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Cancers & psys N° 6 : L'amour aux temps du cancer
Arnault Yolande
ERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782749272269
Gabriel Garcia Marquez, écrivain colombien, prix Nobel de Littérature, est mort d'un lymphome hodgkinien en 2014. Cent ans de solitude (1967), Chroniques d'une mort annoncée (1981), ses livres ne parlaient pas de cancer. Ni même de choléra. Mais ils parlaient souvent d'amour ! Tiens, pourquoi L'Amour aux temps du choléra (1985) ? Cette question en rappelle une autre, celle du grand poète allemand Hölderlin, qui figure dans une strophe de l'élégie Pain et Vin, composée vers la fin de l'année 1800 : " Wozu Dichter in dürftiger Zeit ? " (" Pourquoi des poètes en temps de détresse ? "). En quoi nous concerne- t-elle cette question, nous les psychistes qui intervenons au quotidien auprès de malades somatiques ? Plus largement, porte-t-elle dans son énoncé même une vérité précieuse sur notre travail au quotidien ? Remettre de la beauté aux temps de la laideur et du bonheur aux temps du chagrin ? Répondre, c'est évidemment clarifier en même temps le point de savoir qui nous sommes en ces lieux qui n'ont souvent d'hospitaliers que le nom. Et si notre tâche, à l'occasion de cette expérience extrême au sens où elle met un temps en danger de mort, était l'occasion de ré-arrimer sur Eros nos patients ? Psychologues, psychiatres, psychanalystes en oncologie prêtent-ils alors leur présence, leur corps comme espace transitionnel, espace de traduction provisoire des angoisses souvent innommables chez leurs patients ? Ne deviennent-ils pas cet objet transformationnel au sens de Christopher Bollas, qui permet d'ouvrir une aire de jeu pour que leurs patients puissent vivre pleinement le temps qui reste ? Alors, pourquoi des psychistes en terres oncologiques ? L'amour aux temps du cancer resterait-il à écrire ?
L'idée de cet ouvrage est née d'une double confrontation. D'abord entre les idées reçues et la réalité d'outre-mer telle qu'elle apparut à l'auteur dans l'accomplissement d'un mandat de cinq années à l'Assemblée de l'Union française. Ensuite entre la réalité perçue et les idées qu'à l'expiration de ce mandat il eut, de nouveau, à enseigner. L'expédition d'Egypte, la poursuite des opérations en Algérie et la bataille des idées qu'elles suscitèrent (et suscitent encore) déterminèrent la réalisation de ce projet conçu quelques années plus tôt. Sans doute est-ce l'histoire elle-même qui s'est chargée de faire le procès du colonialisme - et de nos jours, à un rythme accéléré. Cependant, une interprétation correcte ou incorrecte des événements et du mouvement de l'histoire peut hâter ou retarder le processus historique, contribuer à lui donner un cours pacifique ou guerrier. Jacques Arnault a donc entrepris ce Procès du colonialisme comme un essai de clarification des problèmes que notre temps nous a donnés à résoudre. Son propos n'est pas de faire oeuvre d'érudition, pas même de dresser un bilan sans lacunes. Mais simplement d'apporter, dans le feu même de l'actualité, une contribution à l'établissement de la paix entre les peuples. Mieux: à leur amitié.
Le problème qui se pose aux malades n'est pas de raconter leur cancer, mais d'être écouté et compris. C'est de ce travail de cocréation qu'il sera question ici. En quoi l'acte soignant se situe-t-il exactement là, dans la déconstruction du nouvel ordre narratif qu'institue le cancer ? En quoi ce "voyage au bout du désordre" qu'incise cette maladie se remanie-t-il de sa mise en mots ? En quoi le récit de sa maladie par le malade, mais tout autant la participation active, émotionnelle et empathique du thérapeute, psychologue, psychanalyste, psychiatre, constituent-ils une nécessité transculturelle et existentielle ?
De nombreuses publications épidémiologiques attestent de la prévalence particulièrement élevée du recours à des médecines non conventionnelles chez les personnes atteintes de cancer - plus que dans toute autre catégorie de malades. C'est que le cancer ne peut être réduit à sa réalité physiologique, à la maladie clinique ou anatomopathologique qu'il détermine mais il doit être envisag comme une maladie faisant l'objet de représentations spécifiques et d'une élaboration symbolique particulière. On ne s'étonnera dès lors pas de la diffusion considérable ces dernières années de très nombreuses offres complémentaires (ostéopathie, sophrologie, hypnose, méditation, auriculothérapie, olfactothérapie, acupuncture, homéopathie etc.) et de leur bienveillante réception dans l'espace public. Ce phénomène sera interrogé par des praticiens, chercheurs, anthropologues et patients.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.