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Echo
Cognée Philippe ; Bonfand Alain ; Bernadac Marie-L
DILECTA
29,00 €
Épuisé
EAN :9782916275864
Entretien de l'artiste avec Marie-Laure Bernadac, essai d'Alain Bonfand, texte de Jean-Jacques Aillagon "Chacune de ses expositions est un événement tant cet artiste majeur de la scène contemporaine se fait discret, tant il est fascinant par sa manière, unique, de peindre à la cire et de la chauffer avec un fer à repasser, d'épuiser et de reconstruire le réel en alliant vidéos, photos et peinture. [... ] De ces parcelles de vie naissent d'impressionnants tableaux flous". Le Point, Mina San Lorenzo "Avec ses films transparents, son fer à repasser, ses techniques bizarres, Cognée brouille et dissipe la description, tant et si bien qu'il en reste à peine le spectre, un spectre coloré souvent si lumineux et chatoyant". Le Monde, Philippe Dagen Philippe Cognée a été choisi pour réaliser une oeuvre, Echo, destinée aux locaux rénovés du Grand Commun du château de Versailles : une quarantaine de tableaux circulaires - des "tondo" - comme des constellations d'images captées par le coup d'oeil du peintre dans l'univers si chargé (d'histoire, d'oeuvres, d'imaginaire...) de Versailles. Ces tableaux aux formats très variés, conçus à partir d'un travail vidéo dont le livre présente plusieurs "captures" , font office de "longue-vue" par où saisir une réalité vive, à la fois légère (la Cour) et tragique (la guillotine). Le regard passe, se promène, glisse de l'intérieur à l'extérieur, des jardins aux appartements. Des détails de Versailles apparaissent et disparaissent dans la matière de la peinture, ici un escalier, un lustre, un couloir, là des animaux sculptés figés par le froid, des taupières, une façade dans la lumière du matin... Cet ouvrage grand format contient un entretien de Philippe Cognée avec Marie-Laure Bernadac (conservateur général chargée de l'art contemporain au Louvre), un essai d'Alain Bonfand, historien d'art et professeur aux Beaux-Arts de Paris, ainsi qu'un texte de Jean-Jacques Aillagon.
Premier vrai catalogue/livre d'artiste consacré à l'oeuvre du peintre Philippe Cognée, c'est ouvrage accompagne son exposition originale - toutes les oeuvres ont été produites pour l'occasion - au Musée des Beaux-Arts d'Angers. Philippe Cognée est peintre et le revendique, il l'est depuis ses débuts, de plus en plus malgré le recours à d'autres techniques, telles que la photographie, pour construire ses tableaux. Mais Philippe Cognée n'est pas un peintre enfermé dans sa matière, ses pinceaux ou la technique qu'il a mise au point. Nulle nostalgie, nul romantisme dans ses choix, mais sans doute une impérieuse urgence de peindre. Urgence au sens d'une énergie continue, tendue, prête à tout. Urgence de la matière aussi, qu'elle soit cire ou fusain dans l'acrylique, de celles qui ne peuvent attendre : il y a un moment tendu où il faut agir, qu'on ne peut repousser, et dont l'artiste a besoin. Philippe Cognée est un peintre qui, à travers sa peinture, questionne notre monde, le met à l'épreuve, le photographie, le filme, le découpe et le déconstruit, le reconstruit et le déforme, l'efface et le révèle pour en donner des images, ou plutôt des objets de peinture. Un peintre qui affirme sa position d'artiste et son rôle dans la société. Dans cet ouvrage largement illustré, les éditeurs ont voulu trouver une équivalence sur papier de son exposition angevine. Quatre grandes sections sont dédiées à quatre oeuvres originales. Sur seize pages chacune, un zoom est effectué, comme si vous étiez devant l'oeuvre et que votre regard rentre dans la matière peinte. Une visite virtuelle de l'exposition pour tout ceux qui ne pourront voir l'exposition et un déclic pour les autres qui auront envie d'y aller après la lecture de ce livre.
Résumé : La ville est partout dons fort, le film, le récit. On la voit comme spatialité, architecture, foule. Mais qu?est-ce que la communauté change à nos corps ? Et dans le rapport chacun à notre corps dans la ville, ou présent de nos temps confus et sombres, avec prime au consensuel, ou norme, à la surveillance, qu?est-ce qui change, quel est pour chacun d?entre nous l?inconnu de son corps ? Et ce que nous portons d?autres images du corps, le prestidigitateur, l?acrobate de cirque ou de foire, nous aident-ils à nous projeter autrement dons la vie terne ? C?était pour moi jusqu?ici une sorte de bastion interdit. Des auteurs comme Henri Michaux nous aident à nous y aventurer, et tout d?abord par une leçon : il n?y a que la fiction, le saut dans le fantastique, qui nous le permette.
Non sans humour, le travail de Laure Prouvost joue avec le langage et les codes de notre société, en particulier ceux qui guident l'adolescence. L'instabilité de ce passage de l'enfance à l'âge adulte est au coeur de la réflexion qu'a menée l'artiste au musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart en 2015. L'exposition "We Will Go Far" révèle son intérêt pour l'exploration, les rêves d'ailleurs, les pistes mystérieuses. Pensée comme un contre-point, l'exposition "A Way to Leak, Lick, Leek" à la Flax Foundation, à Los Angeles, interroge les mêmes dimensions. L'ouvrage se compose comme un carnet de voyages, au sein duquel se rencontrent les thématiques explorées à Rochechouart et Los Angeles. Deux parties, l'une nourrie de l'exposition française, l'autre de l'exposition américaine, sont séparées par une série de photographies, d'installations, de captures de ses films. A rebours du catalogue classique, le propos tente de dessiner une narration, vécue du point de vue de l'adolescence. En lien avec les thématiques explorées par Laure Prouvost, l'oeil se déplace dans l'ouvrage et l'invitation au voyage se retrouve dans des notes manuscrites de Laure Prouvost, insérées çà et là dans les pages. Ce livre révèle la façon dont les films immersifs, les installations, les dessins et les tapisseries de Laure Prouvost, mêlant représentation du désir, onirisme et description fantasmée de la nature, mettent en péril notre relation au langage et à la compréhension à travers l'intrication de narrations complexes et de moments surréalistes qui nourrissent son approche, inhabituelle, des conventions du cinéma et de l'image. Il est enrichi de textes des commissaires, Annabelle Ténèze et Martha Kirszenbaum, ainsi que d'essais de l'écrivaine américaine Joan Didion (inédit en français) et des auteurs français Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah.
Raoul Hausmann (1886-1971) est l'un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, au cours de la première guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l'art. Il fut un pionnier du collage, du photomontage et de la poésie sonore. Au-delà de son iconoclasme affiché, l'expérience dada a remis en cause les cloisonnements artistiques et la frontière entre l'art et la vie, postulat qui n'a jamais quitté ni Hausmann ni l'art du XXe siècle. En 1933, l'artiste fuit l'Allemagne nazie et, après un périple européen, trouve refuge en Limousin où il demeure jusqu'à son décès. Avec 700 oeuvres et un ensemble d'archives considérable (poèmes, textes théoriques, correspondances, carnets ou encore négatifs photographiques), le fonds Hausmann du musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart permet de rendre compte de l'oeuvre ambitieuse de Raoul Hausmann et de l'arrière-plan historique et intellectuel qui l'a nourrie.
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.