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Nouvelle revue de psychosociologie N° 15, Printemps 2013 : La psychosociologie du travail. Perspecti
Lhuilier Dominique ; Andrade de Barros Vanessa ; N
ERES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782749237268
Extrait de l'introduction de Dominique Lhuilier, Vanessa Andrade de Barros et José Newton Garcia de AraujoCe numéro de la Nouvelle revue de psychosociologie est issu du premier colloque international de psychosociologie du travail organisé à l'université fédérale de Minas Gérais au Brésil les 12, 13 et 14 avril 2012.Ce projet de colloque est né de la collaboration engagée durant l'année précédente entre l'équipe du Laboratoire d'enseignement, recherche et intervention en psychologie du travail de l'université fédérale de Minas Gérais au Brésil et le groupe de recherche en psychosociologie du travail du Centre de recherche sur le travail et le développement au Conservatoire national des arts et métiers en France. La convergence de nos travaux respectifs comme notre intérêt partagé pour l'approfondissement des fondements théoriques et méthodologiques de la psychosociologie du travail nous ont conduit à bâtir ensemble le programme de ce colloque visant à mieux connaître et mettre en débat les élaborations actuelles en recherche et intervention contribuant à développer cette orientation.Organisé par Vanessa Andrade de Barros et José Newton Garcia de Araujo à qui nous devons le succès de cet événement, ce colloque s'inscrit aussi dans une histoire, celle des nombreux colloques internationaux de psychosociologie et sociologie clinique portés par eux et leurs collègues dans cette même université fédérale de Minas Gérais et qui ont réuni, chaque fois, un nombre considérable d'étudiants, d'enseignants, de chercheurs et de praticiens. On y retrouve le souci de la dimension internationale qui permet de prendre en compte la diversité des situations sociohistoriques et de renouveler nos analyses au prisme de ces comparaisons et débats, et l'ouverture à la pluridisciplinarité dans le champ des sciences humaines et sociales.Ce premier colloque de psychosociologie du travail a lui aussi privilégié cette double ouverture en mettant au coeur des échanges la question du travail sous ses différentes formes dans des contextes socio-économiques et historiques contrastés et en poursuivant les dialogues entre les différents courants de la clinique du travail, ici plus particulièrement la psychodynamique du travail, la clinique de l'activité et l'ergologie.Ces différents courants, issus de traditions épistémologiques, disciplinaires différentes, ont des fondements partagés, mais aussi des divergences qui doivent être objets de débats, ce qui suppose d'en créer les conditions. La Nouvelle revue de psychosociologie a déjà oeuvré en ce sens, à travers son numéro sur les «Cliniques du travail» en 2006; de même que l'ouvrage collectif Clinicas do Trabalho, réalisé sous la direction de Bendassolli et Soboll, et publié par les éditions Atlas à SLa psychosociologie est souvent peu connue des autres cliniques du travail et, à l'évidence, des flous, voire des malentendus mériteraient d'être levés. Mais ici, nous avons privilégié un autre objectif: l'étude des recherches et interventions en psychosociologie quand elles mettent au centre de leurs élaborations et actions la question du travail. Cela suppose de clarifier nos conceptions du travail et ses modes d'approche.Un travail conceptuel est en effet indispensable, non pas pour alimenter l'illusion d'une capture du réel par le concept ou pour instituer un concept décrété seul valide et légitime, autorisant seulement ses applications (sur le modèle du «one best way» taylorien). Le concept est un instrument de pensée et d'action qui meurt quand il n'est pas développé par et dans ses usages. Le terme de travail est en effet polysémique, y compris chez les psychosociologues, et il convient de le reconnaître pour éviter son incarcération dans des doctrines.Nous avons donc exploré, dans nos débats, les fondements de la psychosociologie du travail et les ressources qu'elle mobilise dans l'élaboration théorique et clinique. Et on peut dire que ce colloque a établi les bases pour la construction d'un champ de recherche spécifique dans la psychosociologie, celui du travail.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Ce texte propose une approche psychanalytique de l'arrogance, considérée à la fois comme une pathologie du narcissisme et comme le révélateur des relations de domination. Sont donc explorés les domaines de l'intime, de l'individuel, mais aussi du groupal, du social, au travers de l'étude d'événements contemporains, de personnages historiques et littéraires. Le fait d'articuler ces différents champs constitue tout l'intérêt de cette notion d'arrogance. C'est donc une vaste étude, qui confine à la recherche d'exhaustivité des occurrences de l'arrogance, trouvée aussi bien chez l'enfant que chez l'adolescent, le chef d'entreprise, le criminel, le dirigeant politique. Cet ouvrage est d'une très grande nouveauté dans le champ de la recherche psychanalytique. Il se démarque de par ses qualités d'ouverture, ses analyses liées à l'actualité et son canevas littéraire.
Résumé : La sublimation ? la dérivation des pulsions vers des objets non sexuels, socialement valorisés ? est un concept psychanalytique insatisfaisant : depuis 1905 que Freud l'a décrite, on ne voit clairement ni son mécanisme ni sa genèse. Le "personnage" en question est donc d'abord l'auteur, en quête du concept. Mais c'est aussi, c'est surtout, le Léonard de Freud, le Monsieur Teste de Valéry, le Richard III de Shakespeare, le Valéry de Pontalis, sans oublier ces femmes "à passions élémentaires, enfants de la nature qui refusent d'échanger le matériel contre le psychique" : autant de personnages vivant d'une vie intermédiaire, mi-héros de papier, mi-personnes réelles. Mathilde Girard fragmente ainsi le concept de sublimation en petites quantités ? rencontres, parcours croisés, passions discrètes, dérives nouvelles. Elle en étudie la survenue, l'activité : quand ? de quelle manière ? Pourquoi chez l'un et pas chez l'autre, pourquoi chez ce personnage qui est "souvent un homme, et même un homme génial"? "Dans son génie, il ressemble à l'enfant qu'il était, qu'il a gardé en lui. Il fait des projets, des croquis d'espaces, des dessins d'oiseau. Parfois il part dans ses pensées pendant longtemps. Il s'abstrait. Il s'excepte du monde." Ce livre est l'histoire d'un personnage passionnel qui se heurte exemplairement à nos raisons culturelles.
Quelles traces les expériences ludiques laissent-elles dans la personnalité ? Quelle place le jeu a-t-il dans le travail auprès de tout patient, quel que soit son âge ? Comment et à quelles conditions les caractéristiques ou les ingrédients du jeu (plaisir, humour, surprise, étonnement, métaphore, faire semblant, théâtralisation...) sont-ils utiles dans les pratiques ? Cet ouvrage traite la question du devenir et des traces des expériences ludiques infantiles dans la subjectivité. Les auteurs explorent les enjeux et les fonctions du ludique, chez le bébé, l'enfant, et tout au long de la vie. Ils mettent en évidence la façon dont le jeu est essentiel à la vie et à la croissance mentale. Le "moi ludique" est à la source de la créativité en général, permet d'affronter et de dépasser les tourments, les traumatismes, il est le garant de l'espoir, de la confiance en soi et de la confiance dans le monde. Il est essentiel au travail du parent, comme du soignant, du psychanalyste, de l'éducateur, du pédagogue, de tous ceux qui ont la responsabilité d'aider un autre (ou plusieurs autres) à grandir. Différents contextes psychopathologiques, différentes formes de souffrance psychique, à tous les âges, sont issus d'expériences ludiques infantiles qui ont manqué ou ont été empêchées. Le soin psychique psychanalytique consiste à retrouver les conditions de possibilité du ludique.
Rejet du « réel » au profit du « virtuel », banalisation de la violence, perte de légitimité des figures de l'autorité, montée des diverses toxicomanies, attitudes inédites face à la procréation comme face à la mort, nouvelles formes de libertinage, difficultés d'une jeunesse sans perspectives, multiplication spectaculaire des états dépressifs... la liste est longue des changements récents qui témoignent d'une évolution radicale des comportements des individus et de la vie en société. Et qui provoquent une véritable crise des repères suscitant le désarroi des humains, à commencer par ceux qui font profession d'éduquer, de soigner ou de gouverner leurs semblables. C'est à une véritable mutation à la fois de la subjectivité et de l'existence collective que nous assistons aujourd'hui; où l'on voit apparaître ce que l'on peut déjà appeler, avec Charles Melman, « la nouvelle économie psychique ». Son moteur n'est plus le désir mais la jouissance. L'homme du début du XXIe siècle est sans boussole, sans lest, affranchi du refoulement, moins citoyen que consommateur, un « homme sans gravité », produit d'une société libérale aujourd'hui triomphante, qui semble n'avoir plus le choix: il est en quelque sorte sommé de jouir.