Est-il toujours acceptable d'avoir des différences entre les sujets ? Existe-t-il une forme de différence qui ne supposerait pas l'autre comme déficitaire ? Que devient la formulation selon laquelle le désir de l'homme est le désir de l'Autre ? Nous avons à nous poser des questions nouvelles quant à la dimension de l'altérité, car le temps où l'autre existait semble aujourd'hui éclipsé par la positivité de l'identique. La diversité, avec son pendant communautaire, tend aujourd'hui à remplacer l'altérité, au fondement même de la constitution du sujet. C'est donc toute la question de l'intersubjectivité qui est posée, car si Lacan introduit le grand A c'est pour lui conférer le statut de sujet. Lacan nous enseigne que l'identification a plus à voir avec la différence qu'avec le même, ce que des situations cliniques telles que le suicide, l'inceste, l'autisme, les troubles dans le genre ou encore la plainte viendront illustrer. Ainsi, Autre et autre ne sont pas identiques, ils renvoient à des registres différents, ce que la cure opère à partir du transfert, et qui marque une ligne de partage entre psychothérapie et psychanalyse.
Lors allant trouver la reine sa mère, [Charles IX] envoya quérir Monsieur de Guise et tous les autres princes et capitaines catholiques, où fut pris résolution de faire, la nuit même, le massacre de la Saint-Barthélemy. Les huguenots me tenaient suspecte parce que j'étais catholique, et les catholiques parce que j'avais épousé le roi de Navarre, qui était huguenot. De sorte que personne ne m'en disait rien". Marguerite de Valois (1553-1615) est la première épouse d'Henri de Navarre, roi de France sous le nom d'Henri IV. Publiés en 1628, ses Mémoires constituent un témoignage exceptionnel sur la cour de Catherine de Médicis et les guerres de religion. Alexandre Dumas s'en est inspiré pour son roman historique, La Reine Margot.
Présentation de l'éditeur Marguerite de Valois (1553-1615) est la première épouse d’Henri de Navarre, roi de France sous le nom d’Henri IV. Publiés en 1628, ses Mémoires constituent un témoignage exceptionnel sur la cour de Catherine de Médicis et les guerres de religion.
Quelles garanties offre la loi au malade en fin de vie ? Que signifient les expressions dignité, aide médicale à mourir, euthanasie ? Que doivent contenir les directives anticipées ? Qu'est-ce qu'une sédation profonde et continue ? C'est à ces questions et à bien d'autres que s'efforce de répondre cet ouvrage, qui ne nécessite aucun prérequis médical. Il s'adresse à l'étudiant désireux de comprendre, comme à ceux qui font la douloureuse expérience de l'accompagnement d'un proche. Le citoyen curieux comme le professionnel aguerri y trouveront de quoi alimenter leur réflexion et mieux cerner les enjeux d'un débat sociétal majeur.
Ce livre reprend les travaux d'alchimie menés par Pierre Dujols (1862-1926), philosophe, alchimiste et bibliophile averti. Il nous propose les textes suivants : commentaire du Mutus Liber, La Chevalerie (inédit), Valois contre Bourbons, et La Régénération de la Vigne. Nombreuses illustrations N&B.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.