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Les relations franco-chinoises au vingtième siècle et leurs antécédents
CESARI/VARASCHIN
PU ARTOIS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782910663872
Ce colloque est le pendant, organisé par les historiens de l'université d'Artois, du recueil: Christian Morzewski et al., Les écrivains français et la Chine (Arras, Artois Presses Université, 2001). Puissances moyennes géographiquement éloignées l'une de l'autre, la Chine et la France n'ont pas entretenu de relations privilégiées au XXe siècle. Le commerce entre les deux États est demeuré modeste, et quels que soient les régimes, leur collaboration politique, jamais exempte d'arrière-pensées de part et d'autres, se limite à quelques épisodes. Néanmoins, dans certains domaines et dans quelques conjonctures précises, les relations franco-chinoises ont acquis une véritable consistance. Divisé en trois parties thématiques (Contacts culturels et sociaux aux époques moderne et contemporaine; Approches économiques; Relations inter-étatiques), le recueil aborde les questions suivantes: transmission des sciences et des techniques entre Chine et Europe à l'époque moderne, "interprétation de la Chine" à l'intention du public français aux époques moderne et contemporaine; l'impérialisme français en Chine et en Indochine, conçue comme porte d'entrée en Chine; entreprises françaises en Chine (Banque de l'Indochine, soierie lyonnaise, Électricité de France); impact des guerres du XXe sur les relations franco-chinoises (Guerres mondiales, guerre d'Indochine); relations économiques et politiques franco-chinoises depuis la reconnaissance diplomatique de la RPC par la France en 1954.
Est-ce toi ? ce corps en retard et pénétrant, la voix sans prières pour trancher, qui s'avance à dessiner quelque part entre tous un signe lisible et qui demeure, dans toute sa fraîcheur, un visage ressemblant." Ce livre naît de la contemplation d'une fresque, dans une chapelle reculée de Corse. La silhouette d'un homme s'en détache, entièrement peinte de la couleur de son sang. C'est là le début d'un voyage, en une terre ancienne, où l'on marche longtemps après ceux qui ont y vécu et se sont perdus, à la recherche d'une couleur ou d'un visage, sur les traces dune enfance, à la poursuite d'un souvenir ou d'une illumination. Le dépouillement et la nudité du corps, comme rendu à son origine, inaccessible, la langue corse les dira ainsi : in cristu.
Le 29 juillet 1972, la Cour suprême fédérale déclare par l'arrêt Furman la peine de mort inconstitutionnelle. Isabelle Cesari analyse les contradictions de la juridiction relative aux mineurs délinquants. C'est le fonctionnement même de la société américaine dans son intégralité qui est remis en question à travers l'étude historique et sociologique des causes de la délinquance. Les mineurs délinquants et la peine de mort aux États-Unis, réquisitoire sans concession, ouvre le dossier d'une justice à deux vitesses, qui condamne toujours les plus défavorisés aux peines les plus lourdes.
Deuxième religion dans le monde, l'islam serait-il devenu le principal ennemi de l'Occident? Perçu comme la religion des déshérités, il est également un puissant moyen de contestation politique. A l'heure où les bruits et les fureurs de la crise algérienne atteignent de plein fouet l'hexagone, il est tentant de continuer à associer l'islam à l'étranger, alors que plus de deux millions de musulmans sont désormais des citoyens français. De là à considérer cette religion comme une étrangeté, voire une incongruité, le pas est souvent vite franchi. Les discours et les prises de position positifs, ou négatifs, en tout cas toujours passionnés, construisent une image de l'islam au mieux exotique, au pire menaçant et "criminogène". De dangereux glissements de sens conduisent à amalgamer complaisamment islam, intégrisme, terrorisme et banlieues. Ce livre démonte les mécanismes anxiogènes à propos de l'islam en mettant en lumière les raisons internationales mais aussi spécifiquement françaises qui attisent la peur et contribuent à diaboliser le musulman: d'un côté, tout un imaginaire lié au passé colonial; de l'autre, une crise des valeurs fondatrices de la modernité qui favorisent toutes les expressions particularistes.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
De Gaulle, Vendroux, la Résistance, autant de figures et de thèmes connus et méconnus. Le colloque qui s'est tenu à Calais en 2010 les aborde et apporte sa pierre au grand édifice de l'histoire. La Résistance dans le Nord de la France, le Gaullisme et les attaches du Général et de son épouse Yvonne Vendroux à la région, à Calais, à Boulogne étaient au coeur de ces journées. Cette publication s'adresse donc à un public élargi tant les aspects évoqués sont variés. Comment la Résistance se met en place dans le Pas-de-Calais ? Comment ces thèmes ont-ils été évoqués dans les manuels scolaires ? Quels itinéraires pour De Gaulle et la famille Vendroux dans cette période et après ? Qu'en est-il resté politiquement ? Quelles visions les musées régionaux nous offrent-ils ?
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.