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Femmes philanthropes. Catholiques, protestantes et juives dans les organisations caritatives au Québ
Cohen Yolande
PU MONTREAL
24,99 €
Épuisé
EAN :9782760622364
Qui prend soin des plus vulnérables ? Sur quelles épaules repose le plus massivement la part altruiste de nos sociétés ? Les femmes ont toujours été au coeur des traditions de secours aux pauvres, d'accueil des immigrants et des réfugiés, d'aide aux mères et aux enfants. Ces rôles de solidarité, parce qu'associés au foyer et à la religion, leur ont permis d'agir dans une sphère publique qui leur était par ailleurs largement interdite. Dans la première moitié du XXe siècle, l'activité philanthropique organisée a été un moteur essentiel de l'accession des femmes aux pleins droits politiques. Ce livre s'attache à faire l'histoire de trois grandes associations au Québec : la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, la Young Women's Christian Association (YWCA) et le National Council ofJewish Women. Yolande Cohen montre que les femmes qui s'y sont engagées ont apporté une contribution majeure et encore largement ignorée à l'élaboration des politiques sociales canadiennes et québécoises.
Ce dictionnaire donne à chaque sémitisant, ne fût-il initié qu'à seul des idiomes sémitiques, et même au linguiste non sémitisant, la possibilité sans recherches comparatives préliminaires de replacer tout mot d'une langue particulière dans l'ensemble du lexique sémitique, et de déterminer les relations formelles et sémantiques qu'il peut avoir avec ceux qui lui sont apparentés dans les autres langues.Chaque racine comme entrée est suivie, dans une première partie, des formes, transcrites et traduites, qui la représentent dans chaque langue.L'ordre dans lequel elles se succèdent est, sauf exceptions justifiées, celui-ci: akkadien, ougaritique, amorite, phénico-punique, hébreu, moabite, araménien (dialectes anciens et modernes), arabe (langue littéraire et dialectes), sudarabique (épigraphique et moderne), éthiopien (guèze, tigré, tigrigna, amharique, argobba, gafat, harari, gouragué). Le classement des sens, qui n'a d'autre but que la clarté de la présentation, n'implique aucune prise de position sur les problèmes étymologiques.Dans la mesure où des données de nature étymologique ou historique sont discutées, c'est dans la deuxième partie de chaque article qu'elles sont introduites. C'est là que sont fournies les références bibliographiques. C'est enfin dans une troisième partie éventuelle que sont traités les rapprochements nombreux avec les autres branches du chamito-sémitique.
Cohen Yolande ; Calle-Gruber Mireille ; Vignon Elo
Résumé : Considérer les mots "migration", "exil", "exode", dans un sens qui n'est pas négatif, c'est prendre le mouvement nomade, et avec lui l'inscription du partage et de la séparation, "comme une manière authentique de résider" procurant la faculté d'"un rapport nouveau avec le 'vrai'". Voilà ce qu'avance Maurice Blanchot qui formule par l'affirmative la non-possession : "le nomadisme répond à un rapport que la possession ne contente pas". Le mouvement migratoire s'examine dès lors comme potentiel de déconstruction, voire de sape des rapports de domination, de colonisation, d'aliénation qui régissent le monde occidental. Le mouvement migratoire en tant que processus-même de la condition d'exister. L'ouverture à une idée de migration qui soit constitutive de la recherche d'un rapport juste s'est dessinée peu à peu grâce à l'expérience dépassionnée des mouvements Maghreb-Québec non entachés de passé colonial. L'expérience québécoise permet ainsi d'examiner le rapport Maghreb-France enfin détaché de la séparation coloniale, que ce soit celui de l'ex-colon ou de l'ex-colonisé, qu'il s'agisse du migrant ou qu'il s'agisse du décolonisé "dé-patrié" à jamais dans un exil intérieur, dont Assia Djebar a pointé la déshérence. Les contributions d'un colloque sur l'approche comparée des migrations maghrébines en France et au Québec depuis 1945 sont ici réunies, le propos étant largement enrichi de l'oeuvre d'écrivains comme Albert Memmi, Leïla Sebbar ou Isabelle Eberhardt.
Résumé : Comme forme de production culturelle et symbolique, la cuisine a pu être revendiquée, au cours de son histoire, comme une " science " et comme un " art ", au même titre que les arts consacrés que sont la peinture ou la musique, développant une esthétique visuelle et une harmonie des saveurs. Elle est devenue objet de pensée savante, de discours théoriques, de jugements critiques. Passant du statut de " domestique " au statut d'" artiste ", qui signe des recettes et des livres, le cuisinier a progressivement accédé au statut de créateur d'un acte artistique éphémère qui fait exception, jusqu'à devenir une " star ".
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.
En se penchant sur l'histoire des enfants handicapés physiques du Québec, ce livre éclaire un passé méconnu et rend compte des représentations sociales de ces enfants et de l'évolution des divers services qu'on leur a offerts pendant près d'un siècle, entre 1920 et 1990. L'autrice aborde les thèmes de l'assistance, de l'éducation et de la santé en s'appuyant sur un vaste corpus d'archives qui met au jour l'histoire de certaines associations philanthropiques jusqu'ici demeurées dans l'ombre. Des entrevues enrichissent la narration et brossent un portrait inédit de ces enfants dont le statut a été déterminé par une double tension : entre exclusion et intégration, d'une part, et entre médecine et éducation sociale, d'autre part. Ces dynamiques contradictoires révèlent, de façon nuancée et sensible, trois figures de l'enfance handicapée : la victime angélique, l'enfant-citoyen réadapté et le monstre. Comment se construit une norme ? Comment s'expriment les phénomènes de rejet, de ségrégation et d'exclusion dans une société? De quelle façon les mouvements de défense des droits de "l'enfance irrégulière" se sont-ils organisés au Québec ? Autant de questions fondamentales qui intéresseront les étudiants, les professionnels et le grand public ouvert aux questions éthiques et sociales touchant l'enfance et le handicap.
Que se passe-t-il dans l'esprit d'un homme qui agresse sa conjointe, qui en tue un autre ou qui s'adonne au vol comme mode habituel de vie? Qu'est-ce qui motive ou qui pousse cet homme à agir d'une façon qui non seulement contrevient aux lois, mais qui est aussi considérée comme inacceptable et immorale par la majorité de la population? Il n'existe certes pas d'explication unique et encore moins de réponses simples à ces questions; néanmoins, ce livre sur la psychocriminologie psychanalytique explore quelques hypothèses qui permettront au lecteur de mieux saisir ce qui, au plan psychique, sous-tend la délinquance. Cet ouvrage regroupe l'essentiel des contributions théoriques psychanalytiques utiles pour la compréhension du fonctionnement psychique du délinquant. Il explique les notions fondamentales en même temps qu'il permet de saisir le cheminement développemental qui mène à la délinquance à partir de propositions et de cas précis. En présentant de façon concrète la dynamique complexe des relations passionnelles et de la violence conjugale, ainsi que des portraits cliniques éclairants sur les personnes qui ont commis des délits, Dianne Casoni et Louis Brunet ouvrent la voie à l'intégration des connaissances théoriques à la réalité clinique.