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Mémoires en miroir. Algérie-France
Benhabib Nazim
H DIFFUSION
21,00 €
Épuisé
EAN :9782363451286
La mémoire peut-elle tutoyer l'Histoire et lui faire entrevoir des réalités volontairement ou inconsciemment refoulées ? C'est à cette question que tente de répondre cet ouvrage sans la poser solennellement. Si la colonisation de l'Algérie est aujourd'hui reconnue comme "un crime permanent" elle a aussi été une rencontre, riche et intense, entre des cÅurs, des chairs, des cultures, des langues, des rires, des joies de vivre et des désirs d'humanité. Démêlant l'accessoire et l'essentiel avec une finesse et une lucidité singulières, trente personnalités d'Algérie et de France, universitaires, chercheurs, artistes, écrivains, diplomates, architectes, médecins et hommes de foi, tous "vêtus de peau fraternelle" se sont plongées dans l'intimité des mémoires franco-algériennes pour en extraire ce qu'il y a de beau et de commun : les promesses de l'avenir. La pluralité même des points de vue, récits de vie, témoignages et analyses fait de ce travail polyphonique un objet original.
Un an après le massacre à Charlie Hebdo, Djemila Benhabib rend tout d?abord un émouvant hommage à Charb, des mains de qui elle avait reçu le Prix International de la laïcité en 2012 pour son ouvrage Les soldats d?Allah. Pour elle, Charb et ses camarades n?étaient pas seulement des amuseurs les "enfants terribles" ou les "trublions" de la presse française, comme on a pu le dire sur les chaînes d?information en continu, c?étaient aussi des militants politiques et de vrais défenseurs de la liberté d?expression et du droit à la critique de toutes les religions. Elle revient ensuite sur l?enchaînement des compromissions et des renoncements sur les principes de la République qui ont fait le lit de ces événements tragiques. Elle recadre les notions d?islam, d?islamisme et d?islamophobie et nous parle de ce qui est arrivé dans son pays d?origine, l?Algérie, dans les années 1990, et sur lequel nous avons fermé les yeux. Passant du particulier au général, de l?anecdote à l?analyse historique, l?auteure de Ma vie à contre-Coran nous livre des réflexions pleines d?humanité et d?émotion et appelle à un indispensable sursaut laïc.
Résumé : " Le terme islamophobie est mal choisi s'il doit désigner la haine que certains tarés ont des musulmans. Il n'est pas seulement mal choisi, il est dangereux. " Charb Rachid, Mourad et Younès se sont rencontrés dans un forum de discussion sur internet. Un jour, ils ont fait le choix de rompre avec l'emprise de leurs milieux et de couper avec leurs idéologies nauséabondes. C'est là que leurs ennuis ont commencé. Aujourd'hui, ils mènent une double vie, n'osant point afficher leurs convictions. La noble tâche d'enseigner dans une école à discrimination positive au coeur de Bruxelles vire au cauchemar. Dans cette institution, l'écrasante majorité des enseignantes musulmanes y sont voilées et celles qui ne le sont pas cheminent avec mille et une contraintes. Les enseignants qui ne sont pas musulmans sont systématiquement taxés de racistes s'ils émettent la moindre réserve sur le voile ou sur l'islam. A Bruxelles, il est plus facile pour un salafiste de déambuler dans la ville, affichant sans gêne les symboles de son orthodoxie, que pour un laïque musulman de boire un café en plein mois de ramadan dans certains quartiers fort communautarisés. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi n'aurait-on pas la possibilité d'avoir des sentiments personnels, une trajectoire personnelle, des choix personnels, de croire ou ne pas croire en Dieu, d'embrasser l'être désiré, dès lors qu'on est né musulman ? C'est cette histoire que Djemila Benhabib souhaite vous raconter, à travers les témoignages de laïques ayant un héritage musulman. Le constat que ces témoins directs dressent de la poussée de l'islam politique est plus que préoccupant. Dans notre pays comme ailleurs en Europe, l'islamisme avance à bas bruit, dévoilant au grand jour la fragilité de nos démocraties. Du point de vue d'une certaine gauche identitaire, critiquer l'islam revient à stigmatiser les musulmans (considérés comme un bloc homogène), et le facteur culturel invoqué incite à moduler les droits et libertés pour les rendre " compatibles " avec l'idée qu'on se fait de " l'identité musulmane " . De l'autre côté, l'extrême-droite a trouvé un boulevard pour s'emparer de ces sujets " chauds " et démontrer l'échec de l'intégration musulmane. Une voix manque cependant à l'appel : celle des laïques musulmans. Rien n'est fait pour accueillir leur parole dans l'espace public. Bien au contraire, tout est mis en place pour les dissuader de s'exprimer. La marche arrière est enclenchée. Jusqu'où ira-t-on dans nos compromissions, dans nos " accommodements raisonnables " , face à ce qu'on pourrait, désormais, appeler " le droit de ne pas être dérangé " ? La critique de l'islam politique ne relève pas du racisme. Il faut résister à cette imposture pour sortir de la confusion. " Djemila Benhabib " Un nouveau mot a été inventé pour permettre aux aveugles de rester aveugles : l'islamophobie. " Salman Rushdie
Née en Ukraine d une mère chypriote grecque et d un père algérien, Djemila Benhabib a grandi à Oran dans une famille de scientifiques engagée dans des luttes politiques et sociales. Très tôt, elle prend conscience de la condition subalterne des femmes de son pays. Condamnée à mort par les islamistes, sa famille se réfugie en France en 1994. Djemila Benhabib s installe au Québec en 1997, où elle fait des études en physique, en science politique et en droit international. Son premier livre, Ma vie à contre-Coran (VLB éditeur), lui a valu le prix des Écrivains francophones d Amérique en 2009.
Aifa Mehdi ; Amara Sofia ; Benhabib Djemila ; El R
Résumé : Mehdi Aifa (Militant LGBT) - Sofia Amara (Grand reporter, réalisatrice) - Djemila Benhabib (Politologue et écrivaine, chargée de missions au Centre d'action laïque- Belgique) - Naëm Bestandji (Blogueur, militant féministe et laïque) - Zohra Bitan (Chroniqueuse aux Grandes Gueules sur RMC, militante associative pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes) - Pascal Bizet (Libre citoyen, enseignant en Périgord noir) - Laurent Boghossian (Humoriste) - Marika Bret (Auteure, responsable Ressources Humaines à Charlie Hebdo) - Pascal Bruckner (Ecrivain, philosophe) - Régis de Castelnau (Avocat à la Cour de Paris ; responsable du site Vu Du Droit) - Sophie Chauveau (Ecrivain) - Anne-Sophie Chazaud (Philosophe, haut fonctionnaire et auteur) - Jean-Pierre Chemla (Médecin de famille-citoyen) - Huguette Chomski Magnis (Secrétaire générale du MPCT, Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme) - Gilles Clavreul (Délégué général du think tank L'Aurore) - Amine El Khatmi (Président du Printemps Républicain) - Zineb El Rhazoui (écrivaine) - Stéphane Encel (Historien des religions, Paris IV) - Agnès Firmin Le Bodo (Député Agir de la Seine-Maritime et conseiller départemental) - Philippe Foussier (Ancien Grand Maître du Grand Orient de France) - Smaïn Goudane (Militant laïque) - Rachida Hamdan (Féministe, présidente de l'association Les Résilientes) - Kahina (Responsable du CEMF, Conseil des ex-musulmans de France) - Françoise Laborde (Journaliste-écrivain, ancien membre du CSA) - Guillaume Lacroix (Président du Parti Radical de Gauche) - Juliette Lambert (Maman d'une Mila de 5 ans) - Pierre Lefebvre (Théologien protestant, directeur d'un établissement pour personnes handicapées) - Jean-Paul Lilienfeld (Réalisateur et scénariste) - Fadila Maaroufi (Porte-parole de l'Observatoire des Fondamentalismes) - Marius (Auteur, ancien commando marine) - Aurélien Marq (Ingénieur et haut fonctionnaire) - Fadila Mehal (Conseillère de Paris LREM, élue du XVIIIe arrondissement, Membre de l'Observatoire parisien de la laïcité) - Liliane Messika (Ecrivain, essayiste et traductrice) - Jean-Baptiste Moreau (Député Paysan de la Creuse) - Nicolas Moreau (Chroniqueur chez Atlantico, Valeurs Actuelles et La République du Net) - Marc Nacht (Psychanalyste, écrivain) - Maya Nahum (Auteure et animatrice radio) ? Eric Naulleau (Critique littéraire) - Laure Pagès (Chroniqueuse engagée) - Patrick Pelloux (Médecin urgentiste, écrivain) - Céline Pina (Chroniqueuse à RTL, éditorialiste et essayiste, fondatrice de Viv(r)e la République) - Nidra Poller (Romancière et journaliste) - Anne-Gaël Roussel Lambert (Citoyenne) - François de Saint-Exupéry (Editeur, auteur, traducteur) - Mario Stasi (Président de la LICRA) - Zoé Valdés (Ecrivaine, cinéaste et artiste peintre) - Marie Vignal (Assistante sociale) - Claire Vigot (Editrice) - Judith Waintraub (Grand reporter au Figaro Magazine).
Résumé : Depuis le début du siècle, l'auteur publie sur son réseau des chroniques où il analyse avec un esprit critique sans concession, les divers faits de société qui émaillent notre quotidien. Le thème le plus évoqué est celui de l'énergie et du réchauffement climatique A l'heure de la transition énergétique et des choix qui vont être faits, plus souvent pour des raisons politiques qu'économiques, il est bon de pouvoir se faire une opinion dans ce domaine mais ce n'est pas le seul évoqué dans cet ouvrage. De la COP 21 et les résolutions, sans suite jusqu'à présent, prises par les gouvernants, des leçons de Fukushima aux énergies intermittentes mais coûteuses, des décisions politiques inutiles (mais onéreuses) aux curieux domaines de la recherche financé avec l'argent public en passant par l'écriture inclusive, ce sont des témoignages de notre époque qui sont regroupés ici.
Peut-on véritablement ranger Spinoza parmi les philosophes matérialistes ? La question n'est pas simple, car Spinoza jamais ne réduit la pensée à la matière, l'esprit au cerveau. Et pourtant, il donne toute sa place au corps pour appréhender à la fois la puissance cognitive du psychisme, mais aussi sa conquête de la liberté. On distinguera trois sens du matérialisme — empirique, ontologique et méthodologique — pour saisir ce qu'il peut bien y avoir de matérialiste chez Spinoza.