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Rubens. Des camées antiques à la galerie Médicis
Cojannot-Le Blanc Marianne ; Prioux Evelyne
LE PASSAGE
39,00 €
Épuisé
EAN :9782847423891
Marianne Cojannot-Le Blanc, historienne de la peinture et des arts européens au XVIIe siècle, et Evelyne Prioux, spécialiste des arts et de la théorie littéraire de l'Antiquité, ont réuni leurs compétences pour proposer une nouvelle analyse de la suite spectaculaire des vingt-quatre tableaux peints par Rubens (1577-1640) pour la galerie de Marie de Médicis au palais du Luxembourg (tableaux aujourd'hui conservés au musée du Louvre). Le peintre, fort de sa maîtrise inégalée des textes antiques et des iconographies impériales des camées qu'il collectionnait et étudiait avec passion, sut imposer à ses contemporains un cycle à la gloire d'une reine vivante, d'une rare ingéniosité. S'écartant en apparence des conventions établies pour la célébration d'un mi (scènes de batailles, triomphes), il s'est inspiré des iconographies antiques visant à promouvoir les épouses et mères d'empereurs, ainsi que de poèmes grecs ou latins et d'épopées miniatures évoquant le mariage ou l'enfance. Pour le comprendre, il faut consentir à circuler non seulement entre l'Antiquité et le XVIIe siècle, mais encore entre la peinture et les pierres gravées, entre les très grands et très petits formats, entre l'univers de la création et celui de la collection d'objets précieux. De cet itinéraire sort vainqueur, non pas tant la commanditaire que Rubens, le cycle se donnant à voir comme un éblouissant discours sur l'art de peindre.
Alexandre Cojannot est conservateur à la direction des Archives du ministère des Affaires étrangères, membre de la Commission nationale des monuments historiques et membre du comité scientifique pour le suivi de la restauration de l'hôtel Lambert
Résumé : Quelques grands noms, Lemercier, Le Vau ou Mansart, suffisent aujourd'hui à incarner dans la mémoire collective le prestige des architectes français du XVIIe siècle. Leur célébrité individuelle, liée à des bâtiments et à des commanditaires particulièrement prestigieux, cache en réalité une autre histoire : celle du changement profond de la pratique des arts et de la construction en France. Derrière leurs figures emblématiques, c'est en fait tout un groupe professionnel qui émerge alors des anciens métiers du bâtiment, pour occuper une place nouvelle dans la société de leur époque. A travers quelques cent soixante-dix oeuvres et documents exceptionnels, issus d'archives publiques, de musées français et étrangers et de collections particulières, le catalogue de l'exposition Dessiner pour bâtir explore les enjeux artistiques et culturels de l'affirmation de l'architecte moderne dans la France du Grand Siècle. La première partie, consacrée à la carrière, éclaire les mutations de la formation, de la culture et du statut des architectes, avec ses conséquences sur leur image et leur position sociale. Réservée à l'analyse des esquisses et dessins de projet, la deuxième partie met en lumière la diversité des personnalités artistiques et l'évolution de leur expression graphique au cours du siècle, à travers un superbe choix de feuilles connues ou inédites. Enfin, c'est l'action concrète de l'architecte sur le chantier qui est envisagée dans la troisième et dernière partie, non seulement à travers la conception technique des ouvrages, mais aussi par ses relations avec les différents acteurs de la construction, commanditaires, entrepreneurs et ouvriers du bâtiment.
Cojannot-Le Blanc Marianne ; Pouzadoux Claude ; Pr
L'une des formes que prend la théorisation des rapports entre la création artistique et le patrimoine culturel n'est autre que la réflexion sur le style. Aborder conjointement, dans l'espace d'un même ouvrage, la question de l'héritage de Horace et de Virgile aux siècles classiques, la théorie des genres (l'héroïque et le champêtre), celle des styles (dans la filiation directe d'une tradition rhétorique séculaire), le dialogue des arts enfin (littérature, architecture, arts figurés, musique), tient de la gageure. C'est pourtant à l'intersection de domaines déjà correctement balisés que l'on peut espérer trouver des résultats nouveaux. Le présent ouvrage s'attache dans un premier temps, à la manière dont Virgile et Horace ont exploré les interactions possibles entre l'emploi des trois principaux styles définis par les théories rhétoriques (le simple, le moyen et l'ample) et le choix d'un genre littéraire (l'épopée ou la bucolique, par exemple). Ces deux poètes ont profondément marqué la postérité et leurs œuvres constituent une source majeure pour les réflexions stylistiques de l'époque moderne. La deuxième partie de ce volume adopte une perspective comparatiste : confrontant les points de vue de spécialistes de la période antique et de la période moderne, elle met en évidence la complexité et la variété des échanges qui ont nourri la critique littéraire comme le discours sur les arts à l'époque hellénistique, dans la Rome d'Auguste, puis aux XVIe et XVIIe siècles.
Résumé : Multipliant les points de vue et les angles d'approche sur la figure polymorphe de l'architecte moderne qui émerge au XVIIe siècle, cet ouvrage permet de rendre compte au plus près de l'histoire collective des architectes et de mieux discerner la singularité de chacun des représentants de cette profession en devenir. Hier comme aujourd'hui, l'architecte a toujours exercé une activité polymorphe, dont on peut difficilement juger à partir des seules oeuvres bâties. Alliant réflexions théoriques et connaissances pratiques, il compose avec les attentes sociales, politiques et artistiques de son époque pour concevoir des édifices, tantôt voués à être construits et utilisés, tantôt à demeurer de simples idées exprimées par le texte et l'image. Dans cette longue histoire, le XVIIe siècle occupe une place centrale en France. Succédant aux " maîtres des oeuvres " de la période médiévale, la figure de l'architecte émerge alors sous sa forme moderne : distinction croissante des fonctions sur le chantier, nouveaux statuts du dessin, apparition de l'enseignement, passage de l'atelier à l'agence et émergence de la figure sociale de l'architecte sont les principaux aspects de cette professionnalisation. Dans le prolongement des réflexions suscitées par l'exposition " Dessiner pour bâtir. Le métier d'architecte au XVIIe siècle " (Paris, Archives nationales, 2017-2018), une série de huit essais largement illustrés reviennent sur chacun de ces aspects, qui sont au coeur de la fabrique de l'architecture et en éclairent le processus créatif.
Après L'Ivresse du sergent Dida, Grand Prix du 1er roman de la SGDL, et Les Hommes incertains, Olivier Rogez, romancier et grand reporter pour RFI, signe avec Là où naissent les prophètes un roman initiatique et picaresque qui nous emmène sur les routes de l'Afrique et explore la ligne de crête qui sépare la foi de la croyance, la vérité individuelle des illusions collectives.Wendell voit des anges. Quoi de plus normal pour un pasteur qui passe le plus clair de son temps à prêcher dans les rues de Monrovia, la capitale du Libéria ? Frances, une jeune évangélique américaine, convaincue qu'il est béni de Dieu, arrive à le persuader de la suivre pour un périple sur les routes d'Afrique de l'Ouest. Son but ? Organiser une caravane de croyants pour évangéliser le nord du Nigéria. Entre les faux dévots, les fondamentalistes, les vrais escrocs et les criminels, reste-t-il encore une place dans ce monde pour la foi sincère ? À chacune de ses rencontres, Wendell n'aura de cesse de chercher une réponse à cette question. Laya, l'adolescente en fuite détient-elle la vérité ? À moins que ce ne soit Balthus, le méditatif soldat camerounais... ou peut-être ce mystique soufi qui sillonne la brousse en quête d'une cité idéale ? Wendell apprendra en tout cas une chose : les miracles ne se produisent pas forcément là où on les attend.
La destinée extraordinaire d'Helen Keller, enfant aveugle, sourde et muette, tenue pour folle et puis surdouée, beaucoup la connaissent. Celle que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui semblait, en revanche, repoussée dans l'ombre à jamais. Kate Keller ne serait-elle qu'une mère incapable de mener sa fille au miracle de la connaissance ? Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée éperdue d'amour. Alabama, 1880. Dans une plantation du sud des Etats-Unis, la naissance d'Helen console sa mère d'un mariage bancal. Un monde s'ouvre entre Kate et sa fille, et puis tout bascule : les fièvres féroces ravagent l'enfant adorée. Cette fillette à la destinée extraordinaire, beaucoup la connaissent. La renommée d'Helen Keller, aveugle, sourde et muette, enfant farouche, tenue pour folle et puis surdouée, a franchi frontières et années. Celle que La Belle Lumière éclaire aujourd'hui semblait, en revanche, repoussée dans l'ombre à jamais. Kate Keller ne serait-elle qu'une mère incapable de mener sa fille au miracle de la connaissance ? Comme glissée au coeur de son héroïne, tant vibre dans ces pages le corps déchiré de Kate, Angélique Villeneuve restitue, de son écriture sensuelle et précise, la complexité d'une femme blessée éperdue d'amour. Dans ce Sud encore marqué par la guerre de Sécession et les tensions raciales, le lecteur traverse avec elle une décennie de sauvagerie, de culpabilité et de nuit. Mais découvre aussi, et c'est là la force du livre, un temps de clarté et de grâce.
Résumé : Walter Neumann, le héros de Shanghaï-la-juive, a disparu. Lisa, sa fille, mène l'enquête. Une aventure qui, sur les traces d'un ancien bourreau nazi, la conduira à mettre à jour les zones d'ombre d'un passé tumultueux et la confrontera au problème des fonds juifs en déshérence. Hong Kong. Le 1er juillet 1997, jour de la rétrocession de l'ancienne colonie britannique à la Chine, la fête bat son plein. Mais pour Lisa Neumann, impossible de participer aux réjouissances. Depuis vingt-quatre heures, son père, Walter Neumann, patron d'un empire de presse au passé tumultueux, a disparu. Alors que l'enquête du commissaire Chu piétine, Lisa s'obstine à croire Walter vivant. Armée des carnets intimes de son père, elle décide de partir à sa recherche. Et elle se jure de ne plus quitter l'imposant collier qu'il lui a offert, inspiré d'un célèbre tableau de Klimt, tant qu'elle ne l'aura pas retrouvé. Sa quête la mène à Zurich, en Suisse, sur les traces d'Arnold Schuler, un ancien bourreau nazi. Là, elle sollicite l'aide d'un avocat réputé, maître Stefan Meier, un amour de jeunesse... et affronte le sulfureux problème des fonds juifs en déshérence. Après Shanghaï-la-juive, Michèle Kahn nous dévoile un nouvel épisode de l'étonnant destin de la famille Neumann. Un roman haletant qui rend à chacun sa part d'ombre et de lumière.
Résumé : Le destin d'une femme, amie des arts, pionnière d'un féminisme qui bouscule les conventions de son époque. Au lendemain de la guerre de 1914, Yvonne Vierne, jeune femme intrépide, crée à Paris La Porte étroite, une petite librairie située au 10 rue Bonaparte, spécialisée dans la bibliophilie, l'art et la poésie. Elle y fait la rencontre de Henri-Pierre Roché, le futur auteur de Jules et Jim, grand ami des peintres et grand collectionneur, qui l'introduit dans un monde pour elle fascinant, celui de la modernité littéraire et artistique parisienne. Très vite, sa librairie devient le centre autour duquel gravite toute l'avant-garde - Gide et Roché, bien sûr, mais aussi Picasso, Derain, Dufy... Jusqu'au jour où un beau jeune homme pousse la porte de sa boutique : c'est le coup de foudre, et bientôt un mariage d'amour qui la fait entrer dans la grande bourgeoisie parisienne mais l'oblige, la mort dans l'âme, à abandonner sa librairie. Pour sa belle-famille, très conservatrice, il est en effet inconcevable de la laisser continuer son activité. Mais si elle accepte ce changement radical d'existence, Yvonne ne peut renoncer à son goût pour l'art : elle se met à collectionner des artistes de son temps, et en particulier un certain Sanyu, peintre chinois alors totalement inconnu, dont les Chrysanthèmes roses dans un vase blanc, beaucoup plus tard, à l'heure de sa gloire, aideront sa famille à surmonter les multiples épreuves que lui réserve la vie.