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L'oeil en rut. Art et érotisme en France au XIXe siècle
Maingon Claire
NORMA
45,00 €
Épuisé
EAN :9782376660491
Nudité, lascivité, sensualité, provocation, impudeur, ou obscénité. Durant le XIXe siècle, l'érotisme prend une place nouvelle dans la culture visuelle occidentale, notamment grâce à l'essor de procédés de reproduction tels que la photographie, la presse ou la lithographie. Ce genre est principalement produit par des artistes masculins, à destination d'un public qui l'est aussi. La littérature fantasme sur les rapports amoureux entre les peintres et leurs modèles, la photographie de nu devient un enjeu commercial, le réalisme dévoile la crudité du corps et les dessinateurs ne cessent de croquer les impudeurs de la femme. Fruit d'une recherche longue et méticuleuse cet ouvrage revient sur les grandes réflexions menées sur le thème de la nudité dans le champ de l'histoire de l'art et de l'histoire des sensibilités. Il étudie la réception de cette nudité en France, en s'appuyant des sources documentaires et iconographiques renouvelées (oeuvres méconnues, dessins et photographies, journaux et revues, ouvrages, archives, textes de lois) et permet de mieux comprendre cette histoire de l'art érotique du xixe siècle, longtemps pérennisée par le seul goût de la description. En replaçant les oeuvres dans leur contexte, en comparant les expressions et les esthétiques, et étudiant la culture visuelle du temps, Claire Maingon ouvre de nouveaux champs de réflexion, tout en permettant de faire découvrir des artistes méconnus ou oubliés tels que Broc, Gavarni, Makart, Beaumont, Dubufe, Galimard, Ranft, Eakins ou Lambeaux, aux côtés des grands noms de l'histoire de l'art du xixe siècle, David, Ingres, Delacroix, Courbet, Manet, Rodin, Gérôme, Falguière, Forain, Gervex.
Le musée Jacquemart-André accueille du 11 septembre 2025 au 25 janvier 2026 une exposition rétrospective de Georges de la Tour héritier français du Caravage, maître du clair-obscur. Sous la flamme vacillante d'une bougie ou la lueur diffuse d'une lanterne, Georges de La Tour éclaire un monde ordinaire fait d'ombres et de mystères. Parfois ses protagonistes sont des saints, des tricheurs ou des mendiants, ainsi que ses scènes d'intérieur détaillées dans les tissus des vêtements, dans les regards des personnages et dans le clair-obscur qui rend les scènes parfois mystérieuses, parfois vivantes. 2. 15. 0. 0 2. 15. 0. 0
Résumé : Existe-t-il un patrimoine érotique ? Des formes artistiques et architecturales traitant de la sexualité, de ses symboles et ses représentations ? Ce livre dévoile la manière dont l'érotisme habite l'histoire de notre patrimoine. Il nous conduit aussi bien devant les cimaises des musées que dam les monuments, remarquables ou insolites, de nos villes et villages. Il nous encourage à pénétrer dans les grottes, à visiter des sites sauvages, à pousser les portes des églises ou des cabarets à la recherche d'images et de souvenirs attachés à l'imaginaire du sexe. L'auteure propose ainsi d'ouvrir une réflexion sur l'évolution du désir et des sexualités au fil des siècles, tout en offrant au lecteur le plaisir des yeux et des sens.
Jean-Charles Moreux 1889-1956. Grand, profil de Romain, alliant l'élégance aristocratique à la force du paysan, c'est ainsi qu'apparaît Jean-Charles Moreux aux yeux de ses contemporains. Après des études d'ingénieur, il opte pour l'architecture et obtient son diplôme à l'Ecole des Beaux-arts de Paris en 1922. Il se lie d'amitié avec André Lurçat et, sous son influence, se passionne pendant quelques années pour l'architecture puriste. En 1930, il adhère à l'union des artistes modernes. Dès 1923, il dessine des meubles très architecturés, conçus selon des tracés régulateurs. S'il étudie des Modèles d'habitations à bon marché et des meubles standard, il travaille parallèlement pour des mécènes tels le couturier Jacques Doucet, le baron Robert de Rothschild, le vicomte Charles de Noailles. En 1926, sa rencontre avec Bolette Natanson, la fille d'Alexandre Natanson, fondateur de la " Revue blanche ", est déterminante pour l'évolution de son art. Elle l'introduit dans un milieu d'intellectuels, d'artistes et de musiciens. Ils voyagent et travaillent ensemble. C'est au retour d'un voyage en Italie avec Bolette qu'il commence à intégrer dans ses créations des références à l'Antiquité romaine, à la Renaissance et au baroque. Tous deux férus d'histoire naturelle, ils inventent des compositions surprenantes à partir de papillons, de coquillages, d'oiseaux naturalisés. Ils ouvrent, dira Marcel Zahar, " les portes du Merveilleux ". Convaincu que l'artiste doit lutter contre l'uniformité du monde industriel, Moreux se tourne vers la tradition classique et s'inspire librement des ?uvres de Ledoux et de Palladio ; il s'impose comme ensemblier, architecte-scénographe, muséographe et créateur de jardins. Dans les nombreux jardins urbains qu'il dessine, seul ou avec les frères Véra, il met l'accent sur l'approche géométrique, l'économie des végétaux et les illusions de perspective obtenues par des jeux de miroirs. Le jardin public des Gobelins, qu'il réalise à Paris en 1938, se présente comme une puissante alliance d'éléments baroques et de tracés classiques. Nommé architecte en chef des Bâtiments civils et palais nationaux, il est chargé de réaménager des galeries de peinture du musée du Louvre, et plus particulièrement le décor de la galerie Médicis. Un itinéraire singulier en fait, avec Emilio Terry, André Arbus et Louis Süe, l'un des artistes les plus originaux de la première moitié du XXe siècle. Ce livre trace le parcours de Jean-Charles Moreux dans sa diversité : architecture, décoration, mobilier et jardins.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.
Patrick Sarfati a participé à une cinquantaine d'expositions personnelles et collectives en Europe, au Japon et aux États-Unis. Ses oeuvres font partie de collections publiques ou privées: Il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Flesh, Pohlan Pess, Los Angeles, et d'un court métrage sur le surf pour Arte, Sea, Sex and Surf. Jean-Louis Gaillemin, est historien de l'art. Il est notamment l'auteur du livre Les Décorateurs des années 40.