considérable sur Wittgenstein, Austin, Shakespeare, Emerson et Thoreau, Stanley Cavell (1926-2018) fut le promoteur d'un retour en amont vers une authentique philosophie étasunienne, longtemps recouverte par les influences européennes, et dont l'une des composantes essentielles consiste dans la reconnaissance et l'acceptation de l'ordinaire. Il était inévitable qu'un art si enraciné dans la vie quotidienne et aussi américain que le cinéma constituât un chapitre essentiel de cette méditation. Partant de sa propre expérience de cinéphile au temps de l'âge d'or des studios hollywoodiens, Cavell souligne la spécificité d'un médium qui, à la différence des arts traditionnels, a su conserver un contact vivace avec un vaste public. Lecteur attentif des textes de Bazin et Panofsky, il propose une ontologie originale fondée sur l'expérience même du cinéma et d'innombrables souvenirs de films. La réalité du cinéma, ce sont les moments, les personnages, les films qui comptent pour nous, qui deviennent des chapitres de nos vies. La projection du monde ouvre au cinéma l'espace du philosophique, et impose en retour à la philosophie la nécessité de reconnaître l'importance du cinéma.
Cavell Stanley ; Fournier Christian ; Laugier Sand
A travers sept films célèbres des années 1930 - 1940, entre philosophie et cinéma, S. Cavell dessine les contours d'un genre nouveau : «la comédie de remariage».
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.