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Conciliation, réconciliation aux temps médiévaux et modernes
Collard Franck ; Cottret Monique
PARIS OUEST
20,00 €
Épuisé
EAN :9782840161059
Depuis les travaux impulsés par L Bély, qui ont renouvelé les perspectives en histoire diplomatique, de nombreux chercheurs se sont intéressés à la culture de la paix, notamment à travers ses rituels ; des historiens se sont penchés sur les modes et les techniques de négociation, comme en témoigne le récent colloque franco-ibérique Négocier au Moyen Age (Barcelone, 2005), ainsi que sur les pratiques de conciliation ou l'idéal de réconciliation, voire de fraternité universelle. Plus récemment le domaine de l'histoire religieuse s'est ouvert à ces problématiques. Sous l'impulsion des recherches menées sur la justice par Cl Gauvard et ses élèves, l'arbitrage et la pacification des conflits d'ordre privé sont entrés dans les champs de la recherche historique. Après qu'on s'est interrogé sur les guerres et les affrontements de religion, sur les difficultés de la tolérance, sur les manifestations de violence et d'inimitié, de nombreuses études mettent désormais en avant la notion de coexistence, étudient le rôle des clercs dans différentes instances de conciliation ou s'intéressent aux procédures de pacification. Un programme européen mené par l'université d'Iéna s'intitule "religion et réconciliation". Le présent volume se propose de tester la pertinence de ce thème de la (ré)concilation dans le monde médiéval et moderne en faisant porter le questionnement sur l'ensemble des rapports sociaux : du politique au religieux et au culturel en passant par le judiciaire.
Résumé : Jeanne d'Arc aurait confié à un proche : " Je durerai un an. " Elle dure depuis six siècles. Née en 1412 dans un village des confins du royaume de France, morte en 1431 sur le bûcher de Rouen, elle a eu une existence des plus brèves. Si elle a assurément bouleversé le cours de la guerre de Cent Ans, celle qui se fit appeler la Pucelle a alimenté, dans la longue durée, une luxuriante production de textes et d'images provenant, dès les origines, de ses adversaires comme de ses thuriféraires. Parcourant les siècles, l'ouvrage se propose de raconter, d'expliquer et de comprendre cette authentique " passion française " qu'est la " passion Jeanne d'Arc ". L'aventure de la jeune femme attachée à la dynastie des Valois et l'imaginaire dont sa figure a été l'objet forment les deux volets d'un diptyque embrassant la très courte vie et la très longue survie de la native de Domrémy.
Résumé : Plutôt associé à la Rome des Césars ou à la Renaissance italienne, le crime de poison manque d'un éclairage historique pour la période médiévale. Il s'inscrit pourtant d'une manière particulièrement intéressante dans la société et les mentalités du Moyen Age, dans la mesure où il se commet à l'exact opposé de l'homicide ordinaire, ouvert, sanglant et lié à l'honneur. Dans le sillage d'une histoire de la criminalité aussi attentive à la définition du crime, à sa sociologie (imaginaire ou effective) et à son anthropologie qu'à sa mesure et à ses dimensions judiciaires et juridiques, étroitement liées à la question du pouvoir, cet essai mené à l'échelle de la Chrétienté latine et des dix siècles médiévaux, vient mettre en lumière la pratique, les usages et la perception d'un crime à tous égards " caché ", comme disent les juristes du temps. Bien plus qu'un simple moyen de tuer, le crime de poison constitue une sorte de réceptacle des antivaleurs de la civilisation médiévale, en même temps qu'un révélateur de ses angoisses et de ses fantasmes.
Miser sur la couleur pour étudier l'histoire des corps permet d'explorer des systèmes de représentation d'une grande richesse et d'une forte cohérence, fussent-ils devenus totalement obsolètes aujourd'hui. Après avoir aimanté l'attention des médecins qui surinvestirent parfois sur elle dans les temps anciens, la "chromie" corporelle aux infinies variations ouvre aux chercheurs d'aujourd'hui un vaste champ de réflexion. Les contributions ici réunies en parcourent les principaux espaces, au moyen d'approches variées et complémentaires. Divisé en trois sections, le propos s'interroge sur les modes de signification de la couleur corporelle. Puis il explore les aspects pathologiques et physiologiques des maladies, des tempéraments ou des affects "colorants" ou "décolorants", ainsi que les raisonnements tenus pour expliquer ces manifestations chromatiques. Enfin est présenté l'imaginaire des couleurs corporelles, manifesté par des textes et des images largement conditionnés par des valeurs symboliques.
Visibles ou cachées, les dents se trouvent investies de fonctions variées, exprimant l'agressivité, permettant la manducation, facilitant le langage articulé avant de devenir bien plus tard un moyen de séduction. Depuis l'Antiquité, les textes médicaux ne manquent pas de consacrer des lignes nombreuses aux affections dentaires ainsi qu'aux possibles traitements. Par leur intermédiaire ont été transmises les connaissances anatomiques, les pathologies et les thérapeutiques. Les illustrations des pratiques les plus répandues, comme l'arrachage des dents, mènent quant à elles à se pencher sur les praticiens des soins dentaires, leur compétence. leur image et leur place dans la société, jusqu'au temps de Pierre Fauchard (1678-1761), auteur du Traité des dents qui semble marquer l'entrée de l'art dentaire dans la "modernité". Placé dans la suite des cinq précédentes "Rencontres d'histoire de la médecine, des pratiques et des représentations médicales dans les sociétés anciennes", le colloque de 2012 a eu pour but de mieux cerner les représentations, mentales et iconographiques, de la bouche et des dents tout autant que les techniques, médicales ou non, mises en oeuvre pour venir en améliorer l'hygiène ou la santé. L'odontologie et la stomatologie sont aussi des sujets d'analyse historique. Le colloque s'est tenu à Villetaneuse, Nanterre et Saint-Quentin-en-Yvelines du 8 au 10 mars 2012. avec le soutien de trois laboratoires : le CRESC (Centre de recherche espaces, sociétés, culture, EA 2356), université de Paris 13 ; le CHiSCO (Centre de recherches en histoire sociale et culturelle de l'Occident, XIIe-XVIIIe, EA 1587), université de Paris Ouest Nanterre la Défense ; ESR (Etats, Société, Religion, EA 2449), université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
Résumé : " Il y a des dates qui comptent, d'autres qui tombent en poussière. Tandis que 1896 ou 1907 se laissent oublier et ne marquent plus pour nous que des heures surannées, 1900 est une échéance, un jubilé, noces d'or du passé et de l'avenir ". C'est en orfèvre que Paul Morand célébrait 1900, trente ans après. Entre temps il aura été un des héraults des Années folles et, tout particulièrement, de l'année 1925, qui tout autant que 1900 a marqué une échéance et s'est vite imposée à la mémoire collective comme une année mythique. Étonnante et durable fortune ! Entre l'armistice de 1918 et la crise de 1929, les années vingt, profondément marquées par les horreurs de la Grande Guerre, présentent un singulier mélange de désarroi, de révolte et de frivolité. À la fin des combats qui ont dévasté l'Europe, tout un monde s'écroule, plongeant modèles et valeurs dans une crise durable. En cette période d'extraordinaire effervescence, la table rase et l'expérimentation sans tabous sont à l'ordre du jour. Les moeurs oscillent entre deux tendances fortes : émancipation et détraquement. Amour et libertinage jouent à cache-cache aux quatre coins de l'Europe galante. Discréditée par un conflit qu'elle a provoqué ou qu'elle n'a pas su empêcher, la politique hésite entre les tentations du communisme et du fascisme. Et la littérature, gagnée elle aussi par la difficulté d'être, cherche les voies de son renouvellement. Pour restituer l'esprit de cette époque qui à tant d'égards dialogue avec la nôtre, il fallait remplir deux conditions. Réunir, en premier lieu, des recherches travaillant dans des disciplines différentes. Se croisent ici des travaux de spécialistes d'architecture et de cinéma, de littérature française et de littérature comparée, d'études anglo-américaines et de Kulturwissenschaft, des hispanistes et des slavistes, des italianistes et des historiens du sport. D'autre part, il était indispensable de faire appel à des spécialistes internationaux.
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.
Présentation de l'éditeur Empereur épris de philosophie et païen militant, Julien (331-363) est l'auteur d'une oeuvre abondante et variée, aussi passionnante que son existence romanesque. Il était tentant de suivre les traces de ses écrits (lettres, discours, lois, spéculations philosophiques ou théologiques, ouvrages polémiques, confidences autobiographiques) chez les lettrés de la fin de l'Antiquité. Qu'ils soient philosophes, historiens, rhéteurs, qu'ils soient païens ou chrétiens, ils furent nombreux à faire appel à des formules, des concepts et des textes de Julien. On croisera donc ici non seulement les grands écrivains de l'époque (Libanios, Ammien Marcellin, Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome) mais aussi des auteurs moins connus (Saloustios, Sozomène, Philostorge, et bien d'autres). Tous ont fait preuve d'une remarquable inventivité littéraire, mêlant ironie, citations détournées, subtil double langage. C'est cette scène intellectuelle dominée par la dernière grande polémique entre christianisme et paganisme - un véritable "choc des cultures" - que reconstitue cette étude philologique qui apporte un éclairage nouveau sur l'histoire de l'Antiquité tardive.
Nous vivons immergés dans la publicité: publicité dans nos journaux, publicité quand nous ouvrons la radio, publicité à la télévision, parfois tellement envahissante qu'elle coupe, ne devrait-on pas dire, parfois, pollue, les émissions que nous suivons. Depuis un peu plus de dix ans et les progrès d'Internet, elle a trouvé et conquis un nouveau support, et l'on ne peut pas aller sur la toile sans être invité à acheter le meilleur parfum, le dernier modèle de la meilleure marque d'automobiles ou une place sur la croisière qui vous mènera au Soleil de Minuit. Ce livre n'est ni une justification ni une dénonciation de la publicité. C'est un livre d'histoire qui cherche à observer, comprendre et expliquer comment elle a conquis, dans notre pays, la place qu'elle occupe aujourd'hui. Car cette histoire, l'histoire de ses progrès, des difficultés, des obstacles et des oppositions qui les ont entravés, est à peine entreprise, à la différence de l'Angleterre et plus encore des Etats-Unis. Cet ouvrage réuni un ensemble d'articles, parus depuis une quinzaine d'années, qui sont parmi les premiers à avoir été consacrés à l'histoire de la publicité en France.