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Le Silène Insensé
Coignée de Bourron Hélie ; Macé Stéphane
PU SEPTENTRION
16,00 €
Épuisé
EAN :9782757403327
Le Silène insensé constitue l'un des seuls titres de gloire d'Hélie Coignée de Bourron: après la parution de ce court roman en 1613, cet auteur poitevin assez obscur ne se signale plus que par une pastorale dramatique (Iris, 1620), promise elle aussi à un rapide oubli. En pareil contexte, il semblerait bien illusoire de prétendre "réhabiliter" le Silène: l'oeuvre recèle trop d'imperfections manifestes pour accéder au statut de chef-d'oeuvre véritable. Néanmoins, elle n'est pas sans intérêt, et brille par une étrangeté assez paradoxale: le texte illustre parfaitement certaines tendances de la prose narrative contemporaine (le choix de la veine pastorale, les nombreux poèmes insérés, la complexité de l'intrigue, un certain maniérisme de style...) et semble dans le même temps absolument irréductible à un quelconque modèle: les fées s'y évaporent à l'approche des satyres ou tiennent congrès en Islande pour débattre des mérites comparés du Narcisse et de la Marguerite; les bergères les suivent à dos d'aigle, puis surveillent les agissements du malheureux Silène depuis une litière tirée par des dragons; une fin barbare et sanglante punit la fourberie d'un satyre; les amants, comme dans quelque fable ovidienne, subissent les bonheurs et les affres de la métamorphose. La leçon - car leçon il y a - hésite entre les deux facettes contradictoires d'une morale singulièrement ambiguë; le style enfin, savoureux jusque dans ses outrances, ses maladresses ou ses faux brillants, propose un singulier mélange d'archaïsme et de modernité, car "l'automne de la Renaissance" tend ici les bras à la vénusté baroque dans sa plus troublante séduction.
Les murs de pierre, tels qu'on les rencontre dans les zones rurales en France, constituent la "matière" principale de nos petites villes, villages et campagnes. C'est dire leur importance dans le parc des bâtiments anciens susceptibles de faire l'objet d'une intervention de restauration ou réhabilitation. Après une analyse passionnante de l'incidence du développement de ces maçonneries sur l'architecture des bâtiments, l'ouvrage offre un large panorama des matériaux, des mises en ?uvre et des types de murs rencontrés. Les chapitres suivants donnent des clefs de diagnostic des principaux désordres structurels des bâtiments ou de la pierre elle-même et proposent, selon une démarche thématique, des modes opératoires de restauration. Ce guide technique à l'usage des propriétaires, des architectes, des maçons et des amateurs, est illustré d'une centaine de dessins et de quelque 200 photographies montrant les multiples visages de ce matériau et des savoir-faire traditionnels.
Cognée Philippe ; Bonfand Alain ; Bernadac Marie-L
Entretien de l'artiste avec Marie-Laure Bernadac, essai d'Alain Bonfand, texte de Jean-Jacques Aillagon "Chacune de ses expositions est un événement tant cet artiste majeur de la scène contemporaine se fait discret, tant il est fascinant par sa manière, unique, de peindre à la cire et de la chauffer avec un fer à repasser, d'épuiser et de reconstruire le réel en alliant vidéos, photos et peinture. [... ] De ces parcelles de vie naissent d'impressionnants tableaux flous". Le Point, Mina San Lorenzo "Avec ses films transparents, son fer à repasser, ses techniques bizarres, Cognée brouille et dissipe la description, tant et si bien qu'il en reste à peine le spectre, un spectre coloré souvent si lumineux et chatoyant". Le Monde, Philippe Dagen Philippe Cognée a été choisi pour réaliser une oeuvre, Echo, destinée aux locaux rénovés du Grand Commun du château de Versailles : une quarantaine de tableaux circulaires - des "tondo" - comme des constellations d'images captées par le coup d'oeil du peintre dans l'univers si chargé (d'histoire, d'oeuvres, d'imaginaire...) de Versailles. Ces tableaux aux formats très variés, conçus à partir d'un travail vidéo dont le livre présente plusieurs "captures" , font office de "longue-vue" par où saisir une réalité vive, à la fois légère (la Cour) et tragique (la guillotine). Le regard passe, se promène, glisse de l'intérieur à l'extérieur, des jardins aux appartements. Des détails de Versailles apparaissent et disparaissent dans la matière de la peinture, ici un escalier, un lustre, un couloir, là des animaux sculptés figés par le froid, des taupières, une façade dans la lumière du matin... Cet ouvrage grand format contient un entretien de Philippe Cognée avec Marie-Laure Bernadac (conservateur général chargée de l'art contemporain au Louvre), un essai d'Alain Bonfand, historien d'art et professeur aux Beaux-Arts de Paris, ainsi qu'un texte de Jean-Jacques Aillagon.
Philippe Cognée est né en 1957. Il vit et travaille à Nantes. De nombreuses expositions de ses ?uvres ont été présentées en France et à l'étranger depuis 1982. Il est en 1990, lauréat de la Villa Médicis à Rome. " Ma première visite de l'atelier de Philippe Cognée date d'il y a tout juste un an. Nous avions, un peu par hasard, fait connaissance quelques semaines plus tôt dans une galerie parisienne où, au fil de la conversation, il m'avait parlé de ses peintures à l'encaustique à l'aspect brouillé si particulier. Nous en avions regardées ensemble quelques unes. Celle représentant un immeuble de Montparnasse situé tout près de la gare et qu'il avait, à plusieurs reprises, filmé en descendant de son TGV. D'autres aussi, au format très allongé, réalisées au retour d'un voyage au Caire. Il avait également évoqué une série de grands portraits sur papier dont les minuscules reproductions qu'il avait sur lui m'avaient fait penser aux caprices de Goya. " Goya, c'est un peintre important pour moi " avait-il simplement déclaré. Dans les jours qui ont suivi, les quelques photographies de ses peintures que Philippe m'avait données ne m'ont pas quitté. En les regardant, je pensais à l'impression que m'avait laissée cette brève rencontre. Ce qui m'avait frappé, c'était ce mélange de simplicité frisant la timidité et d'assurance tranquille qui émanait de sa personne. Cette façon qu'il avait eue de rester en retrait de ses couvres et à distance des commentaires qu'elles suscitaient. De ne pas non plus laisser son regard s'arrêter sur les toiles d'autres peintres (certains de tout premier plan pourtant) qui nous entouraient, non par indifférence bien sûr mais par modestie. Et en même temps d'accueillir nos regards comme des confirmations de son talent, comme autant de raisons de continuer à avancer sur la voie étroite et périlleuse qu'il savait être la bonne. Je n'ai pas mis longtemps à décider de la revoir et, sachant qu'il vivait près de Nantes, n'ai eu aucun mal à retrouver sa trace. " Olivier Weil.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.