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Liberté, libertés, entre Europe et Méditerranée
Fabre Thierry ; Abbas Hassan ; Bahout Joseph ; Bau
PARENTHESES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782863641842
La Liberté ne surgit pas hors du temps ou de l'espace. Elle s'inscrit dans une histoire, traverse de multiples généalogies et se déploie en libertés, plus ou moins concrètes et réelles. Pour certains il ne s'agissait que de libertés " formelles", alors que pour d'autres ces libertés ont été une référence centrale à partir desquelles une véritable résistance a pu s'opérer, à travers notamment un mouvement solidaire sur l'ensemble du continent européen, dans les années soixante-dix et quatre-vingt, autour des libertés et des droits de l'Homme, et qui s'est achevée avec la chute du Mur de Berlin en 1989. Or ce qui s'est joué en Europe ne semble pas avoir eu de prolongement en Méditerranée... Pourquoi une telle dissymétrie ? La liberté n'a-t-elle pas vocation à l'universel ? Les libertés sont-elles invariablement menacées par des régimes dictatoriaux et par des mouvements politico-religieux à caractère obscurantiste ? La question de la liberté est aujourd'hui au c?ur des relations entre Europe et Méditerranée. Existe-t-il des obstacles, notamment théocratiques, qui paraîtraient insurmontables ? Comment faire face à la nouvelle donne provoquée par les actions terroristes ? La 13e édition des Rencontres d'Averroès a donné l'occasion d'approfondir ce débat. Trois tables rondes ont organisé la controverse pour dépasser les fausses évidences et les lieux communs volontiers propagés dans nos sociétés. On retrouve dans cet ouvrage les réflexions des invités des Rencontres, parfois reprises et prolongées. En trois grandes parties (Les passeurs de liberté, La liberté ou la peur ?, Demain, la liberté ?), ils poursuivent sous une forme écrite le dialogue et l'échange sur cet enjeu crucial de la liberté et des libertés entre Europe et Méditerranée.
Conflit, haine réciproque, affrontement : tels sont les termes que les médias véhiculent aujourd'hui de façon quasi exclusive quand ils en viennent à évoquer les relations Islam/Occident. Encore aggravé par les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ce phénomène de radicalisation du discours, conduisant irrémédiablement à la caricature, ne manque pas d'encourager les extrémismes, voire d'attiser la violence. Véritable poison pour les perspectives de paix, ce type de pensée binaire tend à imposer une vision du monde idéologique, éloignant les esprits de toute pensée critique. Réintroduire la complexité, interroger ces fausses évidences, c'est là l'objet de cet ouvrage, fruit de la réflexion de spécialistes du monde méditerranéen. Entre Charlemagne et Mahomet, faille irréductible ou monde commun ?, la première partie des réflexions a pour axe la généalogie des échanges politiques, culturels, intellectuels et marchands dans le monde méditerranéen. Entre islam (s) et laïcité(s), fracture durable ou convergence possible ? Une fois encore, c'est en termes de " fracture " et d'éventuelle " convergence " que se posent les relations Islam/Occident. Mais non plus du point de vue historique, cette deuxième partie abordant en effet la problématique sociopolitique qui s'impose aujourd'hui à l'organisation de la cité. Entre djihadisme et occidentalisme, nouvel affrontement des blocs ou renaissance méditerranéenne ? D'actualité plus brûlante encore, la question du djihadisme, qui clôture les débats, amène sur des terrains plus politiques, plus délicats, les mondes occidental et arabo-musulman gardant en mémoire les violences perpétrées au nom du djihad. La 15e édition des Rencontres d'Averroès a donné l'occasion d'approfondir ces questions. Les invités de ces Rencontres prolongent ici, sous une forme écrite, leurs paroles qui, sans nier les divergences, rétablissent les notions d'interaction, d'interpénétration, d'échange et de circulation entre les deux mondes, entre les deux " blocs ", entre les deux rives.
De 1994 à 2013, vingt ans se sont écoulés au cours desquels les Rencontres d'Averroès se sont affirmées comme un événement-phare, lieu d'une réflexion à la fois savante et populaire sur la Méditerranée des deux rives. Ouvrage-anniversaire, le présent opus de cette collection est le reflet d'une édition ambitieuse où chercheurs, penseurs et artistes de tous horizons ont été conviés à penser la Méditerranée depuis son héritage andalou jusqu'à son devenir, enraciné dans un présent troublé. Au sommaire de cette édition d'ampleur exceptionnelle : trois conférences - Alain de Libera, Edhem Eldem et Irène Théry - et une somme d'articles signés par les intervenants sur les thématiques des cinq tables rondes : "Athènes, Cordoue, Jérusalem. Héritage partagé ou dénié ?" qui pose la question des mémoires et de la transmission des héritages culturels ; "La Méditerranée, continent liquide ou ensemble fracturé ?" qui interroge la pertinence de cet espace pour penser le monde contemporain ; "Féminin-masculin, liberté ou/et domination ?" qui recèle des problématiques éminentes, notamment dans l'espace méditerranéen ; "Entre Europe et Méditerranée, paix impossible ou/et guerre improbable ?" qui évoque l'ensemble des zones de conflit (révolutions arabes, conflit israélo-palestinien, affrontements en Syrie) et enfin "La Méditerranée créatrice, l'art dans la Cité" qui interpelle les artistes sur le rôle qu'ils ont à jouer dans une Cité par trop soumise au retour des obscurantismes.
Résumé : Comment vivre ? Sans doute plus comme avant, si nous voulons enfin prendre la mesure des bouleversements climatiques et des métamorphoses de notre écosystème. Chaque grande région du monde est appelée à répondre à ces défis pour les années à venir. La Méditerranée de son côté, comme bio-région en devenir, nous invite à tracer d'autres chemins pour habiter le monde autrement.
Faisant suite au 1er volume de La Fabrique de Méditerranée (2019) ce deuxième opus nous emmène vers des champs de réflexion en lien avec l'actualité de cette année 2020. L'homme est la mesure de toute chose, nous apprenaient les Grecs anciens. Il semble que notre civilisation soit sortie de ses gonds. Fille de la démesure, elle nous entraîne là où nous ne voulons pas aller : bouleversement du climat, montée inexorable des eaux, extinction massive des espèces… Tous ces phénomènes sont désormais amplifiés par la course à la mondialisation. La pandémie du coronavirus, le temps de quelques mois, a tout arrêté. Et si c'était l'occasion de nous remettre en cause ? Le moment opportun pour changer nos modes de vie ? Ce livre à plusieurs voix nous interroge et nous invite à tracer enfin des limites, à l'échelle de notre milieu du monde, de notre bio-région méditerranéenne, fragile et singulière. Ou comment retrouver le sens de la mesure, face à la démesure du monde qui vient
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Résumé : Sadik Jalal Al-Azm est l'un des grands intellectuels du monde arabe et l'un des plus éminents représentants du courant laïque. Son nom a souvent défrayé la chronique de la censure. Le présent ouvrage rassemble plusieurs textes. Le premier relate son parcours autobiographique et son itinéraire intellectuel. Dans le deuxième, l'auteur nous fait part de ses sentiments et réflexions au moment de l'attaque du 11 septembre et examine les réactions du monde arabe face à cet événement. Dans le troisième, Al-Azm livre une analyse de l'affaire Rushdie sous l'angle des conséquences inattendues de la mondialisation sur les débats intellectuels et la réception de la littérature. La dernière étude contient une critique argumentée du livre d'Edward Saïd, L'Orientalisme. Al-Azm souligne la tendance de ce dernier à essentialiser l'Occident de la même façon que les orientalistes ont essentialisé l'Orient.
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
La terre est le matériau de construction le plus répandu dans le monde : la très grande majorité de l'habitation humaine l'utilise. Depuis les exemples vernaculaires qui cumulent des siècles d'expériences et un savoir-faire très élaboré, jusqu'aux réalisations contemporaines qui intègrent un réel degré de sophistication et une recherche technique très poussée, la construction en terre révèle la richesse et la variété de son potentiel tout en s'adaptant à des contextes très variés. Ce traité a l'ambition de servir de manuel pratique et didactique. Il s'adresse à tous les acteurs des projets de construction : décideurs, planificateurs, conducteurs de travaux, architectes, ingénieurs, entrepreneurs, maçons, mais aussi étudiants et chercheurs. Les 600 illustrations assurent une parfaite lisibilité pour tous les intervenants dans l'acte de bâtir.