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Y voir mieux, y regarder de plus près. Autour d'Hubert Damisch
Cohn Danièle
ULM
38,61 €
Épuisé
EAN :9782728802975
Une pensée est au travail dans une peinture, une photographie, une construction architecturale ou un film - une pensée sensible qui, excédant le contexte ou le concept, nous oblige à y regarder de plus près pour la saisir. Philosophe et historien d'art, Hubert Damisch a choisi, pour y voir mieux, un mode d'accès aux ?uvres qui s'enracine dans l'attrait qu'elles suscitent en nous, un mouvement d'approche qui prend pour règle de préserver leur résistance à l'interprétation et s'attache à déterminer, non pas leur signification, mais leur force ostensive. Avec lui, des historiens d'art, des philosophes, des artistes, des psychanalystes s'interrogent sur le regard requis par les ?uvres. Ce volume rassemble leurs propositions et construit autour de textes d'Hubert Damisch lui-même un portrait en creux de l'un des théoriciens de l'art les plus inventifs des cinquante dernières années.
Résumé : Qu'y a-t-il derrière les plaques commémoratives, derrière tous ces noms, ces mots et ces phrases, taillés dans la pierre ? Des actes de courage, des destins tragiques ou des vies sacrifiées, mais parfois aussi les souvenirs d'une enfance... C'est pour apporter sa pierre à l'histoire de sa famille comme à celle des Enfants de Paris, victimes de la guerre, de l'Occupation et des combats de la Libération, que Philippe Apeloig a réuni les photographies de toutes les plaques parisiennes de cette période. Habitée par la diversité de leurs compositions typographiques et la beauté du contexte architectural, cette oeuvre graphique, accompagnée d'un récit de l'auteur, livre ainsi une vision inédite et insolite de l'histoire récente de la capitale : une grande aventure de la mémoire qui continuera de se transmettre aux générations de demain...
La dispute de l'ornement - que nous ont rendue familière les travaux de l'historien de l'art Aloïs Riegl et le célèbre pamphlet d'Adolf Loos, tout comme les prises de positions des artistes du modernisme et du minimal art - a une longue histoire. Les Concepts préliminaires en vue d'une théorie des ornements de Karl Philip Moritz, rédigés en 1793, constituent une étape décisive. Ecrit par l'un des tenants de la Klassik, héritier de Winckelmann et de Herder, dont l'influence sur Goethe est notoire, l'ouvrage étonne par son enquête empirique et sa pratique de la description. Une théorie des ornements et non de l'ornement se construit dans l'étude des motifs, la connaissance des productions qu'un long voyage en Italie et l'observation des demeures berlinoises ont procurées à l'auteur. Moritz montre que la pensée de l'ornement est une pièce maîtresse de la réflexion esthétique sur la beauté. A l'opposé de l'allégorie, les ornements sont des formes libres qui n'imitent rien, qui n'ont pas de signification. Ils dévoilent la dimension anthropologique du besoin d'art et contribuent à la promotion de l'imagination.
Traduit pour la première fois intégralement en français, l'essai Sur l'origine de l'activité artistique, paru en 1887, est un texte décisif pour la pensée des arts. Fiedler récuse le point de vue d'une esthétique qui joue le rôle de caisse de résonance d'un bon goût très codé socialement. Selon lui, l'esthétique a voulu lier le destin de l'art à celui de la beauté, ne s'occupe que des effets des oeuvres sur les individus et ne s'atèle jamais à définir la nature et l'essence de la production artistique. Fiedler s'applique donc à recentrer la réflexion sur l'activité de l'artiste comme constitution d'une réalité : l'art, loin d'imiter la nature ou de représenter l'idéal, construit des formes d'être qui deviennent visibles et consistantes par l'action de l'oeil et de la main de l'artiste. Cette critique aiguë du romantisme et du réalisme est une manière de clore le XIXe siècle et d'ouvrir la voie aux avant-gardes. La pensée de Fiedler invente une théorie de la connaissance sensible qui répond aux préoccupations des artistes d'aujourd'hui. Traduction, annotation et postface de Danièle Cohn Nouvelle édition revue et corrigée
Cauvet Marion ; Perrissin Fabert Baptiste ; Agliet
De nombreuses initiatives citoyennes de monnaies locales et complémentaires ont vu le jour à travers le monde en réaction à la crise des subprimes de 2007-2008 et à l'impuissance des gouvernements à prévenir la débâcle financière et économique qui a suivi. Ces initiatives veulent répondre à une incompréhension généralisée du fonctionnement du système monétaire et financier. Une quarantaine de monnaies locales sont aujourd'hui en circulation en France, autant sont en projet. Des milliers de citoyens ont choisi d'utiliser d'autres monnaies que la seule monnaie centrale pour effectuer leurs transactions et leurs échanges. Ce livre présente un panorama à la fois conceptuel et historique des expériences monétaires pionnières dans un monde en perpétuel mouvement. Après avoir exploré les réussites mais aussi les limites des modèles actuels de monnaies locales, il analyse les différents leviers qui peuvent permettre la montée en puissance de ces initiatives décentralisées afin qu'elles deviennent des vecteurs de la transition écologique et sociale des territoires.
Chacun a pu voir dans la presse ou à la télévision des images impressionnantes de Pékin asphyxié par la pollution. La croissance économique spectaculaire de la Chine s'est appuyée sur une industrie très énergivore. Placé face à une crise écologique inédite, l'Etat chinois a dû réagir, adoptant début 2018 une nouvelle loi fiscale sur la protection de l'environnement et annonçant son ambition de devenir un champion de l'écologie. Lors des accords de Paris, il s'est aussi engagé à réduire considérablement son intensité carbone d'ici 2030. Cette inflexion est toute récente. Pour évaluer la capacité de la Chine à réussir ce virage écologique, il faut tenter de comprendre tous les problèmes auxquels elle est confrontée. Les auteures passent en revue les évolutions politiques et sociétales qui donnent de l'espoir, tout en soulignant l'ampleur des résistances et des difficultés pratiques. L'empire du Milieu s'est-il réellement engagé dans une transition écologique exemplaire ou n'est-ce qu'un mirage ?
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.