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Le juste
Cohen-Levinas Danielle ; Simon-Nahum Perrine
HERMANN
22,10 €
Épuisé
EAN :9791037039743
Le Juste est une notion primordiale, sans laquelle aucune société démocratique ne peut advenir. Mais qu'est-ce que le Juste ? Dans ce mot, se trouve l'idée d'une percée inconditionnelle de la justice, qui engage le droit positif et la norme. Etre juste requiert en chacun de nous l'exception, à laquelle l'humanité de l'homme se doit de répondre. Dire d'une chose, d'un évènement ou d'une parole qu'elle est juste, c'est déjà accueillir la singularité d'une éthique de la justice que la tradition juive nous enjoint de poursuivre : " La justice, la justice tu poursuivras, afin que tu vives " (Dt 16. 20). La publication des actes du Nouveau Colloque des intellectuels juifs consacré au thème du Juste revêt aujourd'hui une dimension particulièrement symbolique. L'épidémie du Covid en 2020, la guerre en Ukraine en 2021, les massacres du 7 octobre 2023, les catastrophes naturelles, le retour décuplé de l'antisémitisme, les menaces qui pèsent sur nos démocraties européennes nous en rappellent l'impérieuse nécessité.
Résumé : L'année 1961 constitue un tournant important dans la philosophie française. Elle est marquée par la disparition de Maurice Merleau-Ponty, et par la parution de Totalité et infini d'Emmanuel Levinas, véritable pavé dans la mare des recherches phénoménologiques post-husserliennes et post-heideggeriennes. Si les grands travaux sur Lévinas, ayant fait date, se sont principalement focalisés sur Autrement qu'être ou au-delà de l'essence (paru en 1974), il est opportun de profiter des cinquante ans de sa parution pour ne pas simplement "commémorer" cet événement, mais aussi et surtout pour attirer une nouvelle fois, après Violence et métaphysique de Derrida, le regard analytique et critique sur ce premier chef d'oeuvre de Levinas. Au terme de ce demi-siècle, qui fut témoin d'une réception de plus en plus diversifiée, au-delà des limites de la philosophie académique, et au-delà aussi de la seule sphère francophone, il s'agit de replacer cet ouvrage dans son contexte, dans ses sources phénoménologiques. Aussi ce volume rassemble-t-il des spécialistes de la phénoménologie ou des auteurs qui se sont inspirés des mêmes sources "phénoménologiques ou non phénoménologiques" que Levinas. Il s'agira à la fois de revenir sur les contributions fondamentales de cet ouvrage difficile de la philosophie française de la seconde moitié du vingtième siècle et d'inscrire ces contributions dans le débat contemporain.
La poésie de Celan engage un mode de lecture et d'interprétation que Jacques Derrida nomme Schibboleth. Plutôt que dévoiler le sens du poème, Derrida excave le texte jusqu'à toucher les vestiges d'un passé qui ne passe pas, faisant resurgir ce que le poète appelle un Singbarer Rest. Le poème enclenche alors un double envoi : une folie de la langue renonçant à ce qui lui appartient en propre pour donner la parole à un Autre, l'Etranger, le Juif en Celan comme le Juif en tout homme. Comment s'orienter dans cette folie qui tente de surseoir à une bénédiction sans locuteur ? A l'encontre du mal herméneutique qui consiste à élucider le poème, à rechercher le point de rassemblement de l'éclaircie sémantique, la "contre-parole" de Celan porte la trace indélébile d'Auschwitz, de l'Holocauste, de la Shoah, trois mots déclinant l'obscurité du monde et la survie de l'humain. Le devenir juif du poème doit désormais parcourir tant et tant de chemins sans destin pour témoigner, même endeuillé, de la mémoire des noms et des dates.
J'allais vers les mots et je rencontrais une limite. Celle-ci me dit : "Ecoute, la part d'absence et de silence que je ne peux te donner". J'écoutais, j'écoutais encore. La page blanche se met alors à accueillir des bruits que je ne pus immédiatement identifier, tant il semblait appartenir à une autre langue. Je compris alors le sens de la limite. Les mots n'avaient pas trahi ma pensée, pas plus qu'ils ne l'avaient désertée. Mais la musique les avait précédés comme pour m'indiquer que le geste poétique auquel je me livrais en était le prolongement absolu". Danielle Cohen-Levinas.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.