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La bombe atomique, la stratégie de l'épouvante
Cohen Samy
GALLIMARD
16,30 €
Épuisé
EAN :9782070532902
Il y a cinquantes ans, les 6 et 9 août 1945, deux bombes atomiques, lâchées par les Américains sur Hiroshima et Nagasaki, causaient sur le coup plus de 100 000 morts, et autant de blessés, condamnés à une mort lente. A l'origine de cette arme terrible, les travaux de physiciens européens sur la radioactivité, la structure et la fission de l'atome: Becquerel et Marie Curie, Rutherford et Chadwick, Bohr, Fermi, Hahn, Teller, Szilard, qui seront relayés par des savants tels que Seaborg, Oppenheimer, Fuchs, Compton. Cinquante ans après, Samy Cohen pose des questions: Etait-il indispensable de bombarder le Japon? Comment les Soviétiques, les Français, les Anglais et les Chinois ont-ils à leur tour acquis l'arme nucléaire? Combien de pays disposent de la bombe ou souhaiteraient l'acquérir? L'arme nucléaire représente-t- elle une garantie de stabilité ou une menace pour la paix?
Ce livre est le témoignage d'un chercheur peu familier de la culture politique française, un Israélien, venu étudier en France avec un bac agricole en poche, dépourvu des codes d'accès aux élites dirigeantes françaises, mais passionné par le système politique de la Ve République. Il a enquêté pendant près de 40 ans dans les hautes sphères de la diplomatie et la défense en France, interrogeant deux présidents de la République, plusieurs Premiers ministres, des ministres des Affaires étrangères et de la Défense, des conseillers de l'Elysée, des hauts fonctionnaires du Quai d'Orsay, des généraux. Il a également enquêté en Israël auprès de militaires, d'anciens responsables du Mossad et de leaders d'ONG. Il décrit par le menu comment il a décroché ses entretiens, sans rien dissimuler des obstacles auxquels il a été confronté, des ingérences politiques qu'il a subies. Il partage ses "secrets de fabrication", les mille manières de contourner ces difficultés face à des acteurs résolus à en dire le moins possible. A condition de respecter certaines règles, il est possible de s'"imposer aux imposants". Il dévoile au passage des informations inédites sur les coulisses de la diplomatie et de la défense en France et en Israël. Il peut se lire tout à la fois comme une initiation à la méthode de l'entretien auprès des élites dirigeantes et comme un ouvrage permettant d'accéder aux mécanismes de la décision.
Le président de la République contrôle-t-il véritablement la politique de défense de la France ? Depuis quelques années, bien des analystes en doutent et dénoncent la mainmise des généraux et du " complexe militaro-industriel " sur la décision politique. Des actes lourds de conséquence, comme l'aide militaire à l'Irak ou le lancement de coûteux programmes d'armements, n'auraient été décidés que pour satisfaire l'appétit des militaires et des capitaines d'industrie. Plusieurs années d'enquête, au cours desquelles plus d'une centaine de personnalités civiles et militaires ont été interrogées, révèlent que cette thèse, pour séduisante qu'elle soit, manque de sérieux. Ce livre conteste non pas l'existence des groupes de pression mais l'étendue de l'influence qui leur est généralement attribuée. La plupart des grandes orientations politico-stratégiques ont été prises par le pouvoir civil, souvent contre l'avis de l'armée. C'est lui le véritable responsable. C'est lui qui a décrété la baisse des effectifs conventionnels et dispensé aux ingénieurs des crédits massifs pour la réalisation et la modernisation de la de la force de dissuasion nucléaire. C'est lui qui a doté la France d'une industrie militaire forte et qui est l'initiateur d'une grande politique d'exportations qu'il contrôle presque sans limites. Le responsable des ventes d'armes à l'Irak, c'est lui, et c'est lui encore qui a couvert par son silence les ventes d'obus à l'Iran, pays contre lequel il avait décrété l'embargo. Les opérations militaires en afrique ou au Proche-Orient ont presque toutes eu lieu à l'instigation des civils de l'Elysée, de la Défense ou du Quai d'Orsay, les militaires se tenant généralement sur la réserve. Nul ne s'étonnera dès lors de retrouver les représentants de l'exécutif au coeur des scandales politico-militaires, qui, depuis l'affaire des vedettes de Cherbourg jusqu'à l'affaire Luchaire, ont, à plusieurs reprises, ébranlé la crédibilité de l'Etat. Responsable politique, militaire industriel : chacun à sa place doit contribuer à la cohérence de la défense nationale. Mais la prééminence du politique donne à ce dernier une responsabilité particulière. Encore faut-il qu'il assume ses choix. Ce n'est pas le moindre mérite de ce livre de montrer à quel point la volonté politique a fait défaut ces dernières années et d'attirer l'attention sur les grands dossiers qui devront être traités sous le prochain septennat afin que la France puisse prétendre tenir son rang. Samy Cohen est chercheur à la Fondation nationale des sciences politiques (CERI) et enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est l'auteur de : De Gaulle, les gaullistes et Israël (A. Moreau, 1974), Les Conseillers du Président (PUF, 1980) et La Monarchie nucléaire, les coulisses de la politique étrangère sous la Ve République (Hachette, 1986).
Résumé : Ce livre est le premier en France à traiter de l'interview en profondeur auprès de dirigeants. Il rassemble des témoignages de spécialistes, chercheurs et journalistes, qui ont tous réalisé des enquêtes de terrain dans les sphères de la politique, extérieure et intérieure, de l'économie, de la culture... Les auteurs montrent comment interviewer des ministres, des hauts fonctionnaires, des élus locaux ou nationaux, des chefs d'entreprises, des dirigeants syndicaux... voire le Président de la République. Ils expliquent comment établir une relation de confiance entre l'enquêteur et l'enquêté, formuler de " bonnes " questions, éviter les erreurs les plus grossières, mais aussi reconnaître les limites de cette méthode de connaissance. En livrant leurs " secrets de fabrication ", les auteurs s'en remettent au regard critique du lecteur. L'ouvrage se démarque, ainsi, de nombreux " guides " de l'entretien qui tirent des conclusions générales ou qui livrent un mode d'emploi sans toujours décrire les conditions dans lesquelles leur enquête s'est effectuée, donnant ainsi l'illusion de détenir une vérité universelle.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.