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Les modalités en latin. Colloque du Centre Alfred Ernout, Université de Paris IV, Paris, 3-5 juin 19
Fruyt Michèle ; Moussy Claude
SUP
30,00 €
Épuisé
EAN :9782840501916
Les modalités sont abordées à la fois dans la perspective de la linguistique générale et dans celle de la linguistique latine. La modalité concerne la théorie de l'argumentation, la logique : on développe une réflexion sur les concepts de " possible " et " impossible " et leur réalisation en latin, le statut de la modalité négative, considérée comme une modalité originale et non comme le reflet de la modalité affirmative, ainsi que sur les modes (indicatif, subjonctif, optatif). L'analyse porte également sur telle modalité dans tel type de texte latin : la modalité d'obligation chez Plaute, la modalité appréciative des uerba sentiendi en incise chez les historiens, les modalités épistémique, appréciative, injonctive dans les textes médicaux. Une part importante est, de manière attendue, dévolue aux verbes de modalité en latin (nequeo, debeo, etc.) : comment ont-ils été amenés à exprimer la modalité ? Sont-ils des modaux ou des semi-modaux ? Certains adjectifs latins déverbatifs expriment différentes modalités (notamment les adjectifs en -bilis) et il en est de même pour certains adverbes. Les modalités, enfin, sont traitées sous l'angle de différents problèmes syntaxiques, notamment la syntaxe et la sémantique des propositions subordonnées finales en ut, des énoncés contenant des interjections. Elles sont, enfin, analysées au sein du langage onirique.
Comprendre les mécanismes de l'évolution linguistique est l'une des grandes problématiques de la linguistique contemporaine. Les données fournies par les adverbes latin permettent d'éclairer ce domaine : elles sont étudiées ici d'un point de vue lexical, morpho-syntaxique et sémantique, avec une attention toute particulière accordée aux processus de grammatisation.
Le présent ouvrage représente les actes d'un colloque intitulé "La quantification en latin" qui s'est tenu à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) les 5-7 juin 2006. En entendant la quantification au sens étroit ou large, les articles abordent des questions variées, inspirées des concepts de la linguistique contemporaine, pour étudier les faits en latin en synchronie aussi bien qu'en diachronie.
20 termes latins essentiels pour la langue latine et la société romaine sont analysés sous tous les aspects linguistiques depuis le latin archaïque jusqu'aux langues romanes. Par leur pérennité culturelle et linguistique, ils sont toujours au fondement de notre société contemporaine, avec quatre domaines centraux : linguistique, littéraire, social et moral pour le jugement collectif sur l'individu, et politique. L'emploi de l'analyse sémique (C. Moussy) et de l'analyse lexématique (B. García-Hernández) est une originalité notable.
Cet ouvrage donne pour la première fois une liste complète des noms des animaux aquatiques en latin (notamment chez Pline l'Ancien, Ovide, Ausone) classés selon la zoologie moderne : poissons, crustacés, mollusques, éponges, oursins, étoiles de mer, vers, mammifères marins et "monstres" marins. Ils sont traités de manière pluridisciplinaire : traits saillants de la dénomination (cognition), attestations, formation du terme (emprunté, hérité, de date latine, suffixation) avec de nouvelles étymologies. Un exceptionnel tableau synoptique et deux index donnent les noms latins, français, anglais, italiens, allemands et les noms scientifiques de Linné. Le transfert métaphorique dénominatif est dominant à partir des entités terrestres perçues comme ressemblantes. Les animaux aquatiques jouent un grand rôle (cf. topoï et proverbes) : gastronomie, médecine, religion, aquaculture, ostréiculture, surpêche, disparités économiques des consommateurs.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.