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Les grands ensembles. Une histoire qui continue...
Tomas François ; Blanc Jean-Noël ; Bonilla Mario
PU SAINT ETIENN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782862722603
Parmi les formes urbaines qui ont été mobilisées pour produire de la ville, il y en a peu qui aient si brutalement modifié les paysages urbains et autant suscité de réactions et d'écrits contradictoires. En fait, si on a beaucoup écrit sur les grands ensembles ce fut le plus souvent en fonction de perceptions passagères, soumises aux conjonctures et aux humeurs du moment. Autant dire que, même si la plupart des auteurs reconnaissent qu'une partie du XXe siècle (les années 1950 et 1960) peut à juste titre être qualifiée en France d'ère des grands ensembles, on tes connaît mal car ce n'est le plus souvent qu'au travers de clichés. Ce livre prétend bousculer quelque peu les idées toutes faites qui courent encore sur les grands ensembles et qui ont conduit à leur appliquer une politique dite de la ville qui a surtout contribué à les rejeter un peu plus en dehors de la ville. Les auteurs ont d'abord recouru de manière conjointe aux méthodes de diverses disciplines qui ont malheureusement souvent le tort de travailler séparément : l'histoire, l'architecture, l'urbanisme, la géographie et la sociologie. Ils ont ensuite croisé les analyses générales et comparatives avec des monographies concrètes à l'occasion desquelles ils se sont efforcés de mettre en évidence les stratégies des acteurs sociaux en fonction de conjonctures mouvantes. Leur objectif c'est de montrer que les grands ensembles n'ont pas été faits pour tes pauvres, qu'ils sont plus divers qu'on ne le croit, que leur évolution récente n'est surtout pas uniforme et que leur histoire est loin d'être terminée. Il est temps, en fait, d'en finir avec les clichés, en admettant par exemple qu'il n'est pas contradictoire de procéder à la démolition, partielle ou totale, de certains d'entre eux tout en envisageant la patrimonialisation de certains autres.
Bonilla Mario ; Tomas François ; Vallat-Fabre Dani
Entre 1790 et 1793, la ville de Saint-Etienne mettait en place un lotissement en damier qui allait lui permettre de passer, en un quart de siècle, du statut de bourgade aux rues tortueuses à celui d'une ville moderne avec des rues larges et des îlots rectangulaires se remplissant à un rythme fantastique. La croissance exemplaire de cette "ville champignon" bénéficiant au XIXe siècle d'un développement minier et industriel unique par son ampleur, peut être suivi à travers un ensemble très riche de cartes et plans auxquels s'ajoutent de remarquables gravures. Depuis les dessins à la plume sur carton toile, les plans aquarelles, les lithographies, gravures, esquisses au fusain, en passant par les photographies aériennes pour arriver à l'image numérique transmise par le satellite Spot, c'est un vaste panorama des modes et techniques de représentation de la ville qui est proposé sous la forme de grandes reproductions en quadrichromie rendant compte de la beauté des couleurs, des textures, des matières de ces documents dits techniques. En contre-point de cette représentation plane et abstraite de la ville, Jean-Louis Schoellkopf nous propose une suite de "portraits d'intérieurs" qui nous permet, cette fois, d'entrer dans l'intimité de ces appartements stéphanois dont l'espace est souvent la résultante directe de décisions d'urbanistes ou de types architecturaux bien datés. Une démarche patiente qui lui a permis d'approcher la familiarité des lieux, un processus méthodique et rigoureux qui rend possible la lecture comparative des espaces, apportent une contribution riche et sensible à la perception multiple que l'on peut avoir de l'architecture de la ville (photo ci-dessus). Complétant ainsi une très belle série de photographies prises d'hélicoptère par Alain Fayard, c'est une vision à la fois aérienne et intimiste qui est proposée. Renouvelant plus de trois siècles après, le rêve de l'écrivain espagnol Velez de Guevara, nous pouvons, tout comme son "diable boiteux", survoler les toits et les soulever pour regarder les familles dans leurs logements.
La spécialité de la réanimation est une discipline jeune, née dans les années 1950, la dénomination de médecine intensive-réanimation pour les services médicaux étant récente. Elle est marquée par des évolutions techniques incessantes, tout en étant soumise à de fortes demandes sociétales. Symbolisant à la fois la performance et la toute-puissance médicales aux yeux du public, cette spécialité soulève de nombreuses questions éthiques parmi les patients, leurs proches et parmi les professionnels. La réalité d'une clinique confrontant quotidiennement à la vie, la survie et la mort conduit les professionnels de ces services à s'ouvrir à d'autres disciplines pour préserver le sens du soin et son humanité. Les auteurs font le point sur ces enjeux contemporains en s'appuyant sur leur expertise en tant que réanimateurs polyvalents ou spécialisés, soignants, ou psychologues cliniciens. Ils approchent ces questions en croisant les regards sur le vécu émotionnel et psychique des professionnels, celui des patients ou celui des familles. Une grande variété de situations sont abordées, reflétant la réalité des services, depuis la greffe et la dialyse, le vécu de conscience altérée, l'état de coma, de réveil, à la mort cérébrale ou au don d'organe. Sont également mises en avant les évolutions récentes que sont les consultations post-réanimation ou l'ouverture en continu des services aux visites des proches. Pour répondre au mieux aux besoins des patients et de leurs proches, parvenir à allier la qualité technique et la qualité humaine des soins, les professionnels de la médecine intensive se doivent d'interroger sans cesse leur fonctionnement et l'organisation de l'accueil des services. Ce livre leur propose des repères pour veiller aux modalités d'un accompagnement toujours singulier.