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Insistance, reprise : récit
Poignant Rachel ; Ptaszkowska Anka ; Courtois Jean
NOUS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782370841056
Cette monographie consacrée à Rachel Poignant retrace parle texte et l'image le parcours de la sculptrice, de ses années de formation à aujourd'hui, soit trois décennies d'une pratique restituée en trois temps. A travers une série d'entretiens avec Anka Ptaszkowska, critique d'art, galeriste et protagoniste des avant-gardes artistiques polonaises. Puis par une séquence iconographique restituant le travail de Rachel Poignant, des années 1990 à aujourd'hui. Enfin par un important texte critique de Jean-Patrice Courtois, poète et philosophe, qui situe l'oeuvre dans l'histoire de la sculpture et analyse ses aspects centraux : reprise, forme, matière, langage, photographie. Le livre, mise en tension de ces trois parties, éclaire ce travail singulier et exigeant, d'une grande radicalité formelle, qui se développe au fil du temps parla reprise et la réinvention continuelle de ses procédés.
Poignant Bernard ; Le Quernec Alain ; Barré Franço
Bernard Poignant, maire de Quimper à ce jour, ancien député, ancien député européen, etc. Une figure du PS breton qui fait partie aujourd'hui des proches conseillers de François Hollande. Il a signé plusieurs ouvrages: Langues de France: osez l'Europe! (Indigénes éd., 2004); Ma part d'Europe (Apogée, 2004). Alain Le Quernec, graphiste et affichiste de renommée internationale, ses travaux pour Amnesty ou Reporters sans frontières sont dans les livres d'Histoire! Quimpérois, il a aussi beaucoup oeuvré pour le milieu culturel et artistique breton. De nombreux catalogues français et étrangers font référence à son oeuvre. François Barré, qui signe la préface, a dirigé le Centre Pompidou et assuré la Direction de l'Architecture au Ministère de la Culture. C'est un amateur avisé du travail de Le Quernec.
Un moine qui tape la balle, un paysan irascible, un motocycliste béat, un voyou quelque peu godiche, un chien de ferme paresseux, la révolte d'un ruisseau... Les nouvelles de ce recueil se succèdent à un rythme rapide et entraînent le lecteur dans un tourbillon kaléidoscopique. C'est la campagne qui forme la toile de fond de ces récits. Par petites touches discrètes, l'auteur évoque le travail paysan, la vie des animaux de ferme, les paysages ruraux, l'implantation des nouveaux arrivants. Evocation réaliste ou imaginaire ? Qu'importe. L'important n'est-il pas de colorer le réel ?
Psychopathia sexualis, dont les versions successives couvrent la Belle époque et les Années folles, représente la quintessence de la psychiatrie occidentale sur le sujet des perversions sexuelles. L'oeuvre, originellement destinée aux seuls médecins et juristes, a conquis un large public et n'a cessé d'être traduite et rééditée jusqu'à nos jours. Ce succès éditorial international, étonnant pour ce type d'ouvrage, s'explique, entre autres, par le fait que l'oeuvre de Krafft-Ebing rassemble une masse critique de 447 observations cliniques, allemandes certes, mais aussi européennes, une sorte de catalogue des comportements sexuels hors la norme (c'est-à-dire une sexualité orientée vers la seule procréation). Il se dégage de cet ensemble hétéroclite un art de la clinique singulier, aux confins de la médecine, de la morale, de la justice et de la littérature. C'est bien ce dernier point qui ne laisse d'étonner, à savoir l'importance de la littérature dans cette psychiatrie de l'époque, ce qui permet de s'interroger sur sa place dans le processus de médicalisation des comportements sexuels qui dévient de la norme, et d'étudier cette imbrication de l'art clinique et de l'art littéraire dans une oeuvre au destin si particulier dans la littérature médicale. Enfin, quel a été le poids de Psychopathia sexualis dans les sociétés européennes de l'époque et quelle est l'empreinte laissée par cette oeuvre dans nos sociétés contemporaines et dans nos approches, scientifique et populaire, de la sexualité ?
Dans un monde déclaré sans dehors, enfermé dans l'interconnexion généralisée, la philosophie ne peut apparaître que comme une hérésie. Parce qu'elle est dangereusement atopique - hantée par quelque chose de l'ordre d'un sans-lieu lui permettant ses déplacements improbables. Cette atopie n'est pas propre à la philosophie : elle constitue le coeur sombre et lointain de toute pensée, de toute parole, de toute existence. Nous aimons, nous créons, nous refusons, nous nous coalisons parce que nous sommes voués au dehors. Contre les pensées en termes d'objets, contre les géolocalisations identitaires assistées par ordinateur, contre un monde saturé d'immanence, ce livre propose un existentialisme radicalisé attentif aux désastres psychiques et écologiques qui ravagent le monde.
Le corpus des 149 lettres de Kafka A Milena est ici restitué pour la première fois dans son intégralité et dans sa véritable chronologie, suivant le tout récent établissement du texte original en allemand. Cette nouvelle traduction s'efforce de se tenir au plus près de la langue de Kafka : sèche, précise, rythmée, évitant soigneusement de "faire du style". Traces de l'"amour de loin" de Franz Kafka et Milena Jesenskâ, ces lettres inscrivent l'intensité de leur passion fulgurante, faite de manque, d'attente, de quelques éclairs de bonheur et, surtout, de peur. A Milena n'est pas une simple correspondance, c'est un objet littéraire fascinant, central dans l'oeuvre de Kafka et indispensable à sa compréhension.
Une terrasse : cette journée où les détails se pressent en terrasse, où le bruit d'une pierre qu'on frotte annonce des éclats d'écriture que tu disposes sur les surfaces voisines, cette surface mince de carte à jouer je l'ai prise une fois pour m'envelopper, voilà cette journée est une carte à jouer je m'enveloppe avec, peut-être que ça me fait un peu tituber.
Il n'y a d'éthique que des vérités. Ou plus précisément : il n'y a que l'éthique des processus de vérité, du labeur qui fait advenir en ce monde quelques vérités. L'éthique doit se prendre au sens supposé par Lacan quand il parle, s'opposant ainsi à Kant et au motif d'une morale générale, d'éthique de la psychanalyse. L'éthique n'existe pas. Il n'y a que l'éthique-de (de la politique, de l'amour, de la science, de l'art).