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L'Avant-Scène Opéra N° 338, janvier-février 2024 : The exterminating angel
Cavalié Jules
PREMIERES LOGES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782843854392
Thomas Adès, l'un des compositeurs contemporains les plus imaginatifs et stimulants, s'est emparé en 2016 d'un chef d'oeuvre du septième art pour en faire un opéra : The Exterminating Angel de Luis Bunuel. Défi titanesque et infernal, l'opéra rejoue la satire astringente de la bourgeoisie prise au piège de son propre isolement, qui par magie, devient l'expérience surréaliste de chics invités qui ne peuvent plus quitter les lieux de la fête à laquelle ils participent. Thomas Adès a composé une musique inouïe, jouant néanmoins avec les références à la valse et autres danses mondaines. Dans ce terrible - et absurde - huis clos, la sauvagerie retrouvée des personnages pousse les chanteurs dans leurs retranchements, portés par un orchestre luxuriant. Inspiré d'un film, The Exterminating Angel rebat ainsi les cartes de la dramaturgie lyrique en se jouant des codes filmiques et scéniques, tout en réexploitant un dispositif scénique ancien : le huis clos. Dans ce numéro Tom Cairns, librettiste et metteur en scène de l'opéra à sa création, revient sur cette expérience et le travail de transformation du scénario en livret d'opéra. Comme d'usage à L'Avant-Scène Opéra, le volume permet au lecteur de suivre le livret original intégral, en regard d'un commentaire musical et littéraire abondamment illustré de photos de productions, une discographie et une vidéographie, et une série d'études faisant le point sur le sujet.
Créé à Paris en 1777, Armide est composé par Gluck un siècle après l'Armide de Lully, dans la volonté de renouveler la tragédie lyrique française. L'opéra s'inscrit dans la lignée des oeuvres inspirées par la Jérusalem délivrée du Tasse, et par son héroïne magicienne et fascinante. L'ouvrage constitue à la fois un apogée de la déclamation lyrique française et un défi scénique pour ses effets spectaculaires et fantastiques. Comme d'usage à L'Avant-Scène Opéra, le volume permet au lecteur de suivre le livret original intégral, en regard d'un commentaire musical et littéraire abondamment illustré de photos de productions, une discographie et une vidéographie, et une série d'études faisant le point sur le sujet.
Créé au Metropolitan Opera de New York en 1918, Le Triptyque de Puccini réunit trois opéras courts d'une grande intensité dramatique. Dans Il tabarro, il plonge le spectateur dans l'univers âpre et noir des débardeurs parisiens où se noue une intrigue amoureuse condamnée à une issue fatale. Dans Suor Angelica, Puccini montre le chemin de croix emprunté par une aristocrate déchue pour avoir eu une enfant hors mariage, et enfin Gianni Schicchi, le volet comique inspiré de la Divine Comédie de Dante, porte son regard sur les affres de l'héritage. Comme pour chacun de ses opéras, Puccini est à l'écoute de son temps et renouvelle son langage musical, offrant ainsi une partition contrastée et riche d'un opéra à l'autre. Le compositeur explore en effet dans chaque opéra un style différent, et commence avec Il tabarro en se mettant dans les pas d'un genre à succès qu'il a déjà fréquenté : le Grand Guignol, qui lui sert ici à représenter les milieux miséreux. A la création il peut compter sur la présence de vedettes d'envergure internationale comme Geraldine Farrar qui créé Angelica.
En 100 courts chapitres pénétrants, André Tubeuf revient ici sur son compositeur fétiche. Car, nous explique-t-il, il y un miracle Mozart, permanent, et qui à chaque fois recommence. Et sous ce miracle se tient un mystère, celui de la bonté de Mozart, de sa charité, " du bien qu'il nous fait, quand il nous adresse ces messagers que sont ses personnages de théâtre ". Il sera donc question des opéras. Mais aussi des Concerto pour piano. Ou des Quintettes. Mozart leur infuse ce que Richard Strauss appelle " la mélodie de l'âme humaine ", jamais entendue ailleurs... Oui, l'affirme Tubeuf, Mozart est bien cet Ange de Rilke, ce " Visiteur " qui laisse vivre en nous les plus belles des musiques, celles qui nous aiment et nous consolent. Grâce à ce nouvel essai, Mozart n'a jamais été aussi haut dans nos coeurs. Ni si proche. "Un Mozart de plus ? Pour qui, et pourquoi ? Tout ce que nous avons besoin de savoir de lui a été rassemblé, communiqué, et souvent bien dit. Moi-même j'ai essayé voici presque trente dans un " Mozart, chemins et chants " que certes je ne renie pas, et qui devrait me suffire. Mais l'angle... Si un angle vraiment neuf se présente, et qui oblige à voir autrement, alors le paysage, les perspectives changent et un Mozart apparaît ; non pas un autre, mais vu d'ailleurs, vu autrement." André Tubeuf
Adoré ou honni, l'opéra reste quatre siècles après sa création un art prompt à déchaîner les passions. Régulièrement pointés du doigt par ses amateurs comme ses contempteurs, les maux qui aujourd'hui l'agitent prouvent sa vitalité. Ce sont ces phénomènes historiques, économiques, sociologiques, ces personnes, ces tics et ces travers, que ce petit lexique cherche à inventorier d'un ton léger, parfois impertinent, toujours argumenté. Sous diverses formes, chaque entrée propose un regard actuel, amusé ou polémique, sur l'art lyrique. De quoi alimenter la discussion entre initiés, instruire le néophyte, interpeller l'incrédule ou, au contraire, conforter l'opposant dans ses positions, tout en divertissant les uns et les autres.
Ce volume s'apparente à un guide de voyage, pour suivre Verdi de ses années de " galère " jusqu'à ses plus grands triomphes, pour vous faire aimer son théâtre vocal qui rend universelles les passions individuelles, pour découvrir ses 28 opéras et leurs plus grands interprètes et enregistrements. Derrière quelques titres populaires se cache un homme complexe dont la carrière exceptionnellement longue va du romantisme à la modernité...
Pendant plus de dix ans, Sylvain Fort a assuré sur Forumopera.com une garde dont personne ne voulait : celle d'embaumeur. Quand un chanteur d'opéra venait à s'éteindre et qu'il avait été cher à son coeur, c'est dans l'énergie de l'émotion qu'il lui rendait hommage. Dans les rédactions, pourtant, la terrible logique des " viandes froides " veut qu'on ait pour chaque artiste prêt à rejoindre son créateur un bel obituaire tout encarté de pourpre. Ces hommages, composés alors que la victime bat encore le pavé, rappellent les albums de Noël opportunément enregistrés au mois de juillet. C'est au contraire dans l'immédiat silence de la disparition que Sylvain Fort composa le catafalque de ceux qu'il admira depuis sa plus tendre jeunesse. Ainsi, " In Memoriam ", n'est pas un recueil d'hommages raisonnés, c'est le témoignage d'un mélomane épouvanté de voir glisser ses idoles dans un silence définitif.