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Eustache Le Sueur. Musée de Grenoble, 19 mars - 2 juillet 2000.
Brejon de Lavergnée Barbara ; Lemoine Serge ; Méro
RMN
28,97 €
Épuisé
EAN :9782711840120
Surnommé le " Raphaël français ", membre de l'Académie royale de peinture, Eustache Le Sueur (Paris 1616-1655) est une figure majeure de l'art classique. Sa brève carrière (environ vingt ans) est jalonnée de nombreuses et importantes commandes : son talent est reconnu par une clientèle privée aussi bien que par la Cour et par le Roi lui-même. D'abord tributaire de l'exubérance décorative de Simon Vouet, son style devient ensuite plus sévère et se révèle dans la logique, la rigueur géométrique et la clarté sous l'influence de Poussin et de Raphaël. L'architecture remplit une fonction essentielle dans la construction de ses tableaux qu'il fait précéder de nombreux dessins, où il étudie avec soin compositions et figures. Quelque cent créations majeures de l'artiste, issues de collections internationales sont regroupées composant un ensemble significatif d'importance pour la première fois présenté au public. Le catalogue présente une iconographie complète et les études d'auteurs spécialisés.
Résumé : Qui ne connaît, au moins par leur riche iconographie, les célèbres cornettes des Filles de la Charité ? Fondée par saint Vincent de Paul et Louise de Marillac au xviie siècle, la petite communauté parisienne a rapidement gagné la France des villes et des villages pour devenir la principale congrégation de soeurs actives à la fin de l'Ancien Régime. " La rue pour cloître " : telle était la règle de vie originale de ces femmes, ni cloîtrées ni mariées mais célibataires vouées au service des pauvres. Après un premier tome consacré à la période moderne, Matthieu Brejon de Lavergnée aborde ici les deux siècles suivants, entre Révolution française et Deuxième Guerre mondiale. " Le temps des cornettes " : c'est celui d'un nouveau contrat social entre Etats et Eglises pour répondre aux pauvretés de l'âge industriel comme à la forte demande d'éducation, de santé et de loisirs des sociétés urbanisées. Sensibles à la conjoncture politique, les Soeurs de Saint-Vincent-de-Paul connaissent aussi exil et martyre en France, au Mexique ou en Chine. L'échelle des cornettes est désormais globale, de l'Europe à ses espaces coloniaux comme aux nouveaux mondes américains. Missionnaires, elles exportent un culte marial si français depuis les apparitions de Catherine Labouré en 1830. Mais encore institutrices, infirmières, éducatrices ou syndicalistes, elles accompagnent les nouveaux fronts de la professionnalisation féminine au xxe siècle. Elles contribuent ainsi à redessiner les rapports de genre au sein de sociétés dures aux femmes. Féministes, les bonnes soeurs ? La question mérite d'être posée. C'est tout l'intérêt de cet ouvrage, appuyé sur de riches archives, que d'évoquer avec rigueur le rôle capital joué par des générations de femmes qui ont lié horizon spirituel et travail social. Matthieu Brejon de Lavergnée est agrégé et docteur en histoire, maître de conférences habilité à la Sorbonne. Il est spécialiste d'histoire sociale et religieuse, et s'attache en particulier à une histoire de la charité, de la philanthropie et de l'assistance.
L'"union du Trône et de l'Autel" est une formule devenue banale à force d'être répétée pour désigner les relations entre pouvoir politique et pouvoir religieux sous la Restauration. Or de nombreuses tensions demeurent, trop souvent occultées ou sous-estimées. L'ouvrage reprend donc le dossier à la lumière du renouveau historiographique dont jouit aujourd'hui la Restauration. Ainsi, les problèmes administratifs qui se posent durant cette période, tels que le financement public des cultes, la création d'un ministère dédié aux affaires religieuses, ou encore la formation des rabbins sous tutelle de l'État, ont une résonance polémique qui n'a pas perdu toute actualité. Les questions mémorielles constituent aussi un enjeu prépondérant des relations entre politique et religion: commémorations du régicide de 1793, ordonnancement protocolaire des messes du Saint-Esprit, discours prophétique de faux Louis XVII, tout est prétexte à raviver les conflits et les haines du passé, malgré les volontés conciliatrices d'un Chateaubriand par exemple. Enfin, l'étude de divers groupes de pression montre que les relations entre le pouvoir royal et les milieux chrétiens ne sont pas elles-mêmes sans nuage: députés cléricaux, évêques membres de la pairie, pasteurs protestants ou encore étudiants royalistes essayent, chacun à leur manière, d'influencer l'État et le monde politique pour imposer leur vision du monde.
Brejon de Lavergnée Barbara ; Gady Bénédicte ; Ros
Résumé : C'est un fait remarquable et pourtant peu connu : le Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France peut s'enorgueillir d'une des plus belles collections de dessins français du XVIIe siècle. D'une très grande richesse, celle-ci couvre tout le siècle, du règne d'Henri IV jusqu'à la mort de Louis XIV. Outre des dessins de peintres illustres bien représentés dans les collections publiques, de Martin Fréminet à Simon Vouet et Charles Le Brun en passant par Michel Corneille le père ou Philippe de Champaigne, elle abrite de nombreux dessins de graveurs, tels Jacques Callot, Sébastien Leclerc, Jean et Pierre Lepautre ou encore Robert Nanteuil, tous aquafortistes ou burinistes de grand talent. Dans les genres les plus divers (portrait, paysages, "modes", compositions funéraires, projets architecturaux, illustrations d'almanachs, images satiriques), ces dessins donnent une image éclatante, foisonnante et originale du Grand Siècle, trop souvent appréhendé par le seul biais de la peinture d'histoire et de ses représentants. Publié à l'occasion de l'exposition "Dessins français du XVIIe siècle", présentée au printemps 2014 à la Bibliothèque nationale de France, cet ouvrage met l'accent sur une centaine de chefs-d'oeuvre issus de ce fonds exceptionnel. Somptueusement illustré, signé par les plus grands spécialistes, il séduira les connaisseurs désireux d'apprécier la qualité d'oeuvres souvent inédites ou nouvellement attribuées, ainsi que les amateurs, qui trouveront là matière à cultiver leur goût pour l'extraordinaire richesse de la scène artistique du XVIIe siècle français.
Laporte Sophie ; Caillat Marie ; Castiglione Julia
Merveille archéologique, source inépuisable d'histoire, joyau esthétique, Pompéi a inspiré des générations d'écrivains et de peintres. La ville continue de fasciner les voyageurs qui empruntent ses rues pavées et contemplent les mosaïques de la Maison du Poète tragique ou les fresques sublimes qui ornent la Villa des Mystères... S'appuyant sur les travaux les plus récents des archéologues et revenant sur les fouilles organisées à partir du XVIIIe siècle, cet ouvrage propose un voyage évocateur) travers le temps et l'espace pompéiens. Contenu numérique exclusif : interviews vidéo des archéologues, images des plus belles fresques en très haute résolution, reconstitution 3D des maisons pompéiennes.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.