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Famille, violence et christianisation au Moyen Age. Mélanges offerts à Michel Rouche
Aurell Martin ; Deswarte Thomas
SUP
36,00 €
Épuisé
EAN :9782840503606
Le Haut Moyen Âge est né des rapports complexes entre Romanité et Germanité. Le choc des deux civilisations se décline de multiples façons, de l'affrontement le plus impitoyable jusqu'à la collaboration et au mimétisme les plus étroits. D'un côté, des Latins maîtrisant l'écrit et éduqués dans la rhétorique, cultivateurs sédentaires habitués à la négociation, christianisés dans la foi nicéenne. De l'autre, des tribus, nomades et prédatrices, dont la culture est avant tout guerrière et la religion païenne ou, si christianisation il y a, arienne. L'organisation de la famille est aussi différente entre des sociétés chrétiennes où le père représente la loi et la mère la miséricorde, et un monde matrilinéaire générateur d'agressivité. Il en va de même avec la vie religieuse : la sainteté chrétienne est rarement compatible avec la sacralité et le panthéisme païens donnant libre cours à toutes les violences sacrificielles ou rituelles. Acculturation, parenté, féminité, sacralité, conflictualité, sexualité autant de thèmes explorés - et souvent ouverts - par les travaux pionniers de Michel Rouche. Ses collègues, élèves et amis poursuivent ici, en une quarantaine d'études, sa réflexion, dans un volume capital pour notre compréhension du Haut Moyen Âge et de ses prolongements.
Résumé : Convoitée pour son vaste héritage, qui s'étend de la Loire aux Pyrénées et de l'Atlantique à l'Auvergne, Aliénor d'Aquitaine a marqué le XIIe siècle de son empreinte. Deux fois reine, mère de onze enfants, infatigable voyageuse qui parcourt l'Occident et le Proche-Orient jusqu'en Terre sainte, active politicienne qui fomente une révolte contre son second époux, Henri II d'Angleterre, captive pendant quinze ans, son destin est en tous points hors norme. Devenue veuve, elle s'attache à défendre le pouvoir de ses fils, le célèbre Richard Coeur de Lion, puis Jean sans Terre. Si la disparition d'Aliénor d'Aquitaine signe la fin de l'empire Plantagenêt, son personnage de femme puissante et insoumise à l'exceptionnelle longévité, entouré d'une persistante légende noire, n'a jamais cessé de fasciner.
Résumé : Arthur fut-il un chef de guerre celte combattant, vers 600, les envahisseurs anglo-saxons de la Grande-Bretagne, ou bien une divinité païenne, assimilée par sa force colossale à l'ours ? Les historiens peinent à répondre. Ce n'est, en effet, qu'à partir du IXe siècle qu'Arthur devient un personnage "historique" dont les chroniques latines font un paladin de la résistance des Bretons de l'île contre les Germains venus du continent. Trois siècles plus tard, Arthur devient, outre le roi de la Grande-Bretagne, le conquérant du nord de l'Europe. La légende connaît ensuite un engouement sans précédent dans le nord de la France. Chrétien de Troyes et d'autres romanciers la reprennent dans leurs fictions peuplées de fées, ogres et autres nains. Merlin l'Enchanteur et les chevaliers de la Table ronde y occupent les premiers rôles. En revisitant la légende arthurienne, Martin Aurell explore le terreau social où elle naît et se développe. Croisant fiction et réalité, il traque l'instrumentalisation politique et religieuse d'un récit imaginaire populaire, mais bien ancré dans la plus réelle des histoires.
Professeur d'histoire du Moyen Age à l'université de Poitiers, membre de l'Institut universitaire de France, Martin Aurell dirige la revue Cahiers de civilisation médiévale. Il est notamment l'auteur chez Fayard du Chevalier lettré (2011).
Par son union avec Aliénor d'Aquitaine en 1152, le jeune héritier du trône d'Angleterre, Henri II, contrôle un vaste territoire: de l'Écosse aux Pyrénées, de l'Irlande au Limousin, l'empire des Plantagenêt vient de naître. En trois générations, de 1154 à 1224, celui-ci s'impose sur l'échiquier européen comme un partenaire aussi inévitable que menaçant. Mais ce géant a des pieds d'argile. Chevauchant plusieurs mers, l'Empire est un assemblage de comtés, de marches et de duchés entre les mains d'une noblesse toujours prompte à la révolte quand il s'agit de sauvegarder ses prérogatives. Pour contrôler cet espace politique disparate - quoi de commun en effet entre des Irlandais, des Bretons ou des Aquitains? -, Henri II instaure un Etat bureaucratique en s'appuyant sur des clercs cultivés et des chevaliers courtois. Avec eux, il fabrique de toutes pièces la légende Plantagenêt, s'invente des ancêtres aussi peu crédibles qu'Arthur, le célèbre roi celte. Dans une étude passionnante et neuve, Martin Aurell restitue toutes les facettes de cet Empire d'une modernité étonnante, sans jamais perdre de vue sa dimension dramatique. Il montre toute l'étendue de l'habileté politique d'Henri II, doué pour son métier de roi mais incapable de faire taire les passions familiales. Car les Plantagenêt sont aussi l'exemple d'une humanité impossible: les coulisses du pouvoir offrent le spectacle d'une famille déchirée dont les fils - Richard C?ur de Lion ou Jean sans Terre - vouent à leur père une haine implacable. Ce combat des Atrides qui inspira Shakespeare ne connaît pas de répit. Le sang coule: ainsi le meurtre atroce de Thomas Becket, l'archevêque de Canterbury qui refuse la collusion de l'Église avec le politique. L'ambition capétienne précipitera la chute de l'empire. Quand, en 1224, la veuve de Jean sans Terre aide Louis VIII à s'emparer du Poitou, il ne reste plus des principautés continentales que la seule Gascogne, autant dire une peau de chagrin.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...