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Bohumil Hrabal, palabres et existence suivi de Caïn récit existentiel
Galmiche Xavier
SUP
24,99 €
Épuisé
EAN :9782840502593
Bohumil Hrabal fut, avec Milan Kundera, la grande révélation du roman tchèque. Né en 1914, mort en 1997, il fut à la fois l'héritier de la littérature " plébéienne " et de son goût pour la " palabre ", et de l'avant-garde : il sut en créer une synthèse exceptionnelle, emblématique de la culture de l'Europe centrale au XXe siècle - traumatismes collectifs compris. Ses grands romans (Une trop bruyante solitude, Moi qui ai servi le roi d'Angleterre, etc.) font aujourd'hui figure de classiques de la littérature européenne. Ce volume propose quelques clefs pour comprendre la genèse de l'œuvre de Hrabal, la mutation de la poésie subjective des débuts à une prose attachée à faire entendre la voix d'autrui. Cette mutation passe par des textes expérimentaux et notamment par le phénomène des versions multiples d'un même texte : on trouvera ici la traduction inédite de Caïn, récit existentiel (de 1949), dont la deuxième variante, Trains étroitement surveillés (de 1965), sera l'un de ses romans les plus populaires. " Existentiel ", l'art de Hrabal l'est en effet par ses liens avec l'existentialisme - mouvement européen certes, mais aussi expression d'un malaise mûri à Prague : dès le début du XXe siècle, des écrivains - Hasek, Kafka ou Weiner, entre autres - y avaient su évoquer le moment où l'individu, dans la peine et aussi l'éblouissement, se heurte à une aliénation qui semble être l'apanage des marginaux mais s'avère être le lot commun : l'art de Hrabal, leur successeur, est profondément existentiel par la place qu'il fait aux oscillations de la perte et du salut.
Un noyau coincé dans la gorge d'un magicien, la disparition d'un royaume aquatique ou encore des lutins postaux jouant aux cupidons, c'est le monde fantaisiste des contes pas comme les autres.
L'Europe centrale est un ensemble de pays et de cultures enchevêtrées, caractérisé par une "histoire partagée". Les villes multiculturelles en sont l'une des spécificités. Vienne, Prague, Budapest, Berlin, Varsovie, Odessa, Czernowitz, Lvov, Dantzig, Sibiu: de ces lieux où s'entrecroisent deux, trois ou quatre cultures différentes, certains sont aujourd'hui des capitales européennes, d'autres des villes de confins dont on redécouvre en Occident l'histoire polyphonique. La constitution des États nationaux ou, inversement, de blocs politiques imposés en dépit des frontières par les totalitarismes (invasion allemande, puis soviétique) ont mis à mal les équilibres vulnérables de coexistence, avec des intentions et des stratégies différentes (imposition du monolinguisme, déplacements de populations, nettoyage ethnique, génocide). La multiculturalité resurgit pourtant comme modèle civique et urbain après 1989. Sous la direction de Delphine Bechtel et Xavier Galmiche, cet ouvrage réunit dix spécialistes pour aborder l'histoire politique, sociologique, culturelle, littéraire, artistique, architecturale de ces dix villes. Il décrit les diverses modalités de la multiculturalité traditionnelle et son histoire jusqu'à sa fragilisation voire sa destruction lors des traumatismes majeurs de la modernité.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...