Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Cartes et Plans. Saint-Etienne du XVIIIe siècle à nos jours, 200 ans de représentation d'une ville i
Bonilla Mario ; Tomas François ; Vallat-Fabre Dani
PU SAINT ETIENN
44,00 €
Épuisé
EAN :9782862723792
Entre 1790 et 1793, la ville de Saint-Etienne mettait en place un lotissement en damier qui allait lui permettre de passer, en un quart de siècle, du statut de bourgade aux rues tortueuses à celui d'une ville moderne avec des rues larges et des îlots rectangulaires se remplissant à un rythme fantastique. La croissance exemplaire de cette "ville champignon" bénéficiant au XIXe siècle d'un développement minier et industriel unique par son ampleur, peut être suivi à travers un ensemble très riche de cartes et plans auxquels s'ajoutent de remarquables gravures. Depuis les dessins à la plume sur carton toile, les plans aquarelles, les lithographies, gravures, esquisses au fusain, en passant par les photographies aériennes pour arriver à l'image numérique transmise par le satellite Spot, c'est un vaste panorama des modes et techniques de représentation de la ville qui est proposé sous la forme de grandes reproductions en quadrichromie rendant compte de la beauté des couleurs, des textures, des matières de ces documents dits techniques. En contre-point de cette représentation plane et abstraite de la ville, Jean-Louis Schoellkopf nous propose une suite de "portraits d'intérieurs" qui nous permet, cette fois, d'entrer dans l'intimité de ces appartements stéphanois dont l'espace est souvent la résultante directe de décisions d'urbanistes ou de types architecturaux bien datés. Une démarche patiente qui lui a permis d'approcher la familiarité des lieux, un processus méthodique et rigoureux qui rend possible la lecture comparative des espaces, apportent une contribution riche et sensible à la perception multiple que l'on peut avoir de l'architecture de la ville (photo ci-dessus). Complétant ainsi une très belle série de photographies prises d'hélicoptère par Alain Fayard, c'est une vision à la fois aérienne et intimiste qui est proposée. Renouvelant plus de trois siècles après, le rêve de l'écrivain espagnol Velez de Guevara, nous pouvons, tout comme son "diable boiteux", survoler les toits et les soulever pour regarder les familles dans leurs logements.
Parmi les formes urbaines qui ont été mobilisées pour produire de la ville, il y en a peu qui aient si brutalement modifié les paysages urbains et autant suscité de réactions et d'écrits contradictoires. En fait, si on a beaucoup écrit sur les grands ensembles ce fut le plus souvent en fonction de perceptions passagères, soumises aux conjonctures et aux humeurs du moment. Autant dire que, même si la plupart des auteurs reconnaissent qu'une partie du XXe siècle (les années 1950 et 1960) peut à juste titre être qualifiée en France d'ère des grands ensembles, on tes connaît mal car ce n'est le plus souvent qu'au travers de clichés. Ce livre prétend bousculer quelque peu les idées toutes faites qui courent encore sur les grands ensembles et qui ont conduit à leur appliquer une politique dite de la ville qui a surtout contribué à les rejeter un peu plus en dehors de la ville. Les auteurs ont d'abord recouru de manière conjointe aux méthodes de diverses disciplines qui ont malheureusement souvent le tort de travailler séparément : l'histoire, l'architecture, l'urbanisme, la géographie et la sociologie. Ils ont ensuite croisé les analyses générales et comparatives avec des monographies concrètes à l'occasion desquelles ils se sont efforcés de mettre en évidence les stratégies des acteurs sociaux en fonction de conjonctures mouvantes. Leur objectif c'est de montrer que les grands ensembles n'ont pas été faits pour tes pauvres, qu'ils sont plus divers qu'on ne le croit, que leur évolution récente n'est surtout pas uniforme et que leur histoire est loin d'être terminée. Il est temps, en fait, d'en finir avec les clichés, en admettant par exemple qu'il n'est pas contradictoire de procéder à la démolition, partielle ou totale, de certains d'entre eux tout en envisageant la patrimonialisation de certains autres.
Terenci Moix (1942-2003) publie à la fin des années 60 des romans qui firent révolution dans le monde des Lettres catalanes. Puis, à partir de 1983, cet " enfant terrible " offre aux lecteurs de langue castillane une longue série de best-sellers. Quant à ses Mémoires, elles se lisent avec autant de plaisir que ses œuvres de fiction. Doté d'une imagination fertile, d'un solide sens de l'humour, fin observateur du monde qui l'entoure, cinéphile, fervent admirateur des films d'Hollywood, passionné par l'Egypte, par les mythes qui ont bercé son enfance, par l'univers des BD, amoureux de Barcelone, Terenci Moix mêle de main de maître dans ses écrits dépouillement et baroque, réel et imaginaire...