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Mémoires canadiennes
Bergère Marc ; Harter Hélène ; Hinault Catherine ;
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753565067
Depuis les années 1970 les rapports entre mémoire et identités interrogent les sciences sociales dans nombre de sociétés. C'est le cas du Canada. Aujourd'hui, ce pays ne peut plus être envisagé seulement dans une opposition francophones/ anglophones. L'importance des flux migratoires venus des Amériques, d'Asie et d'Afrique tout comme les revendications identitaires des autochtones complexifient le rapport au passé... Cet ouvrage se veut une réflexion sur les enjeux de mémoire qui traversent le Canada. Quels sont les lieux de mémoires emblématiques du pays et des communautés qui le composent ? Quels acteurs contribuent à la construction de(s) mémoire(s) canadienne(s) ? Quels usages politiques et sociaux du passé y fait-on ? De quels moyens se dote la société pour gérer ces questions ? Quelle place occupe le Québec dans ce processus ? Pour répondre à ces questions, les auteurs ont fait le choix de la pluridisciplinarité en réunissant les contributions d'historiens, de géographes, de spécialistes des langues et civilisations, des sciences du langage ou encore de la communication. A l'encontre des idées reçues, elles déconstruisent l'image d'un pays jeune sans histoire.
Résumé : Histoire qui aborde les événements politiques ainsi que le développement économique, la vie sociale, les débats culturels et religieux de l'Anjou aux XIXe et XXe siècles.
Première monographie départementale sur ce sujet, le choix du Maine-et-Loire souvent considéré comme " non remarquable " en raison de son calme et de sa modération pouvait paraître risqué. Mais c'est précisément ce caractère ordinaire qui renforce, malgré sa dimension géographique circonscrite, l'intérêt de son étude. Sans excès majeurs, l'épuration y fut plus violente, diffuse, profonde et durable qu'on ne le dit souvent. Au-delà, à la rencontre du local et du national, de la micro et de la macro-histoire, cet essai propose des clés pour comprendre sur quelles bases la société française s'est épurée. Le choix d'une coupe départementale de la société restitue en effet le phénomène épuration dans toute sa globalité et sa complexité. Dès lors, appréhendé comme " une société en épuration ", le champ départemental angevin permet d'analyser comment l'épuration a été vécue et perçue par des Françaises et des Français ordinaires c'est-à-dire par celles et ceux qui, sans grade et anonymes, échappent le plus souvent à toute étude historique. Pour ce faire, après avoir défini les conditions propres à la Libération et à l'organisation de l'épuration à l'échelle départementale, ce livre explore longuement l'extrême diversité, rarement prise en compte, des processus d'épuration légale. La demande sociale d'épuration est au c?ur d'une troisième partie. Il s'agit alors de réfléchir aux modalités de l'épuration impulsée par les populations, tout en tentant de saisir comment les Angevins ont à l'époque pensé leurs rapports à eux-mêmes et à l'événement.
Cet ouvrage a pour ambition de rouvrir le dossier des épurations administratives contemporaines, profondément renouvelé à la suite des nombreux travaux qui, ces dernières années, ont contribué à améliorer notre connaissance de l'histoire des fonctionnaires et des transitions politiques. Car - c'est un des paris de ce collectif - la notion de transition politique, complexe et légitimement débattue, s'avère indéniablement d'une grande fécondité pour inscrire l'histoire des épurations administratives dans un horizon élargi, qui dépasse celui de la simple crise. Quid d'abord de l'attitude de l'Etat face à ses agents? A rebours des purges spectaculaires qui ont périodiquement frappé préfets et magistrats, quels sont les facteurs et les mécanismes de stabilisation du personnel administratif qui, envers et contre tout, ont assuré, même dans la tourmente, la continuité de l'Etat? Comment ont-ils évolué au cours de ces deux siècles d'histoire? En sens inverse, que dire des représentations et des comportements des fonctionnaires confrontés au processus de transition? Question clé, qui invite à revisiter, au ras du terrain et des consciences, l'opposition complexe entre politisation et neutralisation, loyalisme et légalisme. Tels sont les principaux axes qui structurent cet ouvrage, auquel ont participé une dizaine d'historiens spécialistes des fonctionnaires ou de périodes d'exception politique. Centré sur le cas français, il invite également à élargir le propos en offrant, en contrepoint, deux réflexions novatrices portant sur l'Allemagne et l'Italie.
Premier ouvrage, publié en France, sur la question de l'épuration économique, ce livre éclaire un angle longtemps Mort de l'historiographie à la lumière de recherches récentes. En effet, entre les injustices dénoncées par les hagiographes du monde patronal - fixés sur quelques "victimes" emblématiques et expiatoires, telles que Renault ou Berliet, présentées comme autant d'arbres qui cachent la forêt - et l'idée communément admise de non-épuration économique, cette dernière apparaît encore trop souvent méconnue ou plutôt mal connue. Afin de faciliter une approche globale de l'épuration économique sous toutes ses formes (extra-légale et légale - judiciaire, professionnelle, financière -, mais aussi officieuse ou tacite) deux axes majeurs de réflexion ont été privilégiés. La première partie appréhende la définition, les enjeux, les contours, l'impact niais aussi les limites du phénomène au niveau national. Les deux suivantes présentent, la diversité des procédures et des acteurs engagés, mais aussi des objectifs poursuivis, selon des variables sectorielles et/ou spatiales (itinéraires patronaux, entreprises, institutions économiques, branches d'activité, territoires locaux ou régionaux, comparaisons internationales). Ce faisant, ce livre ouvre de nombreuses et souvent de nouvelles perspectives. Contrairement à une idée reçue, nombre de contributions insistent sur une épuration qui ne manque pas d'ampleur, au moins dans sa phase initiale, même si elle demeure ensuite plus inégale dans son application. Reste alors à comprendre ses facteurs d'inégalité dans le temps et dams l'espace. Au coeur d'une épuration de compromis, le livre dégage clairement plusieurs clés susceptibles de permettre un premier bilan du processus. Biographie de l'auteur Cet ouvrage est issu des travaux du VIe colloque du groupement de recherche (GDR 2539) du CARS "Les Entreprises françaises sous l'Occupation". Créé eu 2002, ce GDR vise, par ses rencontres et publications scientifiques, à favoriser les études historiques dans ce domaine de recherche (voir son site http://gdr2539.ish-lyon.cnrs.fr). Les auteurs comptent parmi les spécialistes de l'histoire de la vie économique et des entreprises sous l'Occupation ou de l'histoire de l'épuration.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.