Cet ouvrage présente une série d'enquêtes portant sur les formes d'expression et les lieux du culte de Mars, dans les faciès provinciaux des Gaules, des Germanies, ou d'Espagne. À travers les regards d'archéologues, d'épigraphistes et d'historiens, il propose un réexamen des figures plurielles de Mars autour de Mars Mullo, un dieu de l'ouest de la Lyonnaise : Lenus Mars chez les Trévires, Mars Caturix chez les Helvètes, Mars Bolvinnus chez les Sénons, Mars Camulus en Gaule Belgique, Mars Albiorix, Melovius, Nabelcus, leusdrinus... en Narbonnaise et Mars Borus, Campester, Cariociecus, Tilenus... en Espagne. S'agit-il d'un des dieux de la cité, du pagus, ou t. d'un territoire plus vaste ? Quelques données iconographiques du dieu complètent ces dossiers épigraphiques. Les études archéologiques et architecturales comparent les typologies et les identités des sanctuaires d'Allonnes (Mars Mullo, La Forêterie et Les Perrières), d'Aubigné-Racan, d'Aulnay de Saintonge, de Blicquy, de Chartres, de Jublains, de Meaux, de Tours, du Vieil-Evreux. L'intérêt des chercheurs se porte également sur les codifications architecturales et décoratives des sanctuaires, notamment pour Barzan et Mérida, et sur l'évolution des marqueurs de l'architecture religieuse des provinces : le chapiteau corinthien, la décoration d'applique, la restitution du tracé de la colonnade, des ordres et des élévations. Une réflexion sur la fin des sanctuaires païens en Occident complète ces diverses approches. Le Centre d'Étude des Sociétés Antiques et Médiévales (CESAM) de l'Université du Maine fonde ses recherches sur une approche historique et archéologique de l'espace et des pouvoirs qui le constituent et l'organisent. Il s'intéresse aux élites. Dans le cadre d'une collaboration avec FUMR 8546, " Archéologies d'Orient et d'Occident " et avec le Service Régional de l'Archéologie des Pays-de-la-Loire, il privilégie l'axe archéologique concernant l'étude de la Gaule de l'Ouest, et en particulier celle du territoire des Aulerques Cénomans.
Résumé : Le Carnet de Couture à Remplir est un outil essentiel pour tous les passionnés de couture, qu'ils soient débutants ou expérimentés. Simple et fonctionnel, ce joli carnet vous permet de consigner toutes vos réalisations, de suivre vos projets et d'organiser facilement vos idées. Avec une page dédiée à vos mensurations, vous aurez toujours vos mesures à portée de main. De plus, vous y trouverez quelques astuces pratiques pour aborder vos ouvrages en toute sérénité. Que vous souhaitiez planifier vos projets ou simplement garder une trace de vos créations, ce carnet de couture offre une solution simple et abordable, idéale pour accompagner votre créativité au quotidien.
Jean-Claude Bertrand est né en 1928, il nous a quitté en 1987. Après les Beaux-Arts de Saint Etienne il vient à Paris pour l'Ecole des Arts Décoratifs. Il commence à peindre dans sa Bourgogne natale, puis en Beauce, en Bretagne, en Espagne. Sa vie est partagée entre le chevalet et l'enseignement à la Manufacture des Gobelins.
L'Histoire romaine écrite en grec par le sénateur Cassius Dion (160-235 p C.), une oeuvre en 80 livres couvrant dix siècles d'histoire, est une source d'importance capitale pour les spécialistes du monde romain, mais elle demeure incomplètement étudiée et donc mal connue, malgré la réhabilitation amorcée en 1964 par le savant anglais Fergus Millar dans un livre qui a fait date (A Study of Cassius Dio, Oxford). Cette ample monographie plurilingue (700 p, 46 contributions), la première en son genre depuis cinquante ans, répond à un double objectif : dresser un bilan des recherches menées sur Cassius Dion depuis un demi-siècle et ouvrir des pistes d'investigation nouvelles sur des aspects jusque-là négligés. Conçu dans l'esprit et sur le modèle des Companions anglo-saxons afin de toucher un large public, ce livre propose aux spécialistes une vision actualisée et renouvelée de la recherche et aux étudiants (Master et Doctorat) les clés d'accès à un historien qu'il est urgent de redécouvrir.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.