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Le Bernin et l'Europe. Du baroque triomphant à l'age romantique
Grell Chantal ; Stanic Milovan
SUP
38,00 €
Épuisé
EAN :9782840502111
Les expositions romaines de la Villa Borghese - Bernini scultore. La nascita del Barocco in Casa Borghese (15 mai-20 septembre 1998) -et du Palazzo Venezia - Gian Lorenzo Bernini. Registra del Barocco (21 mai-16 septembre 1999) - ont présenté l'oeuvre du Bernin dans un cadre romain et italien. Le colloque international qui s'est tenu les 6 et 7 novembre 1998 à l'Instituto Italiano di Cultura à Paris, organisé par l'ESR 17-18 (Université de Versailles Saint-Quentin) et par l'Institut d'Art et d'Archéologie (Paris-Sorbonne) fut, quant à lui, consacré à la réception et à l'influence du Bernin en Europe durant les XVIIe et XVIIIe siècles. Ce sujet fondamental - car l'?uvre du Bernin symbolise le catholicisme romain et la suprématie pontificale - n'avait pourtant jamais fait l'objet d'un véritable bilan. Les actes du présent colloque évoquent l'écho que reçut l'?uvre du Bernin à travers ses multiples facettes : sculpture, architecture, urbanisme mais aussi peinture. Il n'y est pas seulement question du séjour de l'artiste à Paris, en 1665, - longuement évoqué, mais aussi de la fortune des concetti architecturaux du Bernin, de l'influence qu'il eut sur les sculpteurs et des jugements très contrastés, selon les pays, que suscita une ?uvre louée comme un modèle inimitable ou rejetée sans concession. Ce volume comprend d'abondantes illustrations mais aussi une chronologie et une ample bibliographie, précieuse : mise au point qui fait suite aux célébrations du quatrième centenaire de la naissance des trois maîtres principaux du baroque italien, Pietro da Cortona, Le Bernin et Borromini (1996-2000).
Des succès de l'imprimerie qui permet une diffusion sans précédent historique des savoirs et accompagne leur renouvellement à la fin du XVe siècle, à la Révolution Industrielle qui assure l'exploitation à grande échelle de ms procédés techniques jusqu'alors artisanaux trois siècles plus tard, cette synthèse originale met en relief l'évolution des différentes branches des savoirs et les rapports entre disciplines, les mutations de l'espace de la recherche et des centres d'innovation, les rapports entre sciences et techniques. Elle donne à comprendre les imbrications entre les pouvoirs (politiques et religieux) et la société, en soulignant la primauté des facteurs économiques (coûts, profits, investissements) dans les choix effectués en matière de recherche et de promotion de la science et des hommes de science. Entre une histoire internaliste peu soucieuse du contexte et une approche sociologisante qui néglige les contenus, cet ouvrage propose des éléments d'explication et d'analyse des pouvoirs nouveaux de la science et de la technique, à travers une série de points de vue qui révèlent les dynamiques à l'oeuvre entre pôles et périphéries et les enjeux des concurrences. Il donne à réfléchir sur la construction d'une Europe triomphante de la recherche et des savoirs, sur les structures et leur mode de fonctionnement, sur les processus de décision et les transferts de compétence : autant de questions d'actualité qui peuvent éclairer les problèmes auxquels l'Europe reste aujourd'hui confrontée.
Résumé : Avec les auteurs grecs et latins, les savants et les artistes de la Renaissance découvrent une Egypte mystérieuse, patrie mythique de la sagesse et de la philosophie dont la religion, l'écriture et la grande antiquité continuent de fasciner et de nourrir maintes spéculations sur les temps originels. La publication des Traités hermétiques (1471) de Marsile Ficin ou de la traduction des Hieroglyphica d'Horapollon (1515), les efforts de Kircher pour percer le secret de I'?dipus AEgyptiacus (1656), ceux des voyageurs et des aventuriers pour retrouver les sources du Nil, l'enthousiasme des savants qui accompagnent l'expédition d'Égypte témoignent d'une curiosité sans cesse renouvelée pour une Égypte qui échappe à la connaissance avant que Champollion ne découvre, dans les années 1820, le secret de l'écriture " sacrée ". Durant plus de trois siècles, les errances et les erreurs de l'égyptomanie ne révèlent pas seulement un amour pour l'insolite : elles permettent aussi de comprendre les modes de réflexion et les outils conceptuels de la pensée à l'âge moderne et montrent par quels détours se construit la connaissance historique. Les actes du présent colloque sont accompagnés d'une mise en perspective, d'une bibliographie des études sur le sujet et d'une chronologie des publications utiles et précieuses pour l'étudiant comme pour le chercheur en littérature, en histoire et en histoire de l'art.
Grell Chantal ; Moeglin Jean-Marie ; Callard Carol
Si l'étude de l'histoire à l'époque moderne a fait l'objet de quelques publications récentes, l'histoire officielle et les historiographes - c'est-à-dire les historiens au service du pouvoir - n'ont, en revanche, guère retenu l'attention. Est-il pourtant de plus clairs témoignages pour analyser les enjeux politiques du discours historique ? Est-il de plus fidèles illustrations des efforts déployés pour construire les identités nationales qui se font jour aux XVe-XVIIIe siècles ? Phénomène européen, l'histoire officielle fut étroitement associée à la construction des Etats modernes avant d'être victime d'un évident discrédit, qui la frappe encore aujourd'hui. Avec des décalages chronologiques, tous les Etats - monarchies, républiques, principautés souveraines ou non - cherchèrent à travers la réécriture de l'histoire, des origines au temps présent, à s'affirmer dans le concert des nations, ou à tenter de s'y hisser. Pour la première fois, le présent volume présente une série d'études (mises en perspectives générales et cas de figure particuliers) qui permettent d'esquisser, sur la base de comparaisons, une synthèse à échelle européenne des rapports entre pouvoir et histoire. Conçu aussi comme un instrument de travail, il propose des bibliographies détaillées, utiles aux recherches futures.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.