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Marc Chagall. Monstres,chimères et figures hybrides
Mariani-Ducray Francine
RMN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711853267
Maurice Fréchuret Lorsque Marc Chagall entreprend, au seuil de la Seconde Guerre mondiale, de peindre Les Mariés de la tour Eiffel, les résonances modernistes se font encore entendre dans son oeuvre mais sur un mode que nous pourrions qualifier de mezzopiano. La célèbre construction architecturale et les cercles solaires qui l'illuminent ne sont pas en effet sans rappeler le voisinage orphique de Robert et Sonia Delaunay et les personnages voletant dans l'azur bleuté les principes aériens d'une certaine vision surréaliste. Mais les enjeux ne sont déjà plus vraiment ici et, par bien des aspects, c'est une voie autre dans laquelle l'artiste semble alors vouloir s'engager. De nombreux autres tableaux viendront bientôt confirmer ce que, moins explicitement peut-être, de plus anciennes oeuvres disaient déjà. L'attachement à la terre, à son enfance, à Vitebsk, sa ville natale, fréquemment évoquée en quelque coin de la toile, à la Jérusalem céleste avec laquelle parfois elle apprendrait à se confondre, à l'épopée du peuple juif dont les errements imposés par les brutalités de l'histoire trouvent dans la flottaison des personnages dans l'espace du tableau une sorte de définition sereine et apaisée. L'attachement revendiqué à une certaine forme d'intériorité qui, sans s'inquiéter du fort contraste qu'il affiche avec les temps, préside dorénavant à toute création. L'attachement encore à certaines figures imaginaires qui, recourant aux raccords iconographiques, aux collages des formes, aux constructions improbables, peuplent les oeuvres de Marc Chagall et l'entraînent dans une histoire de l'art ou une histoire des images si riche d'exemples. C'est ainsi que, dans le coin supérieur droit de Les Mariés de la tour Eiffel, un curieux montage se donne à voir, mêlant la figure d'un animal à celle d'un instrument de musique, elle-même associée à celle d'un homme. Il ne s'agit pas d'une juxtaposition d'éléments distincts mais bien d'une représentation combinant trois espèces différentes et, pour tout dire, non réductibles les unes aux autres. Trois genres qui, dans un croisement subtil, déterminent pourtant une composition à la fois hallucinée et convaincante. La synthèse figurative d'éléments disparates que Marc Chagall aime à faire ici a été précédée et sera suivie de maints autres exemples. Dédié à ma fiancée de 1911, Paris par la fenêtre de 1914, L'Homme-coq au-dessus de Vitebsk de 1925, Entre chien et loup de 1938-1939, Le Songe d'une nuit d'été de 1939, La Pendule à l'aile bleue de 1949, La Femme-coq de 1956-1966 sont autant d'oeuvres qui informent sur le type de greffes que Marc Chagall opère si fréquemment. Elles mettent en scène des figures hybrides qui le plus souvent trouvent dans les silhouettes anthropoïdes les moyens de leur développement le plus adapté. Il est aisé de se rendre compte de la permanence de telles compositions, de l'exemplarité de leur ajustement biomorphique, de leur incidence sur le climat qui règne dans chaque oeuvre qui les abrite. Telle figure d'homme-violon ou d'homme-pendule, telle figure de poisson ou de chèvre violoniste, d'âne-peintre, de personnage-maison, de femme-coq ou de cheval volant participe d'un bestiaire personnel (mais aussi bien, herbier de formes humaines ou réservoir d'objets figurés) que l'artiste met au point au fil du temps et duquel très régulièrement il tirera des déclinaisons chaque fois subtilement différenciées. Il convient de rappeler que sur ce plan, comme sur d'autres, l'artiste s'inscrit dans une tradition iconographique bien établie. L'hybridation en général est la clef de voûte de nombreux édifices de l'imaginaire et les exemples abondent, d'une culture à l'autre, d'une période à une autre période, d'un récit à un autre récit qui tous fondent une manière d'archétypalité universelle. Au Moyen Âge, les représentations des ouvrages monastiques ou des chapiteaux sont riches de ces figures de monstres, d'êtres duels, de personnages complexes. Elles ont pour nom sirène, dragon, stryge ou chérubin... La plume, le pinceau ou le ciseau les fait naître généralement dans un embrouillamini de tracés sinueux qui désignent la ligne, elle, droite et inflexible, établissant la frontière intangible entre le bien et le mal. Leur abondante apparition tout au cours de ce millénaire résonne encore des mille suggestions que les différentes mythologies ont faites et qui donnèrent Satyres, Silènes, Égipans, Griffons, Gorgones et autres Centaures. C'est tout un peuple d'hybrides qui se met à vagabonder dans l'imaginaire des légendes et des récits mythiques. Il est composé d'éléments disparates qui prennent l'apparence d'hommes velus dotés de cornes et chaussés de sabots, de chevaux à tête d'homme, de chiens polycéphales avec queue de dragon et tête de serpent sur l'échiné, d'homme à tête de taureau ou muni d'ailes, de femme ceinte de têtes de chien... Métamorphoses, au sens propre du terme, de telles figures ont façonné notre imaginaire et ont toutes, peu ou prou, construit le socle de la pensée onirique. De Thessalie en Arcadie, de Thèbes à Gizeh, les figures de légendes font clairement apparaître leur monstrueuse constitution et procurent l'inquiétude jouissive du rêveur d'images. Ce sont sans aucun doute ces sources qui ont aussi nourri Marc Chagall, puis d'autres encore, plus en rapport avec la tradition culturelle et religieuse enseignée dans sa formation.
Résumé : Guide technique et organisationnel, cet ouvrage traite d'un projet d'installation dans le broadcast. De l'étude à la réalisation, il couvre toutes les étapes de la mise en service de l'installation, depuis la fourniture d'équipements audiovisuels, leurs interconnexions et leur mise en route, jusqu'aux impératifs, risques, notions de suivi de projet, études à mener et aspects du relationnel dans la dualité client/fournisseur, sans oublier les indispensables éléments contractuels. Après une première partie qui détaille chronologiquement le déroulement d'un projet, une seconde partie propose au lecteur des contrats types et des fiches pratiques directement exploitables. Clients du broadcast (directeurs techniques, d'ingénierie et d'exploitation ; responsables projets, vidéo, informatiques, qualité, planning et financiers ; ingénieurs ; consultants, etc.) comme fournisseurs (directeurs commerciaux, chefs de produit, chefs de chantier, câbleurs, techniciens produit, prestataires free-lance, etc.) trouveront dans cet ouvrage clair et concis un véritable outil de travail pour le suivi de la conduite de leurs projets.
Le 18 septembre 1901, le tsar Nicolas II et la tsarine Alexandra Feodorovna débarquent à Dunkerque pour une visite de quelques jours en France ; l'escadre du Nord hisse le grand pavois dans la rade du port. Leur résidence est le château de Compiègne, qu'ils quittent par deux fois, pour gagner Reims et assister à des opérations militaires. Celles-ci se clôturent par l'impressionnante revue de Bétheny le 21 septembre. Cependant, derrière de si brillantes démonstrations, la diplomatie est à l'?uvre, et c'est dans le cadre somptueux mais feutré du château de Compiègne que se renforcent les liens de l'Alliance. Pour l'occasion, le palais rénové, remeublé, illuminé, retrouve son faste d'antan. Rien ne traduit mieux l'atmosphère de ce voyage que le panorama de Pavel Yakovlevitch Piassetski, qui, tel un dessin animé, livre au long de ses cent mètres, pour la première fois exposés, ces moments d'éclat et de charme. A travers des documents inédits, des souvenirs personnels des souverains et des ?uvres d'art issues de collections aussi prestigieuses que celles du musée national du château de Versailles, de l'Ermitage, de Péterhof ou de Tsarskoïe Selo, ce catalogue offre la chronique vivante du séjour qui vint sceller l'amitié franco-russe.
Résumé : "Ton papa est prêtre, ta mère, religieuse. Une révélation qui a changé la vie d'Anne-Marie. Aujourd'hui, elle a décidé de briser ce lourd secret et de partager son histoire : le récit d'une filiation taboue mais, avant tout, d'une merveilleuse histoire d'amour, par-delà les lois des hommes et de l'Eglise. Un livre pour ouvrir les yeux de tous sur le sort de ces enfants nés d'ecclésiastiques. "Laissez-leur le choix d'aimer, de se marier, d'avoir des enfants. L'Eglise n'en sera pas diminuée." "Anne-Marie Mariani lève le voile sur un sujet sensible (...) et espère faire réagir l'institution catholique sur la question du célibat des clercs." Le Monde.
Résumé : D ans une optique de synthèse globale des moyens de création, de leur gestion et de leur diffusion dans la chaîne de traitement multimédia, cet ouvrage expose la mutation observée ces dernières années au sein des infrastructures techniques des chaînes de TV ainsi que les modifications d'outils chez le téléspectateur. Des traditionnelles parties techniques (production, postproduction, distribution, diffusion, transmission et réception) aux technologies émergentes, les nouveautés sont nombreuses et touchent les domaines de l'informatique, des télécommunications et de l'audiovisuel, qui sont immanquablement voués à s'unifier. Après avoir recensé les nouvelles technologies qui pénètrent le milieu audiovisuel (traitement du signal, nouveaux codages et nouvelles normes, transmission Internet, transmission sur réseau de mobiles, transmission numérique terrestre, serveurs de stockage...), l'auteur présente les nouvelles frontières qui apparaissent au c?ur des installations techniques avec le remplacement progressif des matériels par des solutions globales. Une dernière partie présente ce que pourrait devenir le PAF du point de vue fonctionnel dans les années à venir, avec une orientation plus conceptuelle dans la répartition des rôles de chacun et une notion de rentabilité globale dans la chaîne de traitement. La phase de transition que nous traversons accroît de manière sensible la responsabilité des " designers " d'architectures fonctionnelles qui doivent trouver les interfaces nécessaires entre les différentes solutions à mettre en place.
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.
Résumé : L'aube du XVIIIe siècle, Venise brille de tous ses feux. La singularité de la cité des doges, son faste, son carnaval, ses réceptions grandioses, ses coutumes inédites ainsi que le renom de ses artistes attirent de nombreux visiteurs. On vient de toute l'Europe y écouter les opéras de Vivaldi ou de Hasse, interprétés par le castrat Farinelli ou Faustina Bordoni, assister aux spectacles qui se donnent dans la rue comme au théâtre, s'adonner au jeu, admirer les palais décorés par les plus grands peintres et sculpteurs... Forts de leur notoriété, les artistes vénitiens exportent leurs talents dans les cours d'Europe où ils reçoivent de prestigieuses commandes : Canaletto diffuse en Angleterre le goût des vedute ; les Tiepolo peignent d'immenses fresques qui décorent demeures et églises dans les Etats germaniques et à Madrid ; Pellegrini et Rosalba Carriera sont accueillis dans le Paris de la Régence. Mais peu à peu, la santé économique de celle qui fut la Dominante s'essouffle, et la Sérénissime, tout en continuant à séduire, décline lentement. En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à la République. C'est alors que naît le mythe de Venise, une Venise éblouissante jusqu'à son dernier souffle.