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L'union du Trône et de l'Autel ? Politique et religion sous la Restauration
Brejon de Lavergnée Matthieu ; Tort Olivier
SUP
18,00 €
Épuisé
EAN :9782840508076
L'"union du Trône et de l'Autel" est une formule devenue banale à force d'être répétée pour désigner les relations entre pouvoir politique et pouvoir religieux sous la Restauration. Or de nombreuses tensions demeurent, trop souvent occultées ou sous-estimées. L'ouvrage reprend donc le dossier à la lumière du renouveau historiographique dont jouit aujourd'hui la Restauration. Ainsi, les problèmes administratifs qui se posent durant cette période, tels que le financement public des cultes, la création d'un ministère dédié aux affaires religieuses, ou encore la formation des rabbins sous tutelle de l'État, ont une résonance polémique qui n'a pas perdu toute actualité. Les questions mémorielles constituent aussi un enjeu prépondérant des relations entre politique et religion: commémorations du régicide de 1793, ordonnancement protocolaire des messes du Saint-Esprit, discours prophétique de faux Louis XVII, tout est prétexte à raviver les conflits et les haines du passé, malgré les volontés conciliatrices d'un Chateaubriand par exemple. Enfin, l'étude de divers groupes de pression montre que les relations entre le pouvoir royal et les milieux chrétiens ne sont pas elles-mêmes sans nuage: députés cléricaux, évêques membres de la pairie, pasteurs protestants ou encore étudiants royalistes essayent, chacun à leur manière, d'influencer l'État et le monde politique pour imposer leur vision du monde.
Brejon de Lavergnée Arnauld ; Vittet Jean ; Auclai
En 1607, Henri Iv fonde la manufacture du faubourg Saint-Marcel ; cette création est à l'origine de l'actuelle manufacture des Gobelins. Parmi les premières commandes royales figure le cycle exceptionnel des quinze tapisseries de La Tenture d'Artémise, aujourd'hui réunies grâce au mécénat de Natixis. Ce tissage à fil d'or et d'argent destiné à la reine Marie de Médicis est un splendide témoignage, à l'aube du XVIIe siècle, de l'art de la Renaissance française : le projet, initialement conçu pour la reine-régente Catherine de Médicis, s'inspire en effet de dessins antérieurs d' A. Caron (vers 1521-1599) complétés sous Henri IV par Lerambert. Les tapisseries de l'histoire d'Artémise, veuve du légendaire roi Mausole, constituent un véritable mur de laine, digne des créations du Rosso à Fontainebleau, où l'exaltation du pouvoir royal exercé par une main féminine s'exprime avec un faste expressif et une énergie héroïque typiques de la Renaissance.
Brejon de Lavergnée Barbara ; Lemoine Serge ; Méro
Surnommé le " Raphaël français ", membre de l'Académie royale de peinture, Eustache Le Sueur (Paris 1616-1655) est une figure majeure de l'art classique. Sa brève carrière (environ vingt ans) est jalonnée de nombreuses et importantes commandes : son talent est reconnu par une clientèle privée aussi bien que par la Cour et par le Roi lui-même. D'abord tributaire de l'exubérance décorative de Simon Vouet, son style devient ensuite plus sévère et se révèle dans la logique, la rigueur géométrique et la clarté sous l'influence de Poussin et de Raphaël. L'architecture remplit une fonction essentielle dans la construction de ses tableaux qu'il fait précéder de nombreux dessins, où il étudie avec soin compositions et figures. Quelque cent créations majeures de l'artiste, issues de collections internationales sont regroupées composant un ensemble significatif d'importance pour la première fois présenté au public. Le catalogue présente une iconographie complète et les études d'auteurs spécialisés.
Résumé : Pourquoi les milieux académiques européens qui dominaient la critique d'art au XIXe siècle jusque vers 1880 nourrissaient-ils tant d'incompréhension à l'égard de la peinture caravagesque, pourquoi ne comprenaient-ils pas l'unité et la puissance expressive de cette peinture? La réponse à ces questions nous est donnée au cours d'une véritable enquête menée par André Berne-Joffroy. Telle l'instruction d'une affaire, l'auteur examine chaque nouvelle pièce versée au dossier afin de reconstituer l'oeuvre de Caravage avec une extrême sagacité. Par sa précision, Le dossier Caravage a fortement marqué plusieurs générations d'historiens de l'art, notamment italiens. L'ouvrage d'André Berne Joffroy, publié en 1959 par les éditions de Minuit puis en 1999 chez Flammarion dans la collection "Idées et Recherche", a fait l'objet d'une nouvelle mise à jour pour sa publication dans la collection "Champs arts".
La politisation des questions sexuelles en Europe a connu un moment de crispation particulièrement vif en 2012-2013 à la faveur de l'ouverture en France du mariage civil aux couples de même sexe qui, dans son projet initial, envisageait aussi la question de l'homoparentalité. Du "Mariage pour tous" à la "Manif pour tous", le "gender" - ou la "théorie du genre" - est devenu un des arguments clefs au coeur d'un débat où institutions religieuses et croyants, principalement catholiques, mais aussi protestants, juifs et musulmans, ont formé la pointe de l'opposition. Pour autant, on ne saurait oublier que le genre a une histoire, que ses acceptions sont diverses et que l'historiographie anglo-saxonne l'a proposé voici trente ans comme une clef de lecture au même titre que d'autres catégories d'analyse plus familières au lecteur français comme la religion, la classe ou l'âge. De l'histoire des femmes, qui offre des voies de renouvellement à la faveur du genre, à la plus jeune histoire des masculinités, les quatorze auteurs réunis par Matthieu Brejon de Lavergnée et Magali Della Sudda montrent de manière convaincante que le genre peut permettre de penser le religieux dans ses articulations avec le social, le politique, le culturel voire, en régime chrétien, son coeur même : la piété, la mystique et le miracle.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "