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Le Sacrifice de Hegel
Cohen Joseph ; Bensussan Gérard
GALILEE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782718607542
Comment et pourquoi le sacrifice s'est-il insinué dans le discours philosophique de Hegel? Depuis quel lieu - et au nom de quelle loi et de quel droit - le sacrifice a-t-il habité et travaillé le penser spéculatif? Et comment comprendre ce qui se joue entre le sacrifice et les différents moments de l'historialité de l'esprit? En retraçant le développement et l'extension du concept spéculatif dans la Phénoménologie de l'esprit, nous pouvons, par ces questions, approcher l'élément intime de la pensée hégélienne; élément depuis lequel, selon Hegel, peut se penser la totalité du penser. Penser depuis l'élément intime de la pensée hégélienne, c'est penser l'infini passage de la pensée à elle-même, en elle-même et pour elle-même. Et c'est au coeur de ce passage que ne cesse d'oeuvrer, comme la modalité propre du spéculatif, le sacrifice. Tout se passe donc comme si dans et par le sacrifice s'ouvrait l'accès au Savoir absolu et se dévoilait l'absoluité - le devenir et l'avenir - du penser spéculatif. Cet ouvrage entend exposer la co-appartenance du penser spéculatif et du sacrifice afin d'y voir se profiler et se dessiner un pli imprévisible dans le geste philosophique de Hegel. Au lieu donc de simplement penser contre Hegel ou de penser avec Hegel, il s'agit ici de tourner autour de la même question que celle posée par l'absoluité spéculative de Hegel. Tourner autour de la même question, mais autrement et pas encore. Poser, en somme, cette question : que se cache-t-il derrière, avant ou. après la mouvance sacrificielle du penser spéculatif?
Liz Josep ; Vivas Pere ; Pla Ricard ; Cohen Lauren
La force d'Antoni Gaudí comme architecte provient de son invention prolifique de formes. La variété et l'expression de ces formes par elles-mêmes, en tant que sculptures ou peintures, le signalent déjà comme un artiste moderne remarquable. Mais de fait elles sont le résultat d'inventions structurelles extraordinaires, d'un emploi de matériaux imaginatif et d'un sens de la décoration sans pareil..., trois attributs traditionnels d'un maître architecte." (George R. Collins). Ce livre présente toute la maîtrise et le génie de Gaudí dans toute sa splendeur et à travers ses oeuvres, grâce aux meilleures photographies, à des textes descriptifs de chaque oeuvre, des croquis, des maquettes, des projections isométriques et des vidéos exclusifs. Gaudí, architecte singulier est un livre indispensable pour connaître l'oeuvre d'un architecte reconnu au plan mondial pour être un créateur de génie. Ainsi en témoigne l'UNESCO qui a inscrit une bonne partie de ses édifices au Patrimoine Mondial de l'Humanité.
Cohen Shoshanah ; Roussel Joseph ; Bouvier Antoine
Résumé : Le guide du dirigeant pour faire de votre Supply Chain un levier stratégique. Un grand nombre d'exemples concrets et de cas réels d'entreprises offrant des retours d'expérience pragmatiques et riches d'enseignement. Une présentation de l'état de l'art en supply chain management. Une explication claire des cinq disciplines maîtrisées par les entreprises leaders.
Qu'en est-il du Juif chez Hegel - de celui qui ne veut pas, ne peut pas, ne sait pas aimer? C'est-à-dire, de celui qui ne comprend pas ce que veut dire en vérité la liberté, la vie, l'Esprit? Ou encore, depuis quel lieu entre-t-il en scène et à quoi se destine-t-il dans le devenir spéculatif de l'Esprit? Le présent ouvrage se propose de retracer l'interprétation hégélienne du judaïsme dans les écrits de la période de Francfort (1797-1800). À partir de ces écrits, il entend ainsi revenir sur la question énigmatique et problématique de la figure du Juif dans la pensée de Hegel. Mais revenir, c'est aussi plier la question dans un autre sens. Loin, donc, de simplement expliciter le "destin" du judaïsme dans la pensée de Hegel, il s'agira ici de dévoiler en quoi le Juif réapparaît au c?ur de l'absoluité vivante du système spéculatif tel un spectre impensé où se joue et se rejoue perpétuellement l'aporétisation de l'Esprit.
La publication d'un Carnet soviétique écrit lors d'un voyage effectué en URSS en 1983 est l'occasion de critiquer ce que je nomme la gauche bifide - l'une libérale, l'autre robespierriste -, au nom d'une autre gauche : celle de l'individualisme libertaire. Pour ce faire, il faut penser l'impensé de la gauche. Penser l'impensé de la gauche, est-ce vouloir la fin de la gauche ? C'est vouloir plutôt la fin de cette gauche bifide et promouvoir une gauche qui en est très exactement l'antipode : celle de l'individualisme libertaire, forte de singularités qui installent dans l'Histoire leur révolte et leur rébellion, leur insoumission véritable et leur indocilité concrète au nom de la liberté. Doline avait bien raison - c'était la leçon de sa Révolution inconnue qui fut mon livre de chevet lors de ce séjour en URSS, c'est son esprit libertaire qui m'a animé et m'anime encore jusqu'à cette heure où je vois les Gilets Jaunes mourir d'avoir été mordus par Macron puis étouffés par les anneaux constricteurs de Mélenchon.
Démocrite fut dans la Grèce antique un philosophe matérialiste fêté, qui parcourut le monde. Lors de son périple jusqu'en Inde, il a constaté la vilenie des hommes, à la suite de quoi il fit construire une petite cabane au fond de son jardin pour y finir en sage le restant de ses jours. Je nomme tentation de Démocrite et recours au forêt ce mouvement de repli sur son âme dans un monde détestable. Le monde d'avant-hier, c'est celui d'aujourd'hui, ce sera aussi celui de demain: les intrigues politiques, les calamités de la guerre, les jeux de pouvoir, la stratégie cynique des puissants, l'enchaînement des trahisons, la complicité de la plupart des philosophes, les gens de Dieu qui se révèlent gens du Diable, la mécanique des passions tristes ? envie, jalousie, haine, ressenti-ment le triomphe de l'injustice, le règne de la cri-tique médiocre, la domination des renégats, le sang, les crimes, le meurtre... Le repli sur son âme consiste à retrouver le sens de la terre, autrement dit, à se réconcilier avec l'essentiel: le mouvement des astres, la logique de la course des planètes, la coïncidence avec les éléments, le rythme des saisons qui apprennent à bien mourir, l'inscription de son destin dans la nécessité de la nature. Fatigué des misères de ce temps qui sont les ancestrales souffrances du monde, il faut planter un chêne, le regarder pousser, débiter ses planches, les voir sécher et s'en faire un cercueil dans lequel on ira prendre sa place dans la terre, c'est-à-dire dans le cosmos.
Il ne s'agit pas d'ajouter quelque chose à Derrida. Pas non plus de suppléer à des manques chez lui. Rien du double sens de ce mot — supplément — dont il a fait une de ses signatures conceptuelles. De manière générale, on ne complète ni on ne remplace jamais rien dans l'oeuvre d'un auteur : elle vaut telle qu'elle existe. Je pense plutôt à un troisième sens du mot, à ce sens littéraire ou journalistique selon lequel on joint une publication à une autre pour offrir un autre registre ou un autre aspect (un supplément illustré, sonore, ou bien encore le Supplément au voyage de Bougainville...). Ces textes écrits au gré des circonstances — colloques, ouvrages collectifs — et au fil de vingt-cinq années ne sont ni des études, ni des commentaires, ni des interprétations de la pensée de Derrida. Ce sont, pour le dire ainsi, des réponses à sa présence — telle qu'elle est venue et qu'à nouveau elle nous vient, supplément d'elle-même.
Libre parole rassemble trois essais de style et de circonstance différents : la Conférence Hrant Dink sur la démocratie et la liberté d'expression par temps de violence, donnée en public à Istanbul en janvier 2018 ; les Thèses élaborées en 2015 sur "Liberté d'expression et blasphème", pour intervenir dans la discussion qu'ont relancée les assassinats par les membres de Daech de journalistes de Charlie Hebdo associés à la publication des "caricatures de Mahomet" ; enfin, le séminaire donné en 2013 et rédigé l'année suivante sur les formes de la parrésia selon Michel Foucault, où se trouve déployée à partir de l'exemple grec sa conception du courage de la vérité. Leur objectif commun est de problématiser les conditions et la fonction de la liberté d'expression en tant que droit aux droits, plus fondamental que jamais dans une période de régression des formes démocratiques, facilitée par les effets désagrégateurs de la mondialisation capitaliste, et surdéterminée par les effets de terreur et de contre-terreur que suscite une situation de guerre endémique à laquelle aucune région du monde n'échappe entièrement désormais. Il est aussi de montrer que, si la liberté d'expression institutionnellement garantie, et la libre parole qui en forme la contrepartie subjective, constituent une "propriété" inaliénable des individus et des groupes dont l'autonomie est (théoriquement) reconnue en démocratie, il faut s'élever à la conception d'un bien public de la communication si l'on veut en généraliser l'exercice, en prévenir les usages discriminatoires, et lui conférer par là-même toute sa normativité politique.