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D'après l'antique
Cuzin Jean-Pierre ; Gaborit Jean-René ; Pasquier A
RMN
59,46 €
Épuisé
EAN :9782711840403
Source inépuisable d'inspiration, l'Antiquité classique a marqué de son empreinte l'art occidental, depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours. Parmi les ?uvres antiques, certaines ont été particulièrement étudiées, dessinées et copiées. Pourquoi ont-elles exercé une telle fascination durant des siècles ? Comment sont-elles devenues un moyen privilégié d'enseignement des beaux-arts ? Pourquoi ont-elles aussi parfois, notamment au XXe siècle, provoqué des réactions critiques ou des détournements ? Le présent catalogue tente de répondre à ces questions en confrontant, pour la première fois, une dizaine de chefs-d'?uvre antiques - tels la Vénus de Milo, le Tireur d'épine, le Laocoon, le Gladiateur Borghèse... - et les échos qu'ils ont suscités dans la création artistique sous ses diverses formes : sculptures, peintures, dessins, objets d'art mais aussi photographies. Près de 300 ?uvres ont été réunies autour de ces " prototypes " antiques, signées des plus grands artistes parmi lesquels figurent Tintoret, Rubens, Hubert Robert, Ingres, Canova, Rodin, Cézanne, Matisse, Dali et, parmi les contemporains, Arman, Artschwager, Dimitrijevic, Jim Dine, Paolini, Anne et Patrick Poirier...
La beauté de cette peinture, c'est bien que tout se voit, rien n'est caché des étapes : les différents passages, les superpositions, les enlèvements, les arrachages, les transparences, se lisent et se devinent, donnant à la fois la structure et la couleur, dans un mouvement qui est celui de la vie. Larges rythmes de la brosse : plumes et feuillages qui reviennent si souvent dans l'oeuvre comme des battements ou des pulsations. Tout cela lent, méthodique, mais gardant le geste rapide. La part laissée aux beaux hasards du pinceau est inévitable mais peu importante : on est peintre ou on ne l'est pas. Il faut, quand tout est fini, que l'on reste dans l'inachévement, feint ou réel."
A travers près de 400 illustrations, Jean-Pierre Cuzin et Dimitri Salmon explorent l'oeuvre, les sources et la postérité de Fragonard. De Manet à Matisse, de Chirico à Giacometti, et de Kinka Shonibare à Glenn Brown, nombre de ses successeurs ont copié et interprété le grand peintre dans des analogies, transpositions, hommages et clins d'oeil qui renouvellent le regard que l'on porte sur l'artiste.Jean-Pierre Cuzin ; Conservateur général du Patrimoine, pensionnaire à l'Académie de France à Rome en 1972-1973, professeur à l'Ecole du Louvre en 1973, conservateur général du département des peintures du musée du Louvre de 1973 à 2003, il est aujourd'hui adjoint au Directeur général de l'Institut National d'Histoire de l'art. Ses publications, livres, catalogues d'exposition, articles, portent sur la peinture française du XVIIe siècle : caravagesques (Valentin), peintres de la réalité (la Tour, Le Nain), du XVIIIe siècle et de l'époque néoclassique. Il est l'auteur de plusieurs publications sur Fragonard, dont un catalogue complet de l'oeuvre peint (1987) et prépare le catalogue raisonné du peintre François-André Vincent (1746-1816). Il a abordé à plusieurs reprises différents aspects de la postérité de l'art ancien, en particulier dans ses rapports avec le XXe siècle (exposition Raphaël et l'art français, Copier/Créer, d'après l'Antique). Dimitri Salmon. Après avoir travaillé pour Artcurial, la fondation Maeght, la galerie Beaubourg, la Fondation Cartier, Christie's et le service de restauration des musées de France, il intègre en 1996 le département des peintures du musée du Louvre comme collaborateur scientifique. Il a notamment participé à l'organisation des expositions Georges de La Tour (1997), D'Après l'Antique (2000) et Ingres (2006) et compte parmi ses centres d'intérêt privilégiés les relations qu'entretiennent l'art moderne et l'art contemporain avec l'art du passé.
LE LIVRE Après trois siècles d'oubli, une poignée d'historiens d'art assemble depuis 1915 les pièces du puzzle Georges de La Tour (1593-1652). La vie et l'oeuvre de l'artiste restent aujourd'hui encore nimbés de mystère. Lorrain, vraissemblablement formé à Paris et en Italie, La Tour s'installe à Lunéville en 1616 où il assoit d'abord une réputation de peintre régional avant de séduire une clientèle parisienne pour enfin gagner le rang de "fameux peintre" de Louis XIII. Ses coloris chatoyants et sa science du dessin ouvrent la voie à la fin des années 1630 aux nocturnes, d'une simplification sans précédent. Examinant méticuleusement les oeuvres, Jean-Pierre Cuzin parvient à recomposer la création de l'artiste en la situant dans sa biographie, si lacunaire soit-elle. Il apporte un nouvel éclairage sur le corpus du peintre (oeuvres attribuées, copies, d'atelier ou de suiveurs) faisant le point sur les derniers travaux de recherches. Son propos est servi par une iconographie abondante et de grande qualité ainsi que par de nombreux détails d'oeuvres. Par leur sublime obscur, la douceur de leurs silhouettes, cet attendrissant sentiment de candeur qu'ils dégagent, La femme à la puce, Madeleine, Saint Joseph et l'ange, Le Nouveau-né, nous hanteront encore longtemps.
Né en 1593, glorieux en son temps, peintre de Louis XIII, "peintre fameux", Georges de La Tour sombra dans l'oubli dès après sa mort, en 1652. Pour trois siècles. Trois siècles où son oeuvre fut anéanti, son nom totalement ignoré. Il fallut attendre 1915 pour que des historiens d'art, parmi les plus célèbres de ce siècle, décident de rendre ses oeuvres au peintre... Bientôt fut prononcé le nom de La Tour, maître lorrain qui "excelloit dans les Peintures des nuits", puis un prénom, Georges... Trois indices! L'enquête pouvait commencer, longue et difficile, passionnée... Pleine d'écueils et d'intuitions géniales, de belles surprises et de doutes, de fausses routes, de rebondissements, de retournements. Jean-Pierre Cuzin et Dimitri Salmon reconstituent minutieusement l'enquête, de mois en mois, d'année en année. Et font participer le lecteur à l'un des plus grands triomphes de l'histoire de l'art: la redécouverte de Georges de La Tour. Biographie de l'auteur Pisté, étudié, recherché, disputé, réhabilité, célébré, récupéré, Georges de La Tour en 300 illustrations -documents inédits, livres, photographies, lettres, articles de presse... Et tout son oeuvre aujourd'hui connu, des copies anciennes d'originaux perdus aux chefs-d'oeuvre: le Tricheur, les Madeleine pénitente, Job, la Diseuse de bonne aventure, le Nouveau-Né, le Vielleur à la mouche, la Rixe de musiciens...
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.
Résumé : L'aube du XVIIIe siècle, Venise brille de tous ses feux. La singularité de la cité des doges, son faste, son carnaval, ses réceptions grandioses, ses coutumes inédites ainsi que le renom de ses artistes attirent de nombreux visiteurs. On vient de toute l'Europe y écouter les opéras de Vivaldi ou de Hasse, interprétés par le castrat Farinelli ou Faustina Bordoni, assister aux spectacles qui se donnent dans la rue comme au théâtre, s'adonner au jeu, admirer les palais décorés par les plus grands peintres et sculpteurs... Forts de leur notoriété, les artistes vénitiens exportent leurs talents dans les cours d'Europe où ils reçoivent de prestigieuses commandes : Canaletto diffuse en Angleterre le goût des vedute ; les Tiepolo peignent d'immenses fresques qui décorent demeures et églises dans les Etats germaniques et à Madrid ; Pellegrini et Rosalba Carriera sont accueillis dans le Paris de la Régence. Mais peu à peu, la santé économique de celle qui fut la Dominante s'essouffle, et la Sérénissime, tout en continuant à séduire, décline lentement. En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à la République. C'est alors que naît le mythe de Venise, une Venise éblouissante jusqu'à son dernier souffle.