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Les fondements de la comptabilité
Colasse Bernard
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707173102
La vague des scandales financiers du début du siècle (Enron, WorldCom, Ahold, Parmalat...), l'adoption par l'Union européenne de normes comptables internationales controversées et la crise de 2008 ont mis la comptabilité des entreprises sous les feux de l'actualité et invitent le spécialiste et le profane à un retour sur sa "nature", c'est-à-dire sur ses fondements théoriques et pratiques, historiques, sociaux et organisationnels. C'est un tel retour que propose cet ouvrage. Il trace l'évolution historique de la comptabilité, examine son rôle et les conditions de son insertion dans le capitalisme contemporain, questionne sa pratique normalisée et, plus généralement, son aptitude à produire, en conjonction avec l'audit externe, une représentation "vraie" de l'entreprise et de ses performances. Il fait ainsi apparaître les multiples enjeux (politiques, économiques et sociaux) d'une technique qui mesure le profit et qui, paradoxalement, est généralement considérée comme neutre.
La collection Grands Auteurs présente de façon synthétique les apports des auteurs majeurs de disciplines comme l'économie, la finance, les ressources humaines, l'organisation... Rédigés par des spécialistes, les ouvrages de cette collection constituent des condensés indispensables à tout étudiant, chercheur ou praticien. Cet ouvrage évoque en dix-sept chapitres les auteurs qui, à des titres et dans des contextes divers, ont participé à l'émergence de la comptabilité moderne. Chacun de ces "grands" auteurs est situé dans son époque et sa contribution à la théorie, à la pratique ou à l'enseignement de la comptabilité est interprétée par référence au contexte culturel, économique et social de cette époque. Plus qu'une galerie de portraits d'auteurs plus ou moins connus, cet ouvrage se veut un retour aux sources et l'esquisse d'une histoire mondiale de la pensée comptable qui va de l'illustre florentin Luca Pacioli jusqu'aux grands chercheurs anglo-saxons contemporains. Etudiants, chercheurs et praticiens y trouveront les origines de concepts et de méthodes encore souvent débattus. Peut-être seront-ils par exemple surpris d'apprendre que dès la fin du 19e siècle le concept de "juste valeur" ou de valeur de marché avait, comme aujourd'hui, ses farouches détracteurs et ses fervents défenseurs. Comme souvent, ainsi que le lecteur le découvrira au fil des pages de cet ouvrage, l'histoire de la pensée peut éclairer et relativiser les débats du présent.
Résumé : Guillaume Tessier, le narrateur, a fait de belles études qui l'ont conduit jusqu'au professorat des universités. Ses articles scientifiques et ses livres lui valent la reconnaissance de son milieu professionnel. Il n'est pas pour autant à l'aise dans ce milieu dont il fait partie sans en avoir le sentiment. Il tente de comprendre d'où lui vient ce décalage, en racontant son histoire et celle de "ceux qu'il est" , tous ces invisibles qui l'ont fait. Ce récit se situe entre deux événements : l'embauche en 1926 comme fille de ferme d'une gosse de douze ans, la petite Louise, dans une ferme de la Normandie profonde ; l'accession en 1985 de son fils Guillaume, "un drôle de petit canard" , au grade de professeur des universités. Par quelle chaîne complexe de rencontres et de circonstances, ces événements sont-ils liés ? C'est cette fresque singulière que relate ce roman qui a pour toile de fond la grande Histoire du milieu du XXe siècle.
L'importance de l'entreprise dans les économies contemporaines explique l'intérêt que portent à sa "santé" financière ses divers partenaires (prêteurs, actionnaires-investisseurs, salariés, clients, fournisseurs, Etat...). Comment décrypter et interpréter les performances économiques et financières de l'entreprise? Comment apprécier le risque de perte lié aux fluctuations de l'activité, à la structure des charges d'exploitation et à l'importance de l'endettement? Comment juger de l'équilibre financier et anticiper les difficultés susceptibles de déboucher sur une défaillance? Quels sont les outils modernes à la disposition de l'analyste?
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.