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Pensées décoloniales. Une introduction aux théories critiques d'Amérique latine
Colin Philippe ; Quiroz Lissell
ZONES
20,50 €
Épuisé
EAN :9782355221538
La théorie décoloniale constitue l'un des discours phares de notre temps. Loin des imprécisions dont elle fait souvent l'objet, cet ouvrage, première synthèse en français sur son origine latino-américaine, offre une généalogie et une cartographie d'un continent de pensée méconnu en Europe. Mêlant récits historiques, portraits de théoriciens (dont Gloria Anzaldúa, Arturo Escobar ou Aníbal Quijano), extraits d'?uvres non encore traduites, explications de concepts clés, ce livre offre une introduction claire, informée et stimulante des apports d'un des courants les plus féconds de la théorie critique contemporaine.La conquête de l'Amérique, scène inaugurale de la modernité capitaliste, fut aussi l'acte de naissance de nouveaux rapports coloniaux de domination qui ont modelé une hiérarchie planétaire des peuples selon des critères raciaux, sexuels, épistémiques, spirituels, linguistiques et esthétiques. Or cette colonialité du pouvoir n'a pas été enterrée par les décolonisations. Si l'on veut en sortir, il faut (re)connaître les expériences vécues par celles et ceux qui ont résisté à l'imposition de ces régimes, les savoirs produits par les sujets marqués par la blessure coloniale, et tenter de discerner, dans ces fragiles " nouveaux mondes ", l'horizon d'un dépassement de la colonialité.Table des matières : Introduction1. Le colonialisme en questionLe colonialisme en question. Théorie postcoloniale et perspective décoloniale : influences, confluences, différencesL'expérience coloniale et décoloniale latino-américaineDéplacements théoriquesLes traditions critiques latino-américainesPrécurseurs et marxistes hétérodoxesLe colonialisme interneStructuralisme et théories de la dépendanceLes pensées de la libérationPenser la frontière : la théorie chicana2. Modernité/Colonialité/DécolonialitéUn " collectif d'interprétation "Le " moment " 1992Aníbal Quijano et Immanuel Wallerstein : l'américanitéEnrique Dussel : le recouvrement de l'AutreLe GLES et la critique du latino-américanismeWalter Mignolo : le côté sombre de la RenaissanceLe groupe Modernité/Colonialité/DécolonialitéLe mythe eurocentré de la modernitéLa conquête de l'Amérique et l'avènement de la première modernitéL'ego conquiro et la seconde modernitéLe mythe eurocentré de la modernitéLa colonialité du pouvoirColonialité et modernitéColonialité du pouvoir et classification de la population mondialeLa matrice coloniale de la raceLa colonialité du savoirUniversalisme et eurocentrismeScience moderne, hybris et projet colonialÉpistémicide et savoirs non eurocentrésInterculturalité critique et pluriversitéLa colonialité du savoirLa colonialité de l'êtreAu-delà de la modernité/colonialitéPensée liminaire et pratiques décolonialesVers une transmodernité3. Élargissements théoriques et militantsLa colonialité du genreMaría LugonesLa critique du féminisme blancLe concept de colonialité du genreLe féminisme décolonial d'Abya YalaIntersectionnalité et imbrication des oppressionsÀ la recherche de généalogies féministes localesLe féminisme communautaire : un féminisme des voix autochtonesThéories sur l'origine du patriarcat à Abya YalaApproches décoloniales de l'écologie politiqueLa colonialité de la nature : deux approches pionnièresL'invention du développementVers le post-développementUne politique du lieuUne écologie politique située, relationnelle et intégrale : le cas du PCNConflits ontologiques.
Quand il était au collège, Jacques Bainville n'aimait pas l'histoire. Que discerner dans ce tissu de drames sans suite, cette mêlée, ce chaos ? Lui voulait savoir "pourquoi les peuples faisaient des guerres et des révolutions, pourquoi les hommes se battaient, se tuaient, se réconciliaient". Déjà célèbre pour son intelligence des relations internationales, il se plongea deux ans dans l'écriture d'une Histoire de France qui paraîtrait en 1924 et serait un immense succès de librairie : 160 000 exemplaires tirés avant 1940. Ce grand ouvrage embrasse d'un seul regard, où l'élégance du style le dispute à la hauteur de l'analyse, le destin de la nation française de la Gaule romaine au premier après-guerre. Livre de chevet d'une génération, il est de ceux où l'intelligence, au-delà des partis pris politiques, vient sans cesse éclairer "l'inerte matière historique".
Trente écueils menaçants cernent l'île de Sarek, au large de l'archipel des Glénans, en Bretagne. Les habitants superstitieux l'appellent l'île aux trente cercueils. Une légende les hante : trente victimes doivent mourir dont quatre femmes en croix. Véronique d'Hergemont, venue chercher son fils après quatorze ans d'absence, a la désagréable surprise de voir ses initiales sur les bornes, sur les portes des chapelles et son visage sur un dessin de femme crucifiée ! Véronique doit affronter des messages énigmatiques, une prophétie effrayante, la terreur superstitieuse des habitants de l'île, des morts brutales. L'étrange atmosphère des légendes celtes, cette "Pierre-Dieu qui donne mort ou vie", la prédiction sanglante, le monstrueux comte Vorski, voilà de quoi frissonner d'angoisse et de terreur. Mais Arsène Lupin est là pour affronter la malédiction. Un roman fantastique de Maurice Leblanc dont le sens du suspense et de la mise en scène, dans cette île déchiquetée et sauvage, font ressortir l'humour du dénouement.
Arsène Lupin ? Ce Robin des Bois moderne met son intelligence, sa force physique et son sang-froid au secours de "l'innocence persécutée". C'est également un homme élégant et séducteur, très apprécié des femmes. Il sait se montrer d'une ironie inégalable à l'égard des forces de l'ordre et de ses rivaux (principalement l'inspecteur Ganimard et le détective britannique Herlock Sholmès (parodie de Sherlock Holmes). Son côté enfantin aussi bien qu'une face plus sombre, un caractère à la fois séduisant, torturé et mystérieux, lui ont assuré son succès auprès de nombreux lecteurs. Dans cette aventure, Lupin affronte avec humour et brio le brillant détective Herlock Sholmès, un double bien réel et tout aussi brillant du célèbre détective anglais Sherlock Holmes.
Les Dents du Tigre relate le combat poignant d'Arsène Lupin, en tant que Don Luis Perenna, contre un ennemi sournois et manipulateur qui n'agit que par procuration en captivant ses victimes afin de s'attribuer un héritage de 200 millions. Chronologiquement, cette histoire fait suite à 813 où Lupin disparaissait juste avant la Première Guerre mondiale dans l'anonymat de la légion étrangère après deux tentatives de suicide. Alors que tout le monde croit Arsène Lupin mort, il réapparaît donc après la guerre, sous les traits de Don Luis Perenna.
Le capitalisme engendrant des besoins artificiels toujours nouveaux, mettre un terme à la voracité consumériste implique de définir et de s'appuyer sur des besoins " authentiques " et reconnus de tous. Le nouveau livre de Razmig Keucheyan suit cette ligne critique en recherche d'une véritable politique de l'émancipation.Le capitalisme engendre des besoins artificiels toujours nouveaux. Celui de s'acheter le dernier iPhone, par exemple, ou de se rendre en avion dans la ville d'à côté. Ces besoins sont non seulement aliénants pour la personne, mais ils sont écologiquement néfastes. Leur prolifération sous-tend le consumérisme, qui lui-même aggrave l'épuisement des ressources naturelles et les pollutions.À l'âge d'Amazon, le consumérisme atteint son " stade suprême ". Ce livre soulève une question simple : comment couper court à cette prolifération de besoins artificiels ? Comment sortir par là même du consumérisme capitaliste ? La réflexion s'appuie sur des chapitres thématiques, consacrés à la pollution lumineuse, à la psychiatrie de la consommation compulsive ou à la garantie des marchandises, pour élaborer une théorie critique du consumérisme. Elle fait des besoins " authentiques " collectivement définis, en rupture avec les besoins artificiels, le c?ur d'une politique de l'émancipation au XXIe siècle.Chemin faisant, le livre évoque la théorie des besoins de Karl Marx, André Gorz et Agnes Heller. Pour ces auteurs, les besoins " authentiques " ont un potentiel révolutionnaire. Comme disait Marx, " une révolution radicale ne peut être que la révolution des besoins radicaux ".Table des matières : Prologue. L'écologie de la nuitLe droit à l'obscuritéL'hégémonie de la lumièreSurveiller et éclairerUn mouvement contre la " perte de la nuit "Les besoins, question du siècle1. Une théorie critique des besoinsDe l'aliénation à l'écologie politiqueÀ la recherche des besoins authentiquesLes besoins ont une histoireLes deux paradoxes des besoins radicauxLe sceau de l'espèce2. DéprivationBiocapitalismeCosmocapitalismeMouvements de désaliénationL'aliénation comme déprivationFreins d'urgence3. Addicts à la marchandiseLes troubles de la consommation compulsiveDébiteurs anonymesOuvriers antialcooliquesPhilosophie de la simplicitéDes collectifs à taille humaine4. Changer les chosesLe système des objets" Make it new ! "La garantie et la lutte des classesBrève histoire de la garantieQue choisir ?Protéger l'investissementLe marché des extensions de garantieOuvrir la boîte noire de la marchandise5. Un communisme du luxeDes biens émancipésUn luxe pour tousL'infrastructure de l'égalité6. Politique des besoinsDe nouvelles alliancesLe consommateur comme producteurDe Au Bonheur des Dames à AmazonPlus-value logistique et vulnérabilité du capital7. À la recherche de la démocratie écologiqueScénarios de transition écologiqueLe spectre d'une " dictature sur les besoins "Théâtre des négociationsUne Assemblée du futur ?Municipalisme libertaire et pouvoir des conseils8. Retour vers le futur : Gramsci avec Gorz.
Au début des années 1990, de jeunes féministes nord-américaines lançaient du fond de leurs tripes un cri de colère et de ralliement dans le milieu punk underground : " Revolution, Grrrl Style, Now ! " La culture riot grrrl ? littéralement, les " émeutières " ? était en train de naître. Des groupes comme Bikini Kill ou Bratmobile partaient à l'assaut de la production musicale, décidés à rendre " le punk plus féministe et le féminisme plus punk ". Leur offensive fut une secousse incroyablement positive pour toute une génération assommée par la culture mainstream. Car les riot grrrls ont été bien davantage qu'un simple courant musical : appliquant les principes du Do-It-Yourself, elles ont construit une véritable culture alternative, dont la force de frappe tient en une " proposition " que suivront des milliers de jeunes femmes : celle d'oser devenir qui elles sont et de résister corps et âme à la mort psychique dans une société capitaliste et patriarcale. Manon Labry retrace l'histoire de cette révolution politique et culturelle. Elle déploie une écriture punk bien frappée qui entremêle paroles de chansons, témoignages, réflexions personnelles, extraits de fanzines et illustrations pour faire la chronique d'une génération.
Libérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d'un manque de désir ou de difficultés à atteindre l'orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. On y apprend ainsi qu'une chercheuse en psychologie clinique a recours à la méditation de pleine conscience pour traiter les troubles à caractère sexuel. On y découvre aussi diverses façons dont les femmes choisissent de redéfinir leur sexualité. Cette aventure aux confins de la jouissance nous emmène jusqu'au festival Burning Man, où l'orgasme féminin est donné à voir sur scène, ou encore dans le cabinet feutré d'une thérapeute qui propose de soigner les traumatismes liés au viol à l'aide de massages sensuels.Table des matières : RemerciementsPréface, par Maïa Mazaurette1. La peur du plaisirDans une culture obsédée par le sexe, tout le monde ne se sent pas nécessairement à l'aise.2. Une histoire de l'oubliComment des siècles d'ignorance vis-à-vis de l'anatomie féminine ravagent encore aujourd'hui la santé des femmes ? et comment l'une d'elles s'est rebiffée.3. Un point fixe dans un monde en mouvementQu'est-ce qu'un orgasme, après tout ? Tout dépend si vous posez la question à un scientifique, un poète ou un mystique.4. JouerTout ce que veulent les filles, c'est s'amuser. Elles ne font rien d'autre que s'amuser, et cela brouille les limites entre la thérapie, le porno, la santé, le mysticisme et la prostitution. Bienvenue dans ce monde à la fois sans gêne et sauvage, ce monde de l'underground sexuel féminin d'aujourd'hui.5. Le plaisir est-il nécessaire ?L'égalité sexuelle se limite-t-elle vraiment à l'égalité face à la jouissance ? Qu'est-ce qui se cache derrière ce droit au plaisir auquel nous aspirons ?Bibliographie.
Macron, c'est moi en mieux", confiait Nicolas Sarkozy en juin 2017. En pire, rectifient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Huit ans après Le Président des riches, les sociologues de la grande bourgeoisie poursuivent leur travail d'enquête sur la dérive oligarchique du pouvoir en France. Au-delà du mépris social évident dont témoignent les petites phrases du président sur "ceux qui ne sont rien", les auteurs documentent la réalité d'un projet politique profondément inégalitaire. Loin d'avoir été un candidat hors système, Emmanuel Macron est un enfant du sérail, adoubé par les puissants, financé par de généreux donateurs, conseillé par des économistes libéraux. Depuis son arrivée au palais, ce président mal élu a multiplié les cadeaux aux plus riches : suppression de l'ISF, flat tax sur les revenus du capital, suppression de l'exit tax, pérennisation du crédit d'impôt pour les entreprises... Autant de mesures en faveur des privilégiés qui coûtent un "pognon de dingue" alors même que les classes populaires paient la facture sur fond de privatisation plus ou moins rampante des services publics et de faux-semblant en matière de politique écologique. Mettant en série les faits, arpentant les lieux du pouvoir, brossant le portrait de l'entourage, ce livre fait la chronique édifiante d'une guerre de classe menée depuis le coeur de ce qui s'apparente de plus en plus à une monarchie présidentielle.
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
Résumé : Le racisme ordinaire s'exprime tous les jours, de manière consciente ou inconsciente, par un trait d'humour maladroit, une question anodine ou une petite phrase en apparence bienveillante. Bien plus difficile à identifier et à dénoncer qu'une insulte ou une agression physique, il constitue pourtant une violence quotidienne pour des millions de Français. Des femmes et des hommes, de tous âges et tous horizons, racontent ici ces mots qui font mal, ces humiliations quotidiennes, ces gestes ou plaisanteries qui deviennent insupportables. La mise en lumière de ces témoignages bruts et anonymes dessine une radiographie du racisme ordinaire en France et rappelle l'urgence et la nécessité de ce combat. Pour apprendre, comprendre et avancer ensemble.
DiAngelo Robin ; Cervulle Maxime ; Viennot Bérengè
Pourquoi est-il si difficile de parler de racisme quand on est blanc ? La sociologue américaine Robin DiAngelo a passé vingt ans à étudier cette question dans des ateliers sur la diversité et le multiculturalisme. Elle en a tiré un concept fondamental pour comprendre le rapport des Blancs au racisme : la fragilité blanche, un mécanisme de défense ou de déni qui permet de détourner la conversation, empêchant d'identifier le racisme systémique qui persiste dans nos sociétés. Et donc de le combattre. Dans ce livre devenu un phénomène aux Etats-Unis, en tête des meilleures ventes depuis deux ans, Robin DiAngelo nous donne les clés pour être véritablement antiraciste.
Prenez une inspiration, soufflez, et suivez ma voix, rien que ma voix, désormais, vous êtes noir, un noir de l'Alabama dans les années cinquante. Passez les ruisseaux, les fleuves, l'océan, survolez New York, puis cap au Sud, bifurquez, vous voici en Alabama, capitale : Montgomery. Regardez vous, votre corps change, vous êtes dans la peau et l'âme de Claudette Colvin, jeune fille de quinze ans sans histoire. Depuis toujours, vous savez qu'être noir ne donne aucun droit mais beaucoup de devoirs. Quand vous faites les courses vous devez rester à l'extérieur, tendre votre liste et attendre que l'on vous serve. Pour des chaussures, il vous faut dessiner l'empreinte de votre pied sur un bout de papier, le tendre à la vendeuse, lui désigner depuis l'extérieur le modèle et l'acheter sans l'avoir essayé."Seulement, le 2 mars 1955, Claudette Colvin refuse de se lever. Malgré les menaces du chauffeur, armé, des autres passagers blancs et de certains passagers noirs, elle reste assise. Après avoir été jetée en prison, elle décide d'attaquer la ville et de plaider non coupable. C'est le début d'un itinéraire qui mènera Claudette Colvin de la lutte à l'oubli. C'est le début d'un combat décisif, mais sans cesse (toujours) recommencé."Noire", c'est une histoire où se croisent Martin Luther King Jr, jeune pasteur de vingt-six ans tout juste nommé à Montgomery, et Rosa Parks, couturière de quarante ans, pas encore Mère du mouvement des droits civiques : et le lecteur, touché, tourmenté, découvre cette héroïne de quinze ans, toujours vivante, et presque méconnue.