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Intellectuels chrétiens et esprit des années 20. Actes du colloque... 23-24 septembre 1993
Colin Pierre
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204054959
Revenir des années 1930, bien étudiées, vers la décennie précédente pour en définir l'esprit ; situer par rapport à cet " esprit des années 1920 " les intellectuels catholiques, orthodoxes, protestants, qui réagissent aux conséquences de la Première Guerre mondiale et aux espoirs d'ordre international ; repérer les générations anciennes et nouvelles, les institutions, les réseaux de sociabilité intellectuelle ; chercher le renouveau français à Paris, mais aussi en province ; faire leur place aux reclassements provoqués dans le monde catholique par la condamnation de l'Action française en 1926 ; suivre quelques champs privilégiés comme l'exégèse biblique, la philosophie, la théologie... ; tels sont les principaux objectifs de ce livre qui entend apporter sa contribution à l'histoire des intellectuels chrétiens dans la France contemporaine.
Une démarche spiralaire d'apprentissage et des activités en équipes. Le goût de la recherche par le biais d'activités de résolution de problèmes en équipes. Un outil de travail structuré, conçu réellement pour l'enfant: variété des situations d'apprentissage, aide à la lecture des consignes, mise en page aérée valorisant la production écrite de l'enfant, incitation à l'auto-évaluation. Un parcours pédagogique complet pour chaque leçon: activités préparatoires, situation de découverte, repères méthodologiques, exercices de réinvestissement, étude en travail autonome, activités complémentaires ou d'approfondissement. Une ouverture culturelle sur l'histoire des mathématiques.
Gabriel Marcel fut habité par une assurance invincible : fondée sur l'amour, l'espérance doit triompher du désespoir. Et il appartient au philosophe de guider ses lecteurs sur le chemin de cette victoire. Penseur de l'être incarné, il l'ut particulièrement sensible aux liens que les rencontres créent entre ces êtres fragiles et inventifs que nous sommes. En amitié ou en amour, la fidélité créatrice ouvre aux existants le mystère de l'être. La métaphysique se laisse guider par la réflexion sur la sainteté : dès lors, les fils se nouent entre le donné le plus concret de l'existence et l'ouverture spirituelle la plus profonde. Dieu prend la figure du Toi absolu. C'est en lui et par lui que se fonde l'assurance d'une immortalité bienheureuse : " L'espérance n'est pas seulement une protestation dictée par l'amour, elle est une sorte d'appel, de recours éperdu à un allié qui est amour lui aussi. " Gabriel Marcel a cherché à penser une foi qui transcende le savoir. Il fut ainsi le premier en France à construire, dans son Journal métaphysique, une philosophie de l'existence, ouverte au mystère de l'être. Il se singularise par le lien qu'il établit, hors de tout dogmatisme, entre la recherche philosophique et la spiritualité chrétienne. C'est au sein de notre monde effectif, marqué par les totalitarismes, que Gabriel Marcel a poursuivi ces orientations fondamentales. Dans le contexte chaotique et eschatologique de notre époque, il propose un humanisme chrétien dont l'espérance est le fil conducteur. Il garde ainsi toute la liberté du philosophe, soumis à cet esprit de vérité qui relativise toutes nos vérités particulières. En ce sens, il appartient bien au temps de la confrontation et du dialogue entre les religions.
Entre 1893 et 1914, alors que se développent les conflits qui conduisent à la Séparation des Eglises et de l'Etat en 1905, le catholicisme français est en proie à une crise interne d'une rare violence. La crise moderniste résulte de l'inquiétude du milieu catholique devant les initiatives qui tendent à réconcilier l'Eglise avec la modernité intellectuelle. Après l'exemple malheureux de Renan, il fallait quelque audace pour appliquer à la Bible et à l'histoire religieuse des méthodes exégétiques surtout mises en oeuvre par des protestants ou des rationalistes. De même, au temps du thomisme, restauré par Léon XIII, il fallait quelque audace pour travailler au sein d'une philosophie moderne symbolisée par Kant. Indépendantes les unes des autres, toutes ces initiatives rencontrent dans le milieu ecclésial un même soupçon : exégètes, historiens et philosophes n'introduisent-ils pas l'ennemi dans la citadelle assiégée ? Critiques et dénonciations se multiplient ; Rome les entend et, en 1907, l'encyclique Pascendi construit, pour le condamner, le type idéal du moderniste égaré par une philosophie agnostique et par des préjugés évolutionnistes. L'encyclique a au moins le mérite de désigner les principaux thèmes autour desquels s'organisent les débats théologiques : la valeur de la raison, l'immanence, le développement du dogme, la réforme de l'Eglise. Mais la crise religieuse s'inscrit dans une crise intellectuelle plus large, provoquée par la montée des sciences humaines. Les protagonistes de la crise moderniste trouvent dans les milieux philosophiques de l'époque la possibilité d'une expression plus libre, et, dans le domaine des sciences religieuses, le partage des méthodes commence à constituer une communauté des chercheurs.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.