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La défaite des généraux. Le pouvoir politique et l'armée sous la Ve République
Cohen Samy
FAYARD
30,29 €
Épuisé
EAN :9782213592091
Le président de la République contrôle-t-il véritablement la politique de défense de la France ? Depuis quelques années, bien des analystes en doutent et dénoncent la mainmise des généraux et du " complexe militaro-industriel " sur la décision politique. Des actes lourds de conséquence, comme l'aide militaire à l'Irak ou le lancement de coûteux programmes d'armements, n'auraient été décidés que pour satisfaire l'appétit des militaires et des capitaines d'industrie. Plusieurs années d'enquête, au cours desquelles plus d'une centaine de personnalités civiles et militaires ont été interrogées, révèlent que cette thèse, pour séduisante qu'elle soit, manque de sérieux. Ce livre conteste non pas l'existence des groupes de pression mais l'étendue de l'influence qui leur est généralement attribuée. La plupart des grandes orientations politico-stratégiques ont été prises par le pouvoir civil, souvent contre l'avis de l'armée. C'est lui le véritable responsable. C'est lui qui a décrété la baisse des effectifs conventionnels et dispensé aux ingénieurs des crédits massifs pour la réalisation et la modernisation de la de la force de dissuasion nucléaire. C'est lui qui a doté la France d'une industrie militaire forte et qui est l'initiateur d'une grande politique d'exportations qu'il contrôle presque sans limites. Le responsable des ventes d'armes à l'Irak, c'est lui, et c'est lui encore qui a couvert par son silence les ventes d'obus à l'Iran, pays contre lequel il avait décrété l'embargo. Les opérations militaires en afrique ou au Proche-Orient ont presque toutes eu lieu à l'instigation des civils de l'Elysée, de la Défense ou du Quai d'Orsay, les militaires se tenant généralement sur la réserve. Nul ne s'étonnera dès lors de retrouver les représentants de l'exécutif au coeur des scandales politico-militaires, qui, depuis l'affaire des vedettes de Cherbourg jusqu'à l'affaire Luchaire, ont, à plusieurs reprises, ébranlé la crédibilité de l'Etat. Responsable politique, militaire industriel : chacun à sa place doit contribuer à la cohérence de la défense nationale. Mais la prééminence du politique donne à ce dernier une responsabilité particulière. Encore faut-il qu'il assume ses choix. Ce n'est pas le moindre mérite de ce livre de montrer à quel point la volonté politique a fait défaut ces dernières années et d'attirer l'attention sur les grands dossiers qui devront être traités sous le prochain septennat afin que la France puisse prétendre tenir son rang. Samy Cohen est chercheur à la Fondation nationale des sciences politiques (CERI) et enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est l'auteur de : De Gaulle, les gaullistes et Israël (A. Moreau, 1974), Les Conseillers du Président (PUF, 1980) et La Monarchie nucléaire, les coulisses de la politique étrangère sous la Ve République (Hachette, 1986).
Il y a cinquantes ans, les 6 et 9 août 1945, deux bombes atomiques, lâchées par les Américains sur Hiroshima et Nagasaki, causaient sur le coup plus de 100 000 morts, et autant de blessés, condamnés à une mort lente. A l'origine de cette arme terrible, les travaux de physiciens européens sur la radioactivité, la structure et la fission de l'atome: Becquerel et Marie Curie, Rutherford et Chadwick, Bohr, Fermi, Hahn, Teller, Szilard, qui seront relayés par des savants tels que Seaborg, Oppenheimer, Fuchs, Compton. Cinquante ans après, Samy Cohen pose des questions: Etait-il indispensable de bombarder le Japon? Comment les Soviétiques, les Français, les Anglais et les Chinois ont-ils à leur tour acquis l'arme nucléaire? Combien de pays disposent de la bombe ou souhaiteraient l'acquérir? L'arme nucléaire représente-t- elle une garantie de stabilité ou une menace pour la paix?
Résumé : Existe-t-il encore un camp de la paix en Israël ? Au début des années ig8o, il occupait une place centrale, jusqu'à faire descendre dans la rue des centaines de milliers de personnes. Mais depuis, il semblait décliner alors que le conflit israélo-palestinien s'enlisait dans la violence, surtout avec la seconde Intifada. Aujourd'hui, il peine à se faire entendre et à mobiliser en masse. Ce livre en retrace l'histoire, avec ses succès et ses échecs. C'est surtout après la guerre des Six-jours que le mouvement de la paix prend forme, aussitôt confronté aux partisans d'une colonisation à outrance des territoires conquis. Mais son étoile pâlit à mesure que la question palestinienne s'invite dans le débat national et que les attentats-suicides sapent la confiance dans le processus de paix engagé par Yitzhak Rabin. Le terrorisme a déstabilisé une opinion publique de plus en plus obsédée par sa sécurité ; le sentiment gagne que les "colombes" mènent un combat aussi illusoire qu'inactuel. Pourtant, le mouvement de la paix n'a pas disparu. Il s'est métamorphosé, donnant naissance à une multitude de petites organisations d'une vitalité insoupçonnée, y compris en Israël même : forum de familles endeuillées, associations de réservistes, de médecins, de juristes, de vigies des droits de l'homme et même d'anciens hauts responsables de la diplomatie et de la sécurité. Ce sont ces héros, nombreux et souvent méconnus, que cette enquête fait découvrir.
Ce live est unique en son genre et politiquement incorrect. Samy Cohen, l?un de nos meilleurs spécialistes en relations internationales, a décidé de tordre le cou à une nouvelle lune, qui fait partie du prêt à penser de sa discipline: sous l?effet de la mondialisation, les États seraient sur le déclin, les frontières seraient progressivement abolies, ce qui pourrait donner naissance, côté noir à une planète dérégulée et sauvage, et côté rose à l?émergence d?une société civile internationale plus forte que les institutions locales et les pouvoirs politiques. Samy Cohen, après des années de travail, montre qu?il n?en est rien et que ce qu?il appelle ironiquement « le trans-nationalo-déclinisme » est une fable à la mode dans les colloques universitaires mais nullement une réalité de terrain. Un bon cas d?école, dit-il, est ce qu?il advient des ONG. Au départ, ces organisations valeureuses et éthiques semblaient préfigurer un monde sans frontières; à l?arrivée, peu d?entre elles, qu?il s?agisse de droits de l?homme, d?environnement, de développement ou d?assistance médicale, sont indépendantes des États, voire des armées, et capables de proférer une parole autonome et librement informée. Ce que montre Samy Cohen, c?est d?abord que l?État « résiste », en bien comme en mal, il résiste au sens où il est capable de préserver sa liberté de man?uvre, il résiste aussi aux pressions qui s?exercent pour qu?il devienne plus vertueux, plus transparent ou plus solidaire. Ce que souligne ensuite l?auteur c?est que cet État « résistant » est la meilleure ou la pire des choses: nous ne risquons pas de nous trouver en déficit d?instances étatiques, mais nous risquons fort de nous trouver en déficit de politiques concertées - non seulement à l?échelle des continents, mais à celle de la vieille Europe ou du tiers monde. Samy Cohen, au terme de son livre, établit que le « souverainisme » est une pensée à la fois vaine et contre-productive; que l?Etat impuissant est un mythe, et que nous devrions précisément penser une nouvel ordre mondial en intégrant la permanence de État post-moderne. Un livre décapant, pédagogue, et vraiment original.
Résumé : Bien que le modèle classique de l'utopie tel que développé par Thomas More nourrisse encore les imaginaires, de nouvelles visions émergent à partir du XIXe siècle et, avec elles, de nouveaux acteurs et de nouveaux imaginaires. Peuples révolutionnaires, femmes en mouvement anonymes qui hackent le système... interrogent les notions de désordre, d'anarchie, de révolution et d'utopie. Partant de la tentative d'organisations sociales idéales du XIXe siècle, les auteurices analysent ici la dynamique révolutionnaire qui sous-tend ces mouvements, qui conduisent à faire de la lutte au XXIe siècle, non plus un moyen mais un mode d'existence, et irriguent la recherche et les processus de création.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.