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A la recherche du conservatisme britannique. Historiographie, britannicité, modernité (XVIIe-XXe siè
Col Norbert
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753504202
Cet ouvrage se compose de trois essais qui tournent tous autour des représentations, c'est-à-dire de la manière dont nos actes de création imitent le monde dans une re-présentation instinctive grâce à laquelle nous nous le réapproprions. Qu'il s'agisse de perspectives historiographiques ou de la création de l'identité britannique aux XVIIe et XXe siècles, ou enfin du sens et de la portée qu'il faut donner à la modernité, j'ai essayé de montrer combien les angles morts et les projets plus réfléchis s'articulent indissolublement. Voir plus clair signifie courir le risque du chaos, mais c'est à ce prix que l'on saisit mieux ce sur quoi nous vivons. Le premier essai, " Ecrire l'histoire ", historiographique, fait le point sur des préoccupations telles que l'illusion rétrospective ou l'engagement de l'historien que l'on distingue parfois mal de celui d'un témoin qui participe aux luttes de la cité. Le second essai, " Devenir britannique entre la Grande Rébellion et la Révolution française ", relève très largement des constructions identitaires où l'on voit des phénomènes plus conscients que les représentations. En y utilisant cependant, de préférence, le terme de représentations, j'ai entendu montrer combien, quel que fût le projet conscient qui présidait à l'extension à la Grande-Bretagne, dans son ensemble, de valeurs originellement anglaises, ces dernières se traduisaient très vite dans un idiome d'imitation instinctive du monde naturel. Une bonne partie du dernier essai, " Construction et déconstruction de la modernité : le conservatisme entre Edmund Burke et Michael Oakeshott ", se consacre donc à montrer combien certains conservateurs, parmi les plus éminents, ont apporté leur pierre à la construction paradoxale de la modernité.
Résumé : Enfant choyée par des parents aimants, elle s?est naïvement construite sur l?honneur, l?honnêteté et la beauté des grands sentiments. Eternelle romantique, elle a souvent accepté de se brûler les ailes pour toucher au plus près la flamme du désir, quitte à se sacrifier sur le bûcher de la passion? A quel moment la douleur d?aimer vainc l?amour ? Cet ouvrage est un voyage parmi les émotions amoureuses, avec ses haltes inévitables : certitudes malmenées, univers tourmentés, auto- révélations, choix et dilemmes? Les rencontres vous changent, vous étonnent, vous contrarient, vous enrichissent, vous révèlent, et ce livre est une rencontre, de celle qui vous dévoile la vérité cachée dans la valse des non-dits? D?une simple danse, ma vie fut un ballet, Dont les plus belles roses ont égratigné mon c?ur.
La diversité des titres donnés à cette parabole reflète les difficultés de son interprétation, des Pères de l'Eglise à l'exégèse contemporaine. La psychanalyse s'en est aussi saisi... " Le fils prodigue " a inspiré des auteurs de théâtre, des musiciens, des peintres... Le tableau de Rembrandt est, dit-on, le premier portrait grandeur nature pour lequel Dieu lui-même ait jamais pris la pose...
Edmund Burke (1729-1797) fut non seulement un homme politique mais aussi un penseur dont les écrits et les discours sont la première grande manifestation des doctrines contre-révolutionnaires. Cet ouvrage aborde sa pensée par le biais des théories contractualistes. Face à Locke, Rousseau et Paine qui utilisent le contrat social afin de fonder la souveraineté populaire, Burke n'y voit que des serments qui doivent assumer la cohésion sociale et la transmission d'une ancienne constitution ; cette dernière est un aspect local de cet " ordre de l'univers " qui, dans l'optique de Burke, interdit de dissocier le contrat social de la volonté divine. Une telle rhétorique dérive de la justification dominante, au XVIIIe siècle, de la Glorieuse Révolution de 1688-1689 : l'historiographie de ces dernières décennies tend à montrer que Burke s'est fait le fidèle interprète de cet événement que l'on a parfois compris, à tort, à la lumière des théories de Locke ; Burke, en revanche, en donne une lecture conforme aux débats contemporains largement tributaires d'une pensée encore médiévale à certains égards. C'est ainsi qu'il peut récuser la Révolution française, sa volonté de rupture et de table rase, sa création d'un peuple abstrait où les libertés individuelles disparaissent dans l'hypertrophie de l'État. Tel est, en effet, le sens du conservatisme de Burke qui est, au fond, une défense des libertés dans le cadre d'un Etat aussi stable que minimal et qui, dans ces conditions, peut se faire l'instrument de l'extension des droits. Or, si la Grande-Bretagne peut sembler être le paradigme d'un tel Etat, l'Irlandais en Burke est contraint de reconnaître que son île natale montre en l'ordre britannique quelque chose de bien proche de l'oppression caractéristique de la France révolutionnaire. En définitive, si tout peut sembler opposer 1688 et 1789, c'est uniquement en faisant l'impasse sur la situation de l'Irlande.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.