Cette monographie sur le sculpteur François Pompon est proposée pour le centenaire de son fameux Ours blanc. Inédite dans le paysage éditorial, elle retrace l'histoire et l'oeuvre de l'artiste. L'ouvrage comprend deux parties, agrémentées des livres de comptes de Pompon : une biographie illustrée bilingue, suivie du répertoire des oeuvres. Résolument moderne, François Pompon a vivifié l'art animalier du début du XXe siècle, par sa conception originale de la forme et l'émotion produite. Il consacra pourtant la plus grande partie de sa vie à exécuter des compositions pour d'autres sculpteurs, jusqu'au jour où il se mit à l'étude des animaux par choix et par goût. En s'inspirant des principes de l'Antiquité tout en remettant en question les conventions de la statuaire traditionnelle, il créa un style réaliste, suggestif et simplifié. L'Ours blanc porta la carrière du sculpteur à son apogée et en est aujourd'hui, le symbole. Pompon représente l'animal dans son quotidien, pour lui-même et sans mise en scène. Il trouve l'équilibre entre réalisme, vérité et abstraction de détails inutiles. Les surfaces sont polies et rondes, conduisant à une beauté apaisante et compréhensible au premier regard. Résultat d'un long travail manuel et expérimental, cet élan créateur mène François Pompon vers de nouveaux chefs-d'oeuvre sublimant le monde animalier. Ours, sanglier,
Résumé : LA référence pour le sujet de littérature du XVIIedes agrégations et du CAPES de Lettres Traitant de l'oeuvre du XVIIe siècle au programme des agrégations externes et internes de Lettres classiques et de Lettres modernes ainsi qu'au concours spécial de l'agrégation, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat. Comme tous les Clefs-concours de Lettres XVIIe siècle, l'ouvrage est structuré en quatre parties : Repères : le contexte historique et littéraire ; Problématiques : comprendre les enjeux du programme ; Le travail du texte : lexicologie, morphosyntaxe, stylistique ; Outils : pour retrouver rapidement une référence.
Le sculpteur bourguignon François Pompon est aujourd'hui célèbre dans le monde entier pour son Ours blanc. Déclinée à plusieurs centaines d'exemplaires cette oeuvre iconique des débuts de la modernité séduit toujours par sa dimension intemporelle ; elle démontre avec quel talent l'artiste parvient à capter l'essence de la forme et à saisir l'animal en mouvement. C'est d'ailleurs la version monumentale en plâtre exposée au Salon d'automne de Paris en 1922 qui vaut à l'artiste alors âgé de 67 ans une renommée aussi immédiate qu'universelle. Pourtant, Pompon a longtemps été praticien au service d'autres sculpteurs et son oeuvre personnelle reste fort mal connue. Cet ouvrage explore l'ensemble de la carrière de l'artiste et replacer sa production dans son contexte.
Donner aux élèves le plaisir de lire grâce à de belles histoires illustrées d'?uvres d'art.Travailler autour de six grands genres littéraires: contes et histoires, théâtre, poésies, documentaires, romans, nouvelles.Donner des repères culturels à travers une grande variété de textes classiques et modernes.Lier la lecture et la découverte d'?uvres d'art.
Résumé : Le cahier exercices qui complète la collection Comme un livre a pour objectif de : Faciliter l'étude et la compréhension d'une grande partie des textes du livre. Proposer pour chaque texte une structure rigoureuse organisée autour de trois rubriques : je comprends le texte, j'observe l'image, j'écris. Donner aux enfants l'envie d'écrire en travaillant autour de six grands genres littéraires : contes et histoires, théâtre, poésies, documentaires, romans, nouvelles.
Nudité, lascivité, sensualité, provocation, impudeur, ou obscénité. Durant le XIXe siècle, l'érotisme prend une place nouvelle dans la culture visuelle occidentale, notamment grâce à l'essor de procédés de reproduction tels que la photographie, la presse ou la lithographie. Ce genre est principalement produit par des artistes masculins, à destination d'un public qui l'est aussi. La littérature fantasme sur les rapports amoureux entre les peintres et leurs modèles, la photographie de nu devient un enjeu commercial, le réalisme dévoile la crudité du corps et les dessinateurs ne cessent de croquer les impudeurs de la femme. Fruit d'une recherche longue et méticuleuse cet ouvrage revient sur les grandes réflexions menées sur le thème de la nudité dans le champ de l'histoire de l'art et de l'histoire des sensibilités. Il étudie la réception de cette nudité en France, en s'appuyant des sources documentaires et iconographiques renouvelées (oeuvres méconnues, dessins et photographies, journaux et revues, ouvrages, archives, textes de lois) et permet de mieux comprendre cette histoire de l'art érotique du xixe siècle, longtemps pérennisée par le seul goût de la description. En replaçant les oeuvres dans leur contexte, en comparant les expressions et les esthétiques, et étudiant la culture visuelle du temps, Claire Maingon ouvre de nouveaux champs de réflexion, tout en permettant de faire découvrir des artistes méconnus ou oubliés tels que Broc, Gavarni, Makart, Beaumont, Dubufe, Galimard, Ranft, Eakins ou Lambeaux, aux côtés des grands noms de l'histoire de l'art du xixe siècle, David, Ingres, Delacroix, Courbet, Manet, Rodin, Gérôme, Falguière, Forain, Gervex.
Bréon Emmanuel ; Rivoirard Philippe ; Amsellem Guy
1925 est une date historique qui, pour les Français, s'identifie avec l'Exposition des arts décoratifs de Paris, illustration d'une gloire et d'une puissance retrouvées, illusion d'une paix universelle. Pour n'être point la plus considérable des Expositions françaises, elle sera, malgré les critiques, celle qui aura le plus de retentissement et, sans doute, la plus grande influence dans le monde. De très nombreux architectes et décorateurs français sont appelés sur les grands chantiers internationaux de la décennie qui suit. Les ambassades françaises et les paquebots ont été leur cheval de Troie. Après la Première Guerre mondiale qui a amené son lot de désolation, la reconstruction a vu apparaître les premiers exemples du nouveau style. En 1925, il faut être "moderne". Le développement de l'aviation et de l'automobile l'exige, voyant surgir les premiers garages et aérodromes. L'Art déco est souvent associé au luxe, mais il a orienté aussi le dessin des habitations à bon marché et des cités-jardins. Les grands magasins et les boutiques se développent et créent leurs lignes de décoration. La femme moderne fait son apparition. Elle est incarnée par la garçonne qui fume, conduit, pilote des avions et choisit son architecte-décorateur. Elle n'oublie pas d'être élégante et les couturiers ou couturières, amis des architectes, inventent pour elle le sportswear. Les étrangers à Montparnasse, car Paris en 1925 est le centre du monde, ont introduit un levain neuf dans la vieille pâte de nos couleurs. Le cubisme s'impose certes pour un appel à un ordre géométrique fait de carrés, de losanges et de zigzags, mais Joséphine Baker, laissant tomber un instant sa ceinture de bananes, remet les pendules à l'heure en rappelant ce que l'art moderne et le nouveau mouvement doivent à la culture africaine. Plus qu'une date, 1925 est donc un état d'esprit: comment les "Années folles" succèdent à la "Belle Epoque", l'Art déco à l'Art nouveau, comment aussi à travers cette apparente continuité apparaissent et s'imposent les caractéristiques d'un art mondial et moderne impatient d'éclore. Ce mouvement Art déco, né dans le champagne d'une paix retrouvée, sera salué pour son glamour et son invention, adopté et adapté par chacun, chaque pays, dans une effervescence toujours renouvelée des motifs, des formes et des couleurs. Aujourd'hui, les Art Deco Societies du monde entier, désirant préserver et garder le souvenir de ce patrimoine commun, rappellent son universalité rayonnante.
Jean-Charles Moreux 1889-1956. Grand, profil de Romain, alliant l'élégance aristocratique à la force du paysan, c'est ainsi qu'apparaît Jean-Charles Moreux aux yeux de ses contemporains. Après des études d'ingénieur, il opte pour l'architecture et obtient son diplôme à l'Ecole des Beaux-arts de Paris en 1922. Il se lie d'amitié avec André Lurçat et, sous son influence, se passionne pendant quelques années pour l'architecture puriste. En 1930, il adhère à l'union des artistes modernes. Dès 1923, il dessine des meubles très architecturés, conçus selon des tracés régulateurs. S'il étudie des Modèles d'habitations à bon marché et des meubles standard, il travaille parallèlement pour des mécènes tels le couturier Jacques Doucet, le baron Robert de Rothschild, le vicomte Charles de Noailles. En 1926, sa rencontre avec Bolette Natanson, la fille d'Alexandre Natanson, fondateur de la " Revue blanche ", est déterminante pour l'évolution de son art. Elle l'introduit dans un milieu d'intellectuels, d'artistes et de musiciens. Ils voyagent et travaillent ensemble. C'est au retour d'un voyage en Italie avec Bolette qu'il commence à intégrer dans ses créations des références à l'Antiquité romaine, à la Renaissance et au baroque. Tous deux férus d'histoire naturelle, ils inventent des compositions surprenantes à partir de papillons, de coquillages, d'oiseaux naturalisés. Ils ouvrent, dira Marcel Zahar, " les portes du Merveilleux ". Convaincu que l'artiste doit lutter contre l'uniformité du monde industriel, Moreux se tourne vers la tradition classique et s'inspire librement des ?uvres de Ledoux et de Palladio ; il s'impose comme ensemblier, architecte-scénographe, muséographe et créateur de jardins. Dans les nombreux jardins urbains qu'il dessine, seul ou avec les frères Véra, il met l'accent sur l'approche géométrique, l'économie des végétaux et les illusions de perspective obtenues par des jeux de miroirs. Le jardin public des Gobelins, qu'il réalise à Paris en 1938, se présente comme une puissante alliance d'éléments baroques et de tracés classiques. Nommé architecte en chef des Bâtiments civils et palais nationaux, il est chargé de réaménager des galeries de peinture du musée du Louvre, et plus particulièrement le décor de la galerie Médicis. Un itinéraire singulier en fait, avec Emilio Terry, André Arbus et Louis Süe, l'un des artistes les plus originaux de la première moitié du XXe siècle. Ce livre trace le parcours de Jean-Charles Moreux dans sa diversité : architecture, décoration, mobilier et jardins.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.